Al-Ahram Hebdo, Voyages | Mélodies et signes merveilleux
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 27 juin au 3 juillet 2007, numéro 668

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez

  Le Caire...Regards croisés



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Voyages

Calligraphie perse . Cet art était à l’honneur à la Bibliotheca Alexandrina pendant une vingtaine de jours dans le cadre d’une grande exposition, accompagnée d’une conférence et de la publication, pour la première fois, d’un catalogue en langue arabe. 

Mélodies et signes merveilleux

Alexandrie,
De notre envoyée spéciale —

L’inauguration au début du mois de juin de l’exposition Angham wa ayat. Raweat al-khat al-faressi (mélodies et signes ... merveilles de la calligraphie perse) a été accompagnée par la publication de l’édition arabe d’un catalogue de l’exposition. Celui-ci rassemble plus de deux-cent cinquante copies d’une collection très importante de chefs-d’œuvre d’artistes et de calligraphes iraniens, qui portent de profondes significations et qui démontrent surtout les éléments décoratifs et embellissant utilisés sur les différents supports en ce temps-là.

Cette collection prestigieuse des merveilles de l’art perse dont des manuscrits ont été produits en Iran entre les XVIe et XIXe siècles de l’ère chrétienne est exposée aujourd’hui au Musée des arts islamiques de Malaisie.

Elle couvre donc une période de plus de 400 ans. La collection sélectionnée explique les cycles du développement de la calligraphie perse à travers des extraits des ouvrages culturels d’un niveau supérieur. « Dans ces chefs-d’œuvre se clarifient les plus magistraux types de calligraphies qui se sont répandues en Iran en ce temps-là, et en tête le Nastaéliq ou la calligraphie perse et le Chakastah », explique Khaled Azab, chargé des travaux du directeur du centre des calligraphies à la Bibliotheca Alexandrina. Edité par Héba Nayel Barakat, le catalogue met en relief les différents types de la calligraphie perse utilisée en ce temps-là. Citons entre autres le Reqea et le Naskh (qui sont parmi les plus célèbres, surtout dans les écritures arabes), ainsi que le Chakastah, Al-Taéliq, le Nastaéliq et le Syah Mechaq. Il faut noter que le Nastaéliq, appelée aussi la calligraphie perse, était le type utilisé dans les écritures officielles, les séquences culturelles, les contes ... surtout sous le règne du chah Tahmaseb. « Pour une longue période, ce genre de calligraphie perse s’est répandu pour sa beauté et sa facilité au point que les Iraniens n’écrivaient le Coran et les lettres officielles qu’en Al-Nastaéliq. Ce genre de calligraphie s’est répandu aussi en bon nombre de pays autour du monde islamique. Citons la Turquie, l’Egypte et l’Inde ... », explique le Dr Ismaïl Séragueddine, directeur de la Bibliotheca Alexandrina.

Un apport relevant du soufisme

L’artiste iranien a donné des attraits soufis, de l’harmonie et de la beauté à l’art de la calligraphie perse, il a de même donné un nouvel attrait à la calligraphie arabe. « Avec la diffusion de l’islam en Iran, en Asie moyenne et en la presqu’île indienne, la langue arabe a remplacé les langues originales de ces pays, ce qui a développé quelques types de calligraphies arabes et a dérivé de magnifiques nouveaux types d’un aspect local », explique Héba Nayel Barakat.

Les modèles présentés dans le catalogue ainsi que dans l’exposition sont chargés de signatures, de cachets et d’empreintes, ce qui augmente leur valeur, surtout historique qui remonte, pour la majorité, à plus de quatre siècles. Par ailleurs, le catalogue met la lumière sur le développement de la calligraphie perse et sur les apports des plus célèbres calligraphes perses. « On fait ressembler le calligraphe à un musicien, à un poète, à un homme de lettres, ou à un designer. Celui -ci utilise la plume comme étant un instrument musical à travers lequel il produit des mélodies sur chaque papier de manuscrits. Il fait de la musique avec ce qu’il écrit, ce qui produit un genre d’harmonie entre sa main et son instrument. D’où vient le nom de l’exposition Angham wa ayat ou mélodie et signes », estime Khaled Azab.

Parmi les manuscrits rares présentés à la Bibliotheca Alexandrina, lors de l’exposition on peut surtout citer celui écrit en calligraphie Naskh par le calligraphe Al-Sayed Mir Emad Al-Hosseini (mort en 1615 de l’ère chrétienne) et qui a brillé aussi en la calligraphie d’Al-Nastaéliq, les passages de poèmes écrits en Reqea et en Naskh par le calligraphe Ahmad Al-Nirizi et le manuscrit écrit en Chakastah par Al-Darwich Abdel-Majid Al-Talqani (mort en 1771) et un manuscrit du Chah Mahmoud Nissabouri (mort en 1562).

Un catalogue exceptionnel

Ce catalogue est en fait le premier publié en langue arabe par le Musée des arts islamiques de Malaisie, en coopération avec le Centre des calligraphies de la Bibliotheca Alexandrina Le musée des arts islamiques de la Malaisie n’a jamais publié un catalogue en langue arabe pour l’une de ces expositions itinérantes. C’est donc notre premier catalogue en langue arabe et qui, j’espère, ne sera pas le dernier », explique Sayed Mohamad Al-Bokhari, directeur du Musée des arts islamiques de Malaisie. Et d’ajouter : « De cette façon, ce catalogue peut être considéré comme une mémoire historique et artistique exhaustive qui maintient un nombre prestigieux d’uniques manuscrits de grande valeur. Ce travail inclut donc au plus profond l’intérêt scientifique et la valeur esthétique ».

Inaugurée au sein du centre de Al-Khotout (des calligraphies) de la Bibliotheca Alexandrina, à Alexandrie, l’exposition Angham wa ayat ... Raweat al-khat al-faressi a été organisée avec la coopération du Musée des arts islamiques de Malaisie. « En effet, la Bibliotheca Alexandrina est le troisième arrêt qui accueille l’exposition Angham wa ayat qui est en fait une exposition itinérante qui a commencé en 2004 à Singapore, puis en Malysie en 2005.

Et la voilà qui visite l’Egypte après avoir eu un grand succès dans les deux stations précédentes », souligne Danok Seri Onama, ministre malaysien de la Culture, des Arts et du Patrimoine.

Néanmoins, ce nombre prestigieux de manuscrits rares produits en Iran, et qui date de plus de 400 ans, n’ont pas trouvé au passé un grand intérêt ou curiosité de la part des étudiants et des chercheurs.

 Le ministre malaysien de la Culture, des Arts et du Patrimoine a appelé à la création d’un programme international sous les auspices de l’Unesco ou ceux d’un autre organisme mondial concerné par la sauvegarde du patrimoine culturel, pour rassembler, enregistrer et faire un index des chefs-d’œuvre de l’art islamique à travers le monde l

Amira Samir

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.