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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 11 au 17 Juillet 2007, numéro 670

 

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Grippe Aviaire . Une de nos lectrices salue la campagne annoncée par les autorités pour vacciner les volailles dans les campagnes.

Oui à la vaccination !

Je suis une villageoise de Ménoufiya. Un jour, nous nous sommes réveillés au son des haut-parleurs qui annonçaient l’arrivée d’une campagne obligatoire de vaccination des volailles. C’était pour nous une mauvaise nouvelle et en même temps, il y avait de l’inquiétude.

 Mais, au contraire, nous étions insouciants lorsque les responsables nous ont expliqué que cette campagne était destinée à vacciner les volailles et non pas à stopper l’épidémie de la grippe aviaire comme auparavant. Et nous nous sommes convaincus que c’était une bonne nouvelle, que nos volailles ne seraient pas égorgées.

Un jour plus tard, des vétérinaires sont passés dans les maisons où il y avait des volailles. Cette fois-ci, ma mère était contente car les vétérinaires ne venaient que pour vacciner les poulets et les canards, et elle n’avait plus besoin de les cacher.

 En effet, beaucoup d’entre nous ne vivent que grâce à ces volailles, c’est notre gagne-pain. Enfin, nous remercions les responsables pour cette campagne qui devrait, à mon avis, se généraliser partout dans le pays. Merci pour les conseils des vétérinaires.

Ils nous ont, en effet, expliqué que chaque personne en contact direct avec les volailles doit changer ses vêtements chaque fois. Il faut aussi que les femmes mettent des gants lorsqu’elles leur donnent à manger.

Sabrine Ahmed,
Ménoufiya.

 

Sauvons la langue arabe !

Permettez-moi, chers lecteurs, de discuter avec vous de la situation de la langue arabe. Dans les écoles privées, nous enseignons malheureusement les sciences en langues étrangères. Pourquoi n’avons-nous pas la capacité de les étudier en langue arabe ?! A mon avis, la langue arabe est dans une situation honteuse, elle est à la dernière phase de l’agonie. La valeur de notre langue est aussi importante que les autres langues étrangères qui nous ont précédées dans la voie du progrès, comme le japonais, le russe, etc. Mais ces dernières sont devenues des langues scientifiques. Le pire est que les Arabes brisent de bon gré leur langue, et en même temps, ils érigent les universités étrangères sur un piédestal. En réalité, ils croient qu’il est facile d’étudier les sciences en utilisant les langues européennes. Ils sont en train d’abandonner la langue du Coran qui est le symbole de notre identité. J’estime que le seul moyen pour réaliser le progrès est d’arabiser les sciences et d’interdire l’enseignement des sciences dans les universités en langues étrangères. En effet, si nous parvenons à atteindre ce stade, nous serons sur le chemin du véritable progrès.

Ossama Achour, professeur de français,
Le Caire.

 

Santé, éducation, vie, environnement

En réponse à la lettre « Réagissons » de Mme Fatima Moussouni, publiée dans le numéro 668 d’Al-Ahram Hebdo, je souhaite apporter ma réaction.

En tant que Médecin nutritionniste, Président de l’Association S.E.V.E. (Santé, Education, Vie, Environnement), je mesure l’impact néfaste sur ce que nous respirons, (n’oublions pas que notre corps se nourrit de ce qu’il respire)

a) L’air vicié chargé de métaux lourds qui encrasse tout notre système sanguin et affaiblit notre terrain immunitaire.

b) Les ordures et les détritus qui jonchent les rues et sont foyers d’infections et de maladies.

Le bruit, les klaxons à toute heure, les cris, les radios et télévisions. Les chaînes hi-fi dont le son est souvent trop puissant et à des  heures indues troublant le repos de beaucoup. Il faut savoir que  notre oreille, qui est un récepteur de sons et de vibrations, a des capacités extraordinaires (puisque reliée au cerveau) mais aussi une grande fragilité, des sons trop puissants, diminuent nos facultés intellectuelles, (attention, mémoire, etc. fragilisent notre système neurologique et affaiblissent nos capacités auditives. (colloque des otorhinos juin 92).

Ensemble, avec des personnes et membres de l’Association, nous luttons contre ces fléaux et biens d’autres. Parce qu’il en va de votre vie, de celle de vos enfants et des futures générations, il est temps de relever les manches.

Venez et rejoignez-nous, votre participation active (aides diverses et collectes, etc.) nous est plus que nécessaire.

La ville du Caire vous dit merci de ce que vous ferez pour elle. 

Wahid Mounir,
Le Caire.

Désenchantement

Au long des siècles, les Universités d'Al-Azhar restent d'une renommée prestigieuse et tous les étudiants africains et même asiatiques rêvent d'avoir une bourse pour y étudier. Mais ce qui nous attriste, c'est que cette institution de renommée devient de plus en plus déformée, et les causes en sont multiples mais on peut citer un témoignage raconté sur RFI lors d'une émission appelée Ecole des savoirs, où un couple camerounais raconte son malheur dès sa venue en Egypte, il y a dix ans, pour étudier à Al-Azhar : « Nous sommes ici depuis dix ans pour rien ! », car ils n'ont pu réaliser leur rêve.

Ils sont contraints de travailler dur pour survivre, et leurs enfants ne sont pas acceptés dans les écoles publiques, ni dans les écoles azharies. Car la bourse de leur père est interrompue sans raison, ce qui les pousse à faire entrer leurs enfants dans une école privée dont les frais sont exagérés. Le père est obligé de voyager de temps en temps en Arabie saoudite pour y vendre les babouches égyptiennes traditionnelles, tandis que la mère a appris à tricoter pour couvrir les frais du loyer et ceux de l'école. Le couple camerounais raconte son histoire en reprochant à Al-Azhar sa mauvaise direction qui les prive d'atteindre leurs ambitions.

C'est la raison pour laquelle je voudrais lancer un appel aux responsables concernés pour sauver la renommée de cette université prestigieuse et améliorer les conditions des étudiants étrangers pour changer cette image tant critiquée par les autres.

Mohamed Farouk Ahmed,
Zagazig.

 

Que cette mascarade cesse !

Après s’être assuré du soutien des Etats-Unis, de l’Union européenne et de la ligue « arabe », Olmert est passé à l’action au lendemain du sommet mascarade de Charm Al-Cheikh, en menant des raids contre Gaza, tuant 13 Palestiniens et blessant une cinquantaine d’autres, dont la majorité sont des femmes et des enfants. Israël est le plus heureux des ennemis du peuple palestinien et de la paix ! Il pense avoir réussi son œuvre de « diviser pour régner » après la décision hâtive du Karzaï palestinien de « destituer » le gouvernement d’Ismaïl Haniyeh et de former le « gouvernement d’urgence ». En guise de récompense pour « ses bons et loyaux services », Olmert « offre » à Abbass une partie des fonds palestiniens qu’il fructifie à son profit depuis déjà plusieurs années.

Il lui verse désormais 50 millions de dollars (sur un milliard et demi) tous les mois, pendant six mois. C’est une façon de lui dire : « Continue ton œuvre pour pousser ton peuple à s’entre-tuer, sinon j’arrête le versement de ces fonds à tout instant ». Une autre « offre » empoisonnée : celle de libérer 250 prisonniers du Fatah ! Un clou de plus enfoncé dans le cœur de « l’Autorité » palestinienne pour l’humilier davantage. Une humiliation de plus pour un peuple qui a résisté soixante ans durant.

Après avoir déclaré son soutien à Abbass et dénoncé « le coup d’Etat à Gaza », le président égyptien, Hosni Moubarak, se ressaisit et souhaite désormais le dialogue entre Palestiniens, suivi par d’autres responsables des Etats qui composent « ce machin » nommé cyniquement la « Ligue arabe » …

Répondant aux déclarations de la « Ligue arabe » qui a soutenu Abbass, demandant à ce que « les choses deviennent comme avant », Ismaïl Haniyeh dit : « Oui, nous sommes d’accord avec cette proposition, le gouvernement d’union nationale tel qu’il a été décidé à La Mecque doit continuer à travailler comme avant », donc il les a mis devant leur propre contradiction. Malgré toutes ces bavures commises au nom de l’Autorité palestinienne et du Fatah, le chef du gouvernement légitime appelle Abbass et son mouvement à entamer les négociations avec le Hamas pour trouver une solution à leurs divergences, et ce dans l’intérêt de la cause et du peuple palestiniens.

Mais Olmert a encore soif de sang des Palestiniens : il profite de cette division entre les deux mouvements palestiniens et donne ordre à son armée de faire des incursions à Gaza et en Cisjordanie, bombardant des maisons et quartiers, tuant des dizaines de Palestiniens, et arrêtant d’autres.

Chérif Boudelal,
France.

 




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