En bref
Forêts
Le réchauffement climatique n’affecte pas seulement la
couche d’ozone ou la banquise, il modifie aussi la nature
des forêts qui, selon des scientifiques, doivent être
cultivées pour réussir leur mutation et continuer à jouer
leur rôle de stockage du gaz carbonique.
A
l’occasion des cinquante ans de la Coopérative Agricole et
Forestière Sud-Atlantique (CAFSA), un colloque organisé
dernièrement à Bordeaux (France) a esquissé les perspectives
forestières pour les cinquante prochaines années dans un
contexte de mutations climatiques préoccupantes. Dominique
Dron, professeure à l’Ecole des mines et ancienne présidente
de la mission interministérielle de l’effet de serre, fait
valoir que « l’homme va devoir aider la nature à encaisser
le changement, avec une politique d’aménagement du
territoire prévoyant des couloirs de migration pour les
espèces ». Elle ajoute que le réchauffement climatique rend
la capacité d’adaptation des arbres, comme les résineux,
plus faible d’autant qu’il contribue aussi à la
prolifération de parasites. Il faudrait donc changer les
variétés dans la moitié sud et la façade ouest de la France
et favoriser les mélanges d’espèces, propose-t-elle.
Chaleur
L’année
2007 devrait être la deuxième année la plus chaude depuis le
début des statistiques climatiques, en 1860, et les
inondations au Pakistan et la canicule en Grèce pourraient
être un exemple des dérèglements que peut générer le
réchauffement climatique, à en croire des experts. « L’année
2007 est en passe de devenir la deuxième la plus chaude
après 1998 », a indiqué Phil Jones, directeur de l’unité de
recherche climatique de l’Université britannique d’East
Anglia, qui fournit des informations à l’Organisation
Météorologique Internationale (OMI), une agence de l’Onu. «
Elle n’est pas loin derrière et cela pourrait changer, mais
cela me semble improbable », a-t-il ajouté en se basant sur
des relevés de températures allant de janvier à avril. En
fin d’année dernière, Jones avait averti que l’année 2007
pourrait être plus chaude encore que 1998 en raison de la
forte concentration de gaz à effet de serre dans
l’atmosphère et de l’impact du phénomène météorologique El
Nino dans le Pacifique. Les experts soulignent que le
réchauffement mondial des températures s’accompagnera d’une
multiplication des épisodes climatiques extrêmes comme les
sécheresses, les vagues de chaleur, les inondations ou les
tempêtes.