Samih Al-Qassem : « J’ai plus de chance que Naguib Mahfouz ! »

Mohamed Salmawy

 

 

La farce arabe

Salama A. Salama

 

 

Liban : Le tribunal pénal selon le chapitre VII

Abdallah Al-Achaal

Politologue

 

L’absence de vision dans l’enseignement

Abdel-Moneim Al-Macha

Professeur de sciences politiques

 

 

 

Edito

Hémorragie

Les Iraqiens continuent de fuir sans arrêt les violences dans leur pays, et le nombre total de réfugiés et déplacés est désormais estimé à 4,4 millions de personnes.

C’est ce qu’a indiqué le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR). Ainsi 86 388 Iraqiens supplémentaires se sont-ils jetés sur les routes pendant le mois de mai, portant à 822 810 le nombre de déplacés après la vague de violences qui a suivi l’attentat en février 2006 contre un sanctuaire chiite. La plupart des populations déplacées viennent de Bagdad et de ses environs, le théâtre des pires violences.

Désormais, ce sont plus de deux millions de personnes qui sont déplacées à l’intérieur de l’Iraq. Entre 2003 et 2005, le nombre de déplacement à l’intérieur du pays a été plus faible, s’établissant à 190 146, selon les dernières données du HCR. Le bilan exact des déplacements durant cette période est difficile à établir car des réfugiés et déplacés ont regagné leurs domiciles, tandis que d’autres fuyaient. La chute du régime de Saddam Hussein, l’invasion menée par les Etats-Unis et l’occupation du pays, tout comme le déplacement d’Arabes en raison du retour de Kurdes dans le Kurdistan iraqien, ont été parmi les principales causes de déplacements de populations jusqu’à la fin de l’année 2005.

En outre, tandis que beaucoup d’Iraqiens revenaient de l’étranger ou de leur déplacement à l’intérieur du pays, un nombre considérable est reparti sur les routes, principalement en raison du manque de logements ou de la destruction de leur maison, du manque de travail et de l’absence de services sociaux, de la présence de mines et des litiges de propriété dans les régions de leur retour.

Avant le renversement de Saddam Hussein en 2003, les estimations faisaient déjà état de plus d’un million de personnes déplacées. Aujourd’hui, le chiffre a plus que doublé.

De même, le nombre d’Iraqiens réfugiés dans les pays de la région a également augmenté pour atteindre environ 2,4 millions de personnes. Chaque mois, entre 30 000 et 50 000 personnes entrent en Syrie. Un total de 1,4 million d’Iraqiens ont aujourd’hui trouvé refuge en Syrie, 750 000 en Jordanie, 80 000 en Egypte et quelque 200 000 dans les pays du Golfe. Une hémorragie que rien ne semble pouvoir arrêter et qui a toutes les chances de se poursuivre encore longtemps.