Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | La pression record des examens
  Président Salah Al-Ghamry
 
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 Semaine du 23 au 29 mai 2007, numéro 663

 

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Examens de fin d’année . Une de nos lectrices lance un appel aux parents d’essayer d’être plus calmes dans la période des examens pour que leurs enfants soient plus calmes.

La pression record des examens 

Les examens sont ressentis comme un véritable drame au sein de la famille égyptienne. Parents et élèves sont tiraillés de part et d’autre pour atteindre le but final : le fameux pourcentage qui permettra au futur génie du siècle d’accéder à telle ou telle faculté. Du côté des parents, le problème est double : tout d’abord, ils doivent déployer tous leurs efforts pour assurer non seulement une ambiance relativement calme à l’intérieur de la maison, mais aussi une somme d’argent conséquente pour pouvoir payer les cours particuliers nécessaires à leurs enfants.

 Du côté des élèves, ils subissent une double tension : l’intensité des cours et leur assimilation d’une part et la pression exercée par les parents qui exigent davantage de travail et de concentration d’autre part. Dans les pays de la région, le bac a lieu, il est vrai, dans un climat relativement tendu.

Mais, l’Egypte a battu tous les records en ce sens, puisque la famille mène une vie très dure avant, durant et même après les examens de fin d’année. Les programmes sont-ils trop chargés ?

 Les horaires des classes le sont-ils également ? Il s’agit d’un véritable problème qui n’a toujours pas trouvé sa solution.

Sara Sayed,Le Caire. 

Gaspillage de l’eau

L’eau est un sujet qui doit être prioritaire dans nos politiques. En effet, l’eau c’est la vie ; et nous devons donc en prendre bien soin et la protéger. Certains se plaignent de ne pas avoir assez d’eau, ou même de ne pas en avoir du tout. D’autres en ont tellement qu’ils ne la contrôlent même pas. Ici et là, on laisse des robinets ouverts. En fait, ce qu’il faudrait c’est que les responsables prennent conscience de la nécessité d’une véritable politique en la matière. Une campagne de sensibilisation doit par ailleurs être organisée, afin que la population soit plus concernée. Les médias, écrits et audiovisuels, doivent donc être partenaires aux côtés de la société et du gouvernement. Petits et grands, public et privé, tous doivent participer à une meilleure protection de l’eau. Dans les villes comme dans les campagnes, des mesures doivent être prises pour pénaliser toute personne permettant « le gaspillage de l’eau ».

Ahmad Hassan,Le Caire. 

Le sport, clé de bien des maux

Les Egyptiens passent trop de temps à regarder la télé. Les cafés sont un point de rencontre pour les jeunes et surtout les vieillards, où on se trouve pour jouer aux dominos, etc. Les jeunes vont aussi au cybercafé pour surfer sur Internet ou jouer en réseau. Sinon, ils vont au cinéma ou au théâtre.

J’y vois un grand problème. Pour moi, la solution à bien des problèmes de la société réside dans les propos du calife Omar Ibn Al-Khattab qui nous a recommandé d’apprendre à nos enfants la natation, le tir et l’équitation. Il soulignait la valeur du sport pour les jeunes générations. Il a désigné ces sports car ils étaient les plus utilisés pendant les combats. Il a testé ces pratiques afin de permettre aux jeunes d’entrer dans les guerres et les conquêtes islamiques.

De nos jours, le sport prend plusieurs formes qui conviennent à tous les âges. Elles répondent à l’ensemble des nécessités et des goûts.

Mais les écoles et les universités s’intéressent plus à l’acquis du savoir scientifique et omettent l’importance du sport dans la formation de la personnalité et la santé psychique et corporelle. Les écoles et universités ont limité à une heure ou deux par semaine la pratique du sport. C’est pourquoi il est nécessaire d’affilier nos enfants aux clubs et aux centres de jeunesse. Il faut profiter du temps pour pratiquer un sport utile, pour prendre part au développement physique, corporel et mental et éloigner l’obésité, la drogue et encore les maladies cardiaques.

Ossama Achour,Le Caire. 

Fêter le mouled d’autre façon

En Egypte, les mouleds célèbrent des femmes et hommes saints. Ils sont une manifestation religieuse, un rassemblement populaire autour d’une personnalité légendaire dont on loue les prodiges, et qui est considérée dans la tradition musulmane comme le martyr par excellence. Il y a le mouled de Sayeda Zeinab, la fille du prophète Mohamad, et ainsi de suite. La semaine dernière s’est déroulé le mouled d’Al-Hussein, petit-fils du prophète Mohamad.

Mais je suis contre la façon dont sont menées ces célébrations. Car les mouleds sont devenus l’occasion pour les voleurs, les mendiants et les gamins des rues pour exécuter leurs forfaits. Il y a aussi les guirlandes électriques multicolores qui ornent les minarets et les voûtes de mosquées et qui ne sont que du gaspillage d’électricité. En outre, les milliers de fidèles venus le plus souvent de la campagne dorment là où ils peuvent : dans des tentes montées autour de la mosquée ou sur les trottoirs. Enfin, les mouleds sont une source de pollution sonore en raison des haut-parleurs utilisés dans les cercles du zikr (chants religieux). Sans compter les cris des vendeurs ambulants, et des enfants sur les balançoires installées dans les rues, en plus du bruit des jeux de tir.

Est-ce que la religion approuve ce qui se passe lors des mouleds ? Je ne crois pas qu’elle exige des enfants et des femmes de rester dans les rues parmi les étrangers et les hommes pour célébrer l’anniversaire d’un homme saint !

Il faut donc que ces habitudes changent, même si ces coutumes existent depuis longtemps.

Abdel-Rahmen Al-Qady,Le Caire.

 




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