Football .
La saison touche à sa fin avec les demi-finales, les 27 et
28 juin, et la finale, le 2 juillet prochain, de la coupe d’Egypte.
Les quatre équipes encore en lice rêvent chacune d’être
sacrée lundi prochain.
Le meilleur gardé pour la fin
Les Rouges en
quête de revanche
Il
est temps de répondre à toutes les humiliations subies ces
derniers temps. C’est l’objectif que les joueurs, le staff
technique et le public d’Ahli
ont annoncé. Dépouillés de toutes leurs vedettes en raison
du repos accordé par le staff technique à 10 éléments de
l’équipe, les Rouges avaient subi 2 défaites consécutives en
championnat contre Zamalek et
Ismaïli. Il est vrai qu’Ahli
conserve son titre pour la troisième saison d’affilée, mais
ces chutes ont gâché la fête, notamment avec les chants de
gloire des adversaires. Maintenant,
Abou-Treika, Barakat,
Metaab, Flavio,
Chawqi,
Nahhas, Chadi Mohamad et
Al-Chater sont de retour, et ont
sûrement leur mot à dire. « On nous a beaucoup critiqués
lors de la dernière période après les deux dernières
défaites. Maintenant, ce sera à nous de répondre et de
montrer que ce n’était dû qu’à des circonstances temporaires
et que nous voilà de retour », a déclaré
Waël Gomaa.
Ce dernier et ses coéquipiers seront bien servis vu qu’ils
auront au menu Ismaïli en
demi-finales et en cas de victoire,
Zamalek en finale, à condition que ce dernier ne
succombe pas face à Pétrole Assiout.
Et pourtant, face à Hilal, dimanche dernier en Ligue
d’Afrique, les Rouges n’ont pas du tout convaincu malgré
leur victoire 2-0.
« Mais on n’était pas encore physiquement à 100 %. Cela
évoluera dans les prochaines rencontres et la coupe en
témoignera », confie Da Silva, l’entraîneur des Rouges.
Les Derviches, la
bête noire d’Ahli
Ismaïli
est la seule équipe à avoir battu Ahli,
le champion d’Egypte et d’Afrique, deux fois cette saison.
Une performance dont ils peuvent se vanter d’autant plus
qu’ils ont été les premiers à avoir pu dominer les Rouges
après un record d’invincibilité de 71 rencontres
consécutives en championnat national. « Nous les avons déjà
battus au Stade du Caire en janvier dernier 3-0 et je
promets au public de remporter ce match car nous avons un
objectif précis, à savoir remporter la coupe d’Egypte », a
déclaré le président du club, Yéhia
Al-Qoumi. D’ailleurs, ce dernier
n’a pas ménagé ses efforts pour remplir le Stade du Caire de
supporters bien décidés à encourager leur équipe.
L’entraîneur Patrice Neveu compte beaucoup sur son fer de
lance Mohamad Fadl pour percer
la défense d’Ahli. En effet,
l’ancien attaquant d’Ahli a été
l’auteur de trois des quatre buts marqués par son équipe
dans les filets rouges cette saison.
Pourtant, les choses ne semblent pas aller du bon côté dans
le club phare d’Ismaïli vu que
la phase de préparation à ce match a été gâchée en raison du
manque de budget, ce qui a forcé le technicien français à se
contenter des entraînements quotidiens. De même qu’une vague
de colère semble frapper les joueurs qui n’ont pas encore
reçu leurs primes au point que plusieurs d’entre eux se sont
laissés entraîner à plusieurs reprises dans de graves
disputes qui se sont parfois terminées par un échange de
poings. Mais Neveu garde toujours la tête froide. « Ça
revient à la pression d’avant le match mais sur la pelouse,
ce sera autre chose ».
Chikabala, la
nouvelle torpille blanche
Présent
sur les terrains depuis à peine quelques matchs seulement,
Mahmoud Abdel-Razeq, dit « Chikabala », est devenu le
symbole de la réincarnation des Blancs. Ce talentueux
attaquant avait dû passer près de 9 mois au chômage après un
retour troublé de la formation grecque de Paok. Il a fallu
attendre la permission de la Fédération internationale de
football (FIFA) pour que ce dernier puisse porter le maillot
blanc pour la première fois en avril dernier. Quelques
minutes seulement sur la pelouse, de quoi décontracter ses
muscles après ce long repos, pour que Chikabala nous offre
le spectacle et enchante tous les supporters. Formidable au
point d’être devenu le chouchou du public de Zamalek après
avoir évincé toutes les autres vedettes. « Le foot me
manquait beaucoup. J’avais vraiment envie de jouer, surtout
que ça faisait un bon bout de temps que je n’avais pas
disputé de matchs régulièrement », explique ce jeune prodige
de 22 ans qui dribble, jongle, assiste et marque des buts.
Une performance qui a d’ailleurs immédiatement séduit le
sélectionneur Hassan Chéhata, qui l’a convoqué, d’abord pour
faire ses débuts en sélection face à la Mauritanie, dans le
cadre des qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations
(CAN), et ensuite pour marquer son premier but international
face au Koweït 1-1, en match amical.
Ses éclats ont coïncidé avec la montée de Zamalek, qui
semble faire son retour depuis l’arrivée du technicien
français Henri Michel. « C’est un grand entraîneur et il
sait exactement ce qu’il doit faire sur le terrain. Il a de
même fait un bon ménage au sein de l’équipe et je pense que
ça s’est reflété sur tout le groupe », ajoute la nouvelle
arme fatale des Blancs. Et en retour, Michel accorde une
grande confiance à son génie gaucher et le considère comme
son As lors des matchs. Ce dernier semble avoir d’ailleurs
manqué les quarts de finale contre Mansoura, après avoir
écopé d’un second carton jaune lors du match précédent, sur
ses directives, afin d’effacer ses sanctions et s’assurer de
sa présence lors des demi-finales contre Pétrole Assiout et
la finale, en cas de qualification, comme c’est prévu
d’ailleurs.
Amer relève le
défi
Pour
son premier match avec sa nouvelle équipe Pétrole Assiout,
l’entraîneur Mohamad Amer devra affronter le ténor cairote
de Zamalek, en pleine ascension, en demi-finales de la coupe
d’Egypte. Quelle épreuve, surtout en début d’aventure avec
l’équipe, qui n’a commencé que depuis deux semaines
seulement ! En effet, l’ancien entraîneur de l’équipe, Anwar
Salama, a été nommé aux commandes d’Enppi, laissant la
mission de cette confrontation au nouveau commandant. «
Salama devait entamer la période de préparation avec Enppi
le 25 juin alors que le match de Zamalek aura lieu le 27. On
a passé 10 jours ensemble avec l’équipe jusqu’à ce que
j’évalue tous ses aspects », a-t-il déclaré.
Mais, est-ce assez pour disputer la rencontre la plus
importante de l’histoire du club ?! Les dirigeants de ce
dernier rêvent de se qualifier, pour la première fois, pour
la finale de la coupe et de décrocher, de cette façon, une
place en Coupe de la CAF. Un rêve qui semble hors de portée
vu les différences énormes qui séparent les deux formations.
Le plus étrange est que Pétrole Assiout a été la bête noire
des Blancs cette saison, les tenant en échec au Stade du
Caire sur le score de 1-1 et en s’inclinant à domicile sur
le score de 3-4. « Je ne vois pas pourquoi nous avons tous
les mêmes chances et je pense que mes joueurs sont
déterminés à laisser une bonne impression avant leur
relégation ».