Al-Ahram Hebdo, Opinion
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 27 juin au 3 juillet 2007, numéro 668

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez

  Le Caire...Regards croisés



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
 
Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Wahid Abdel-Méguid
 Politologue

 

Anas Fawzy
Membre de l’Association des hommes d’affaires francophones
 


Edito

Ruée vers la Libye

Après une décennie d’embargo, les relations, notamment économiques, entre la Libye et les Etats occidentaux se développent à grande vitesse. Les exemples ne manquent pas : Tripoli et Londres ont signé fin mai des accords de défense portant sur l’achat d’armes et de missiles antiaériens, l’entraînement des Libyens et la fabrication d’armement en Libye. Un fonds américain, Colony Capital, vient de racheter la compagnie pétrolière libyenne Tamoil, pour 5,2 milliards de dollars.

Les relations diplomatiques avec les Occidentaux ont repris progressivement à partir de 2003. La même année, le dirigeant libyen, Moammar Kadhafi, a tourné la page du socialisme avec un plan de privatisation concernant 375 sociétés publiques, en premier lieu dans les domaines de l’énergie et des banques. Le maître de Tripoli cherche aujourd’hui à faire entrer son pays dans l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), avec laquelle il a engagé des pourparlers.

La Jamahiriya (République des masses) est le deuxième producteur de pétrole en Afrique et possède d’importantes réserves de gaz naturel et de brut. Les compagnies pétrolières du monde entier ont répondu en masse aux appels d’offres des dernières années, à l’instar de l’américaine Exxonmobil, de l’anglo-britannique Royal Dutch Shell, ou de la britannique BP. Les compagnies occidentales avaient quitté la Libye après les sanctions décidées par l’Onu et par les Etats-Unis en réaction à l’attentat contre le Boeing 747 de la PanAm, qui avait fait 270 morts en 1988 à Lockerbie en Ecosse. Cependant, certaines compagnies d’exploration et de production de brut européennes étaient passées à travers des sanctions imposées à la Libye, à l’instar de la française Total ou de l’espagnole Repsol, qui n’ont jamais quitté le pays.

Outre le secteur énergétique, de nombreux autres secteurs, qui n’étaient pas ouverts aux investisseurs étrangers avant l’établissement des sanctions, sont aujourd’hui concernés par les privatisations : l’agriculture, la chimie, la métallurgie, et aussi la téléphonie et la banque, où devaient avoir lieu les prochaines ouvertures de capital. Six banques étrangères, dont HSBC, Société Générale et BNP Paribas, ont été présélectionnées pour la privatisation partielle de la quatrième banque publique du pays, La Sahara, sous l’égide de la banque Rothschild.

La normalisation des relations de la Libye avec la communauté internationale, officialisée dans le cas des Etats-Unis en mai 2006, a débuté avec la remise des deux suspects de l’attentat de la PanAm à la justice britannique en 1999 puis, en 2003, la promesse du dirigeant libyen Moammar Kadhafi de ne pas développer la bombe atomique ni les armes de destruction massive. 

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.