Grippe Aviaire . Une de nos
lectrices salue la campagne annoncée par les autorités pour vacciner les
volailles dans les campagnes.
Oui à la vaccination !
Je
suis une villageoise de Ménoufiya. Un jour, nous nous sommes réveillés au son
des haut-parleurs qui annonçaient l’arrivée d’une campagne obligatoire de
vaccination des volailles. C’était pour nous une mauvaise nouvelle et en même
temps, il y avait de l’inquiétude.
Mais, au contraire, nous étions insouciants
lorsque les responsables nous ont expliqué que cette campagne était destinée à
vacciner les volailles et non pas à stopper l’épidémie de la grippe aviaire
comme auparavant. Et nous nous sommes convaincus que c’était une bonne
nouvelle, que nos volailles ne seraient pas égorgées.
Un
jour plus tard, des vétérinaires sont passés dans les maisons où il y avait des
volailles. Cette fois-ci, ma mère était contente car les vétérinaires ne
venaient que pour vacciner les poulets et les canards, et elle n’avait plus
besoin de les cacher.
En effet, beaucoup d’entre nous ne vivent que
grâce à ces volailles, c’est notre gagne-pain. Enfin, nous remercions les
responsables pour cette campagne qui devrait, à mon avis, se généraliser
partout dans le pays. Merci pour les conseils des vétérinaires.
Ils
nous ont, en effet, expliqué que chaque personne en contact direct avec les
volailles doit changer ses vêtements chaque fois. Il faut aussi que les femmes
mettent des gants lorsqu’elles leur donnent à manger.
Sabrine Ahmed,
Ménoufiya.
Sauvons la langue arabe !
Permettez-moi,
chers lecteurs, de discuter avec vous de la situation de la langue arabe. Dans
les écoles privées, nous enseignons malheureusement les sciences en langues
étrangères. Pourquoi n’avons-nous pas la capacité de les étudier en langue
arabe ?! A mon avis, la langue arabe est dans une situation honteuse, elle est
à la dernière phase de l’agonie. La valeur de notre langue est aussi importante
que les autres langues étrangères qui nous ont précédées dans la voie du
progrès, comme le japonais, le russe, etc. Mais ces dernières sont devenues des
langues scientifiques. Le pire est que les Arabes brisent de bon gré leur
langue, et en même temps, ils érigent les universités étrangères sur un
piédestal. En réalité, ils croient qu’il est facile d’étudier les sciences en
utilisant les langues européennes. Ils sont en train d’abandonner la langue du
Coran qui est le symbole de notre identité. J’estime que le seul moyen pour
réaliser le progrès est d’arabiser les sciences et d’interdire l’enseignement
des sciences dans les universités en langues étrangères. En effet, si nous
parvenons à atteindre ce stade, nous serons sur le chemin du véritable progrès.
Ossama Achour, professeur de français,
Le Caire.
Santé, éducation, vie, environnement
En
réponse à la lettre « Réagissons » de Mme Fatima Moussouni, publiée dans le
numéro 668 d’Al-Ahram Hebdo, je souhaite apporter ma réaction.
En
tant que Médecin nutritionniste, Président de l’Association S.E.V.E. (Santé,
Education, Vie, Environnement), je mesure l’impact néfaste sur ce que nous
respirons, (n’oublions pas que notre corps se nourrit de ce qu’il respire)
a)
L’air vicié chargé de métaux lourds qui encrasse tout notre système sanguin et
affaiblit notre terrain immunitaire.
b) Les
ordures et les détritus qui jonchent les rues et sont foyers d’infections et de
maladies.
Le
bruit, les klaxons à toute heure, les cris, les radios et télévisions. Les
chaînes hi-fi dont le son est souvent trop puissant et à des heures indues troublant le repos de beaucoup.
Il faut savoir que notre oreille, qui
est un récepteur de sons et de vibrations, a des capacités extraordinaires
(puisque reliée au cerveau) mais aussi une grande fragilité, des sons trop
puissants, diminuent nos facultés intellectuelles, (attention, mémoire, etc.
fragilisent notre système neurologique et affaiblissent nos capacités
auditives. (colloque des otorhinos juin 92).
Ensemble,
avec des personnes et membres de l’Association, nous luttons contre ces fléaux
et biens d’autres. Parce qu’il en va de votre vie, de celle de vos enfants et
des futures générations, il est temps de relever les manches.
Venez
et rejoignez-nous, votre participation active (aides diverses et collectes,
etc.) nous est plus que nécessaire.
La
ville du Caire vous dit merci de ce que vous ferez pour elle.
Wahid Mounir,
Le Caire.
Désenchantement
Au
long des siècles, les Universités d'Al-Azhar restent d'une renommée
prestigieuse et tous les étudiants africains et même asiatiques rêvent d'avoir
une bourse pour y étudier. Mais ce qui nous attriste, c'est que cette
institution de renommée devient de plus en plus déformée, et les causes en sont
multiples mais on peut citer un témoignage raconté sur RFI lors d'une émission
appelée Ecole des savoirs, où un couple camerounais raconte son malheur dès sa
venue en Egypte, il y a dix ans, pour étudier à Al-Azhar : « Nous
sommes ici depuis dix ans pour rien ! », car ils n'ont pu réaliser
leur rêve.
Ils
sont contraints de travailler dur pour survivre, et leurs enfants ne sont pas
acceptés dans les écoles publiques, ni dans les écoles azharies. Car la bourse
de leur père est interrompue sans raison, ce qui les pousse à faire entrer
leurs enfants dans une école privée dont les frais sont exagérés. Le père est
obligé de voyager de temps en temps en Arabie saoudite pour y vendre les
babouches égyptiennes traditionnelles, tandis que la mère a appris à tricoter
pour couvrir les frais du loyer et ceux de l'école. Le couple camerounais
raconte son histoire en reprochant à Al-Azhar sa mauvaise direction qui les
prive d'atteindre leurs ambitions.
C'est
la raison pour laquelle je voudrais lancer un appel aux responsables concernés
pour sauver la renommée de cette université prestigieuse et améliorer les
conditions des étudiants étrangers pour changer cette image tant critiquée par
les autres.
Mohamed Farouk Ahmed,
Zagazig.
Que cette mascarade cesse !
Après
s’être assuré du soutien des Etats-Unis, de l’Union européenne et de la ligue «
arabe », Olmert est passé à l’action au lendemain du sommet mascarade de Charm
Al-Cheikh, en menant des raids contre Gaza, tuant 13 Palestiniens et blessant
une cinquantaine d’autres, dont la majorité sont des femmes et des enfants. Israël
est le plus heureux des ennemis du peuple palestinien et de la paix ! Il pense
avoir réussi son œuvre de « diviser pour régner » après la décision hâtive du
Karzaï palestinien de « destituer » le gouvernement d’Ismaïl Haniyeh et de
former le « gouvernement d’urgence ». En guise de récompense pour « ses bons et
loyaux services », Olmert « offre » à Abbass une partie des fonds palestiniens
qu’il fructifie à son profit depuis déjà plusieurs années.
Il lui
verse désormais 50 millions de dollars (sur un milliard et demi) tous les mois,
pendant six mois. C’est une façon de lui dire : « Continue ton œuvre pour
pousser ton peuple à s’entre-tuer, sinon j’arrête le versement de ces fonds à
tout instant ». Une autre « offre » empoisonnée : celle de libérer 250
prisonniers du Fatah ! Un clou de plus enfoncé dans le cœur de « l’Autorité »
palestinienne pour l’humilier davantage. Une humiliation de plus pour un peuple
qui a résisté soixante ans durant.
Après
avoir déclaré son soutien à Abbass et dénoncé « le coup d’Etat à Gaza », le
président égyptien, Hosni Moubarak, se ressaisit et souhaite désormais le
dialogue entre Palestiniens, suivi par d’autres responsables des Etats qui
composent « ce machin » nommé cyniquement la « Ligue arabe » …
Répondant
aux déclarations de la « Ligue arabe » qui a soutenu Abbass, demandant à ce que
« les choses deviennent comme avant », Ismaïl Haniyeh dit : « Oui, nous sommes
d’accord avec cette proposition, le gouvernement d’union nationale tel qu’il a
été décidé à La Mecque doit continuer à travailler comme avant », donc il les a
mis devant leur propre contradiction. Malgré toutes ces bavures commises au nom
de l’Autorité palestinienne et du Fatah, le chef du gouvernement légitime
appelle Abbass et son mouvement à entamer les négociations avec le Hamas pour
trouver une solution à leurs divergences, et ce dans l’intérêt de la cause et
du peuple palestiniens.
Mais
Olmert a encore soif de sang des Palestiniens : il profite de cette division
entre les deux mouvements palestiniens et donne ordre à son armée de faire des
incursions à Gaza et en Cisjordanie, bombardant des maisons et quartiers, tuant
des dizaines de Palestiniens, et arrêtant d’autres.
Chérif Boudelal,