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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 13 au 19 juin 2007, numéro 666

 

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Egypte
 

Paroles

« Le régime égyptien de Nasser a été le seul régime arabe à procéder à une autocritique complète après la défaite de 1967 ».

Amr Al-Chobaki, politologue, Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, Al-Ahram.

« Les déclarations de George W. Bush (ndlr : concernant la libération d’Aymane Nour) sont considérées comme une ingérence inadmissible dans les affaires intérieures de L’Egypte ».

Ahmad Aboul-Gheit, ministre égyptien des Affaires étrangères, Al-Akhbar.  

« Je demande l’enseignement des tactiques de guerre du Hezbollah aux armées arabes ».

Amin Howeidi, ancien chef du service de renseignements égyptien, Al-Masri Al-Yom.

« Le sentiment de pauvreté est ce qui caractérise le plus la situation actuelle en Egypte ».

Galal Amin, penseur et économiste, Al-Arabi.

« Nous n’organisons pas de manifestations en ce moment car le pays est en ébullition et nous tenons à sa stabilité ».

Saad Al-Qatatni, chef des députés des Frères musulmans à l’Assemblée du peuple, Al-Dostour.

 

Paroles d'un diplomate. Les relations politiques doivent se traduire en davantage de coopération économique et commerciale. Une approche que défend Gonzalo Gutierrez, vice-ministre péruvien des Affaires étrangères.

« C’est une opportunité unique de transformer le dialogue en actions et projets concrets »

Vice-ministre péruvien des Affaires étrangères, Gonzalo Gutierrez est un homme qui croit en ce qu’il appelle « la diplomatie des réalisations concrètes ». « Aujourd’hui, la diplomatie est surtout liée aux négociations commerciales qui finalement se traduisent en des faits concrets. Je suis par exemple fier d’avoir été dernièrement à la tête des négociateurs de mon pays pour la création de la zone de libre-échange avec les Etats-Unis, un accord d’une très grande importance pour notre pays dans la mesure où il va l’intégrer définitivement dans le marché international », explique le diplomate pour illustrer, toujours aussi concrètement, ses convictions. La raison derrière sa récente visite en Egypte s’explique selon la même logique. « Je suis venu pour promouvoir et mettre en valeur les relations bilatérales entre nos deux pays liés par de grandes affinités ». Et d’ajouter : « Sur beaucoup de dossiers internationaux, la position traditionnelle de l’Egypte se trouve très proche de celle du Pérou. Ceci est le cas par exemple du dossier de la réforme de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) ou encore du processus des négociations commerciales du Doha Round. Nos deux pays font partie du groupe du G20 et nous avons le même intérêt à la libéralisation du commerce et au libre accès des produits agricoles des pays en voie de développement aux marchés des pays développés », explique Gutierrez.

La promotion des relations économiques avec l’Egypte est actuellement un objectif du Pérou. « Jusqu’à présent, nous n’avons pas déployé suffisamment d’efforts dans ce domaine et c’est pourquoi lesdites relations restent trop faibles », regrette-t-il. Afin de changer la situation, il a tenu à s’entretenir avec des représentants des milieux égyptiens des affaires. « Avec les hommes d’affaires, j’ai passé en revue tous les moyens susceptibles de promouvoir nos échanges commerciaux, je leur ai présenté les opportunités offertes au Pérou. Par exemple, notre pays témoigne d’une croissance notable dans le secteur des industries agricoles ».

Par ailleurs, au niveau politique, le diplomate insiste : « Pour nous, l’Egypte est un pays très important qui joue un rôle décisif en ce qui concerne la paix dans toute cette région. Ceci est particulièrement important, nous l’avions senti spécialement cette année en tant que membre du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Nous avons eu des consultations continues avec les Egyptiens sur l’Iraq, le dossier nucléaire iranien, celui de la paix au Proche-Orient et aussi sur la situation au Darfour, un problème dans lequel l’Egypte investit des grands efforts ».

En tant que pays de l’Amérique du Sud, le Pérou participe activement aux efforts de rapprochement entre les pays arabes et les pays de ce continent. Une initiative encouragée par les relations et les échanges entre les deux régions. « C’est une opportunité unique de transformer le dialogue qui est en train d’avoir lieu entre nos régions en actions et projets concrets de développement économique et de coopération Sud-Sud ».

Randa Achmawi

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