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Le Djihad islamique égyptien
Le Djihad trouve ses origines en 1974. Son fondateur était
un Palestinien, Saleh Sareya, auteur d’un attentat manqué
contre Sadate. Le mouvement en tant que tel a été fondé vers
la fin de l’année 1980, lorsque l’auteur du « L’obligation
absente », Mohamad Abdel-Salam Farag, rassemble différents
mouvements déjà existants depuis les années 1970 dans une
seule organisation, le Djihad.
Le mouvement s’est constitué dans un premier temps des
étudiants de l’Académie militaire, mais il comptait aussi
Abboud Al-Zomor, qui était un officier des services de
renseignements militaires, et Aymane Al-Zawahri, appartenant
à une famille de la haute bourgeoisie lettrée égyptienne,
aujourd’hui numéro deux d’Al-Qaëda et qui deviendrait plus
tard l’émir du Djihad.
La doctrine du groupe est basée sur le fait que l’Egypte est
dirigée par des « apostats » qu’il faut renverser, et pour
ce il n’y a de moyen que la lutte armée.
Contrairement à la Gamaa islamiya, le Dijhad prônait une
action dans la plus grande discrétion, voire la
clandestinité. Il était essentiellement implanté dans le
nord du pays, contrairement à la Gamaa.
De 1981 à 1983, le Djihad se rallie à la Gamaa pour
assassiner le président Sadate. Le mouvement tente dix ans
plus tard d’assassiner le ministre de l’Intérieur, Hassan
Al-Alfi, et le premier ministre, Atef Sedqi.
Plus tard, le mouvement s’est scindé en deux factions, une
dirigée par Al-Zomor, et l’autre dirigée par Zawahri après
son ralliement à Bin Laden. Sayed Imam Al-Chérif, théoricien
et émir du groupe jusqu’en 1993, est celui qui a commencé le
processus de révision
La Gamaa islamiya
Le mouvement a vu le jour au début des années 1970 dans les
universités égyptiennes sous forme d’abord d’une
organisation religieuse.
Son idéologie et son objectif ne diffèrent pas du Djihad. Il
vise à renverser le régime égyptien et à instaurer un Etat
islamique.
C’était au départ un mouvement salafiste, mais en 1979 son
leader, Karam Zohdi, rencontre Abdel-Salam Farag, du Djihad
qui lui propose de commencer la lutte pour renverser le
régime. Une alliance est nouée entre les 2 mouvements, et la
branche armée de la Gamaa est créée ainsi qu’un appareil de
daawa (prédication) et de recrutement.
La signature des accords de paix avec Israël en 1978 et
l’asile accordé au Chah d’Iran avaient provoqué les
islamistes. Le cheikh Omar Abdel-Rahman, détenu actuellement
aux Etats-Unis et qui plus tard deviendrait leur chef
spirituel, a émis alors une fatwa condamnant à mort le
président Sadate.
La Gamaa opérait surtout en Haute-Egypte et ciblait les
policiers, les chrétiens et les touristes.
En 1997, le mouvement annonce pour la première fois son
renoncement à la violence, mais deux mois après, la Gamaa
mène un attentat spectaculaire à Louqsor dans le temple de
Hatchépsout.
En 1998, on comptait 20 000 de ses militants en prison.
Depuis un an, le mouvement, dont beaucoup de militants ont
été libérés, a créé son site officiel
http://www.egyig.com/ dont le rédacteur en chef est Nagueh
Ibrahim, ancien théoricien et philosophe. |