Al-Ahram Hebdo, Evénement |
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 27 juin au 3 juillet 2007, numéro 668

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez

  Le Caire...Regards croisés



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Evénement

Processus de paix . Un sommet quadripartite a réuni, lundi à Charm Al-Cheikh, le président Moubarak, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbass, le roi Abdallah II de Jordanie et le premier ministre israélien, Ehud Olmert.

L’Egypte soutient Abbass

Charm Al-Cheikh,
De notre envoyé spécial —
Pour Le Caire, ce sommet quadripartite de Charm Al-Cheikh avait deux objectifs, à savoir, soutenir le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbass et tenter de relancer les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. En effet, les récents événements à Gaza et la prise de pouvoir dans ce secteur par le Hamas ont fortement inquiété l’Egypte qui souhaite rétablir le calme dans les territoires palestiniens. « Le sommet de Charm Al-Cheikh vise à donner une impulsion à la relation entre Israël et l’Autorité palestinienne. L’essentiel pour l’Egypte est d’améliorer les conditions de vie des Palestiniens vivant en Cisjordanie », selon le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmad Aboul-Gheit. L’Egypte exige la levée du blocus économique imposé sur les territoires et la levée des barrages israéliens en Cisjordanie.

Si Le Caire s’inquiète de la montée en puissance du Hamas à Gaza, il ne souhaite pas pour autant que ce mouvement soit isolé économiquement, diplomatiquement et militairement. « Le Caire ne peut pas encourager les Israéliens à isoler le Hamas car ce mouvement fait partie du peuple palestinien », déclare une source diplomatique qui a requis l’anonymat. « Bien que le président Moubarak ait affirmé son soutien à Mahmoud Abbass et condamné les agissements du Hamas, l’Egypte continuera à aider les deux camps  », a affirmé la même source. En effet, l’isolement du Hamas pourrait avoir des conséquences fâcheuses et relancer la violence, ce que Le Caire ne veut pas. La source diplomatique affirme que Le Caire va prochainement inviter le Hamas à se réconcilier avec le Fatah. Et d’ajouter : « Le Caire a bien sûr des soucis par rapport à ce qui se passe à Gaza. Il est conscient que l’Iran est derrière cette affaire ».

Une certaine souplesse

Lors du sommet, l’Egypte a essayé de convaincre Israël de commencer des négociations avec Mahmoud Abbass le plus tôt possible afin de relancer la paix. Le Caire a remarqué une certaine souplesse de la part des Israéliens à cet égard. En fait, Ehud Olmert a réapprouvé devant le sommet le principe du transfert de plusieurs centaines de millions de dollars de taxes douanières et d’impôts aux Palestiniens retenus par Israël depuis la victoire électorale du Hamas en janvier 2006. De même, il a déclaré dans un premier temps qu’il était prêt a considérer une levée partielle des 500 barrages routiers érigés par l’armée israélienne en Cisjordanie. Pour la source diplomatique, c’est un bon pas envers les Palestiniens. Le Caire va désormais agir dans deux directions. D’abord, convaincre le Hamas de cesser la violence. Ensuite, mettre les Palestiniens et les Israéliens à la table des négociations. Ce ne sera pas une tâche facile pour Le Caire. Olmert a déclaré à Charm Al-Cheikh qu’il est prêt a s’entretenir au moins deux fois par semaine avec Mahmoud Abbass de la question de l’horizon politique. Pourtant, selon l’un des principaux collaborateurs, David Baker, ces entretiens ne porteront pas sur les points les plus délicats entre Palestiniens et Israéliens comme les frontières, le statut de Jérusalem et la question des réfugiés. « Les responsables égyptiens ont discuté avec Olmert des questions incluses dans le cadre de l’initiative saoudienne qui propose un accord de paix global en échange du retrait d’Israël des territoires occupés en 1967. Je pense qu’Israël n’a d’autre choix que de discuter avec Abbass et de poursuivre les négociations avec lui », conclut la source diplomatique l

Chérif Ahmed

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.