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 Semaine du 27 juin au 3 juillet 2007, numéro 668

 

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Economie

Omar effendi . L’IFC vient de racheter 5 % de la chaîne égyptienne de commerce de détail, tout en lui accordant un prêt de 40 millions de dollars pour l’aider dans sa modernisation.

Sur la pente ascendante

Le destin de la chaîne de magasins Omar Effendi, la plus ancienne chaîne de commerce de détail d’Egypte, créée il y a 150 ans, est riche en rebondissements. Puisque la Société de Finance internationale (SFI) vient d’acheter 5 % de son capital. « La transaction a été effectuée au prix auquel Anwal l’a achetée du gouvernement égyptien en février dernier », souligne Walid Al-Morched, directeur régional de l’IFC.

En effet, Anwal (Arabie saoudite) s’était emparée de 90 % de Omar Effendi en janvier 2007, les 10 % restants demeurant aux mains du gouvernement égyptien, après une dure bataille menée par Yéhia Abdel-Hadi, employé de Omar Effendi, et ses alliés. Ces derniers s’étaient opposés à la vente en raison du prix, selon eux, sous-évalué. Ils l’estimaient à plus d’un milliard de L.E. alors qu’Anwal s’est finalement offert la chaîne pour la somme de 583,2 millions de L.E. (102,5 millions de dollars). De plus, l’investisseur saoudien a versé à l’issue de la conclusion de la vente la somme de 80 millions de L.E. pour rembourser les dettes de la société.

Outre les 5 % vendus mercredi dernier à l’IFC, la chaîne de magasins a également signé un accord de coopération avec l’institution, afin de lui fournir une somme de 40 millions de dollars sur sept ans, pour mettre en œuvre la modernisation de la chaîne. « Ce modèle qui permet à l’IFC de rentrer sans le capital de la société n’est pas nouveau. L’institution a adopté le même modèle sur le marché égyptien dans 11 projets et quatre secteurs différents durant cette année, comme son entrée dans le capital de l’hôpital Dar Al-Fouad ainsi que sur le marché régional avec la banque Ahli Bahreïni, pour laquelle elle a contribué à hauteur de 200 millions de dollars », explique Micheal Essex, directeur de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord auprès de l’IFC, certain de l’essor à venir de la performance de Omar Effendi.

Selon Al-Morched, l’IFC est entrée dans ce capital afin de garantir la gestion du crédit. « Le but de ce crédit est de moderniser l’administration et les succursales afin de parvenir à une performance égale aux normes internationales », ajoute Essex. Il qualifie en outre ce financement d’important pour la croissance du volume des affaires, car il servira à installer un réseau informatique afin de lier les branches par un système électronique. « Un système de réseaux d’ordinateurs a été introduit via une société française très connue, Celinde, avec un investissement total de 20 millions de L.E., un logiciel de ressources humaines et un autre de gestion du financement effectué par la société Oracle ont été mis en œuvre depuis juin 2007 », commente Gamil Al-Gainbit, nouveau PDG saoudien de la société. Il ajoute que Omar Effendi connaîtra un boom et sera l’exemple d’une chaîne dépendante principalement des produits et des fournisseurs locaux. Bien qu’il existe d’autres concurrents à Omar Effendi sur le marché égyptien à l’exemple de la chaîne française Carrefour, ou Hyper One, Omar Effendi possède plus d’atouts puisqu’il est fort de 82 magasins dans les différents gouvernorats. Carrefour par exemple n’en possède que 3. « Malgré tous les problèmes financiers ou de gestion ayant frappé Omar Effendi ces dernières années, il maintient sa position de chaîne classique présentant des prix concurrentiels », commente Gamil Al-Gainbit, qui souligne qu’il vise essentiellement les catégories moyennes et démunies de la société.

Dès la prise de possession des 82 branches de la chaîne de magasins par Anwal, cette dernière a entamé de vraies démarches de modernisation dans les six principaux magasins du groupe, au Caire, notamment aux rues Abdel-Aziz et Mourad. « Le développement des autres succursales sera terminé vers la fin 2008 », a déclaré Al-Gainbit qui a précisé qu’un plan d’actions avait été adopté pour se débarrasser des stocks anciens et renouveler la marchandise, et que l’administration avait préféré faire la part belle aux produits égyptiens, contrairement aux produits de la chaîne Anwal sur le marché saoudien. « L’administration a déjà signé un contrat avec un grand nombre de fournisseurs égyptiens de produits en tous genres, notamment la société de télécommunications égyptienne I2 pour répondre aux besoins de la clientèle », ajoute Al-Gainbit, qui a par ailleurs nié vouloir vendre 10 branches de la chaîne l

Dahlia Reda 

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