Volley-Ball.
La sélection égyptienne disputera pour la deuxième année
consécutive le tour intercontinental de la Ligue mondiale.
Des matchs face aux grosses pointures de la discipline
l’attendent du 25 mai au 1er juillet à la Havane (Cuba).
L’occasion de se mesurer
aux plus grands
Le
25 mai à La Havane (Cuba), l’Egypte rencontrera la sélection
cubaine lors du premier match du groupe C du tour
intercontinental de la Ligue mondiale. Ce n’est que l’année
dernière que le continent africain faisait connaissance de
la Ligue mondiale. Et la Fédération Internationale de
Volley-Ball (FIVB) a choisi l’Egypte, en tant que championne
d’Afrique et meilleur pays africain en volley, pour
représenter l’Afrique à la Ligue mondiale, dont la première
édition remonte à 1990. Cette édition, tout comme l’édition
précédente, comporte 16 équipes qui sont réparties en 4
groupes. Chaque équipe doit jouer 4 matchs contre chacune
des 3 autres : 2 à domicile et 2 à l’étranger. Ainsi chaque
équipe doit-elle disputer 12 matchs pour un total de 96
matchs au tour préliminaire. Le premier de chaque groupe
sera qualifié pour la finale de la Ligue mondiale avec le
pays organisateur et une équipe qualifiée sur une invitation
(Wild Card) de la FIVB. Cette finale aura lieu du 11 au 15
juillet à Kolowice (Pologne).
L’Egypte, qui disputera cette compétition pour la 2e fois
consécutive, fait partie d’un groupe très solide, la poule
C, qui regroupe Cuba, la Russie et la Serbie. Un groupe d’un
niveau beaucoup plus élevé que l’année dernière, lorsque la
sélection nationale avait terminé à la dernière place de son
groupe ... Cuba, qui était le favori du groupe comprenant l’Egypte
l’année dernière, ne l’est plus cette année. Et cela malgré
ses belles performances en Ligue mondiale, dont une médaille
de bronze en 2005 et un titre en 1998. Cette équipe regroupe
de grands talents tels Juantorena P. Ossmany, Poey Romero
Raide et Diaz C. Yoandri, qui ont été parmi les meilleurs
volleyeurs de la Ligue mondiale en 2005 et 2006. Le groupe C
comporte par ailleurs l’une des plus grandes nations de la
discipline, la Russie. Cette équipe, qui possède un palmarès
extraordinaire lorsqu’elle évoluait sous les couleurs de
l’Union soviétique (6 titres de champion du monde, 4
médailles d’or en Coupe du monde et 12 titres de Champion
d’Europe), a continué son élan en jouant sous les couleurs
de la Russie et en terminant notamment 3e de la finale de la
Ligue mondiale en 2006 à Moscou. En 2005, elle remporte la
médaille d’argent au Championnat d’Europe et en 2004 elle
décroche la médaille de bronze aux Jeux olympiques
d’Athènes. La Serbie, quant à elle, n’est pas moins forte.
Cette année, le pays évolue pour la première fois sous le
drapeau de la Serbie après avoir joué 11 ans sous le nom de
Serbie-et-Monténégro et remporté 15 médailles durant cette
période.
Au milieu de ces 3 grandes équipes, l’Egypte fera en sorte
de limiter les dégâts. « Il faut que nous soyons clairs,
notre objectif n’est pas de remporter des matchs mais
d’acquérir de l’expérience. En fait, jouer contre ces
grandes nations représente une bonne chance pour nous car en
dehors de la Ligue mondiale il est très difficile de
rencontrer ces pays », avoue Gamal Chiha, directeur général
de la Fédération égyptienne.
Outre le niveau élevé dans lequel l’Egypte doit évoluer, la
sélection nationale n’a débuté sa préparation que le 6 mai
dernier après avoir achevé le championnat national et la
Coupe d’Egypte. « Cette préparation n’est pas suffisante
pour la Ligue mondiale mais nous avons cette saison un
calendrier chargé de compétitions. Pour nous, la Ligue
mondiale est considérée comme une préparation pour évaluer
les joueurs avant les autres compétitions de la saison »,
précise Gamal Chiha.
En effet, cette saison, l’Egypte doit disputer les Jeux
africains (en juillet), la Coupe d’Afrique des nations
qualificative pour la Coupe du monde (le 15 septembre), les
Jeux arabes en novembre et enfin les qualifications
africaines pour les Jeux olympiques. « Ce grand nombre de
compétitions a amené le directeur technique de
l’équipe, le Polonais Grzegorz Rys, à composer 2 équipes,
une équipe A et une autre B, car il est impossible que 12
joueurs disputent toutes ces compétitions », affirme Gamal
Chiha.
Autre signe du peu d’engagement de la sélection dans cette
compétition, plusieurs volleyeurs manqueront à l’appel en
raison des examens de fin d’année. Ahmad Salah, le meilleur
volleyeur de l’équipe, sera absent du match face à Cuba,
tout comme Hamdi Al-Safi, capitaine de l’équipe. S’ajoute à
cela l’absence du volleyeur professionnel Abdallah
Abdel-Salam, âgé de 22 ans, de surcroît meilleur serveur d’Egypte,
qui a rejoint le club italien de Sisley Treviso, champion
d’Italie et champion d’Europe en 2006. Abdel-Salam, qui est
le premier volleyeur égyptien et africain à jouer dans les
rangs de Treviso, l’un des plus importants clubs au monde,
ne sera pas présent lors du match face à Cuba. Mais ce trio
rejoindra l’équipe lors de sa deuxième rencontre, le 1er
juin, face à la Serbie.
Malgré l’absence de ces joueurs et le niveau très élevé du
groupe dans lequel évolue l’Egypte, la sélection peut tout
de même espérer acquérir l’expérience et la confiance
nécessaires aux compétitions à venir .
Doaa
Badr