Al-Ahram Hebdo, Opinion
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 11 au 17 Juillet 2007, numéro 670

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Ahmed Youssef Al-Qoreï
Politologue


Edito

Maigres attentes

La réunion interlibanaise de Paris, destinée à renouer le dialogue après plus de sept mois de crise politique, se tiendra finalement du 14 au 17 juillet, en présence du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, qui tentera de jouer un rôle de médiateur entre les parties libanaises. Celles-ci devraient à l’occasion renouer le « dialogue national » organisé par le président du Parlement, Nabih Berri, avec les 14 principales personnalités politiques libanaises. Ce sont des représentants de ces personnalités qui participeront à la conférence de la Celle Saint-Cloud, en région parisienne.

L’organisation de cette conférence, évoquée depuis plusieurs semaines à l’initiative de M. Kouchner, a pour objectif de renouer le dialogue entre le gouvernement de Fouad Siniora, appuyé par l’Occident, et l’opposition dirigée par le Hezbollah, allié de la Syrie et de l’Iran. Mais ni la majorité anti-syrienne ni l’opposition ne s’attendent à des progrès significatifs de cette réunion. « Ce sera une rencontre de responsables de second niveau, si l’on peut dire, et il n’y aura pas d’attente extrêmement exagérée », a déclaré récemment M. Siniora.

La crise politique et institutionnelle au pays du Cèdre, sans précédent depuis la fin de la guerre civile en 1990, a éclaté en novembre 2006 avec la démission de cinq ministres chiites et d’un ministre chrétien, membres de l’opposition. Elle pourrait encore s’aggraver dans les semaines à venir, à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 25 septembre. Au Liban, le président est élu par le Parlement, et, faute d’accord notamment sur la composition d’un gouvernement d’union, l’opposition menace de ne pas participer au scrutin, voire de former un « second gouvernement » parallèle.

La crise s’est également cristallisée autour du tribunal international chargé de juger les assassins présumés de l’ancien premier ministre Rafiq Hariri. La coalition au pouvoir, dirigée par son fils, Saad Hariri, accuse l’opposition d’avoir fait obstacle à sa mise sur pied afin de protéger Damas, soupçonné de plusieurs attentats au Liban, dont celui qui a coûté la vie à Hariri en février 2005. La Syrie rejette ces accusations. Le Conseil de sécurité a finalement approuvé unilatéralement ses statuts en mai, et la nouvelle juridiction a officiellement vu le jour le 10 juin dernier.

Toutes les tentatives extérieures de médiation ont échoué. La dernière en date, menée par la Ligue arabe en juin, a été infructueuse. Ce qui a fait dire à des diplomates impliqués dans la médiation que la solution n’est plus entre les mains des Libanais mais entre celles des puissances étrangères qui soutiennent l’un ou l’autre camp . 

 




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