Examens de fin d’année .
Une de nos lectrices lance un appel aux parents d’essayer
d’être plus calmes dans la période des examens pour que
leurs enfants soient plus calmes.
La pression record des examens
Les examens sont ressentis comme un véritable drame au sein
de la famille égyptienne. Parents et élèves sont tiraillés
de part et d’autre pour atteindre le but final : le fameux
pourcentage qui permettra au futur génie du siècle d’accéder
à telle ou telle faculté. Du côté des parents, le problème
est double : tout d’abord, ils doivent déployer tous leurs
efforts pour assurer non seulement une ambiance relativement
calme à l’intérieur de la maison, mais aussi une somme
d’argent conséquente pour pouvoir payer les cours
particuliers nécessaires à leurs enfants.
Du côté des élèves, ils subissent une double tension :
l’intensité des cours et leur assimilation d’une part et la
pression exercée par les parents qui exigent davantage de
travail et de concentration d’autre part. Dans les pays de
la région, le bac a lieu, il est vrai, dans un climat
relativement tendu.
Mais, l’Egypte a battu tous les records en ce sens, puisque
la famille mène une vie très dure avant, durant et même
après les examens de fin d’année. Les programmes sont-ils
trop chargés ?
Les horaires des classes le sont-ils également ? Il s’agit
d’un véritable problème qui n’a toujours pas trouvé sa
solution.
Sara Sayed,Le Caire.
Gaspillage de l’eau
L’eau est un sujet qui doit être prioritaire dans nos
politiques. En effet, l’eau c’est la vie ; et nous devons
donc en prendre bien soin et la protéger. Certains se
plaignent de ne pas avoir assez d’eau, ou même de ne pas en
avoir du tout. D’autres en ont tellement qu’ils ne la
contrôlent même pas. Ici et là, on laisse des robinets
ouverts. En fait, ce qu’il faudrait c’est que les
responsables prennent conscience de la nécessité d’une
véritable politique en la matière. Une campagne de
sensibilisation doit par ailleurs être organisée, afin que
la population soit plus concernée. Les médias, écrits et
audiovisuels, doivent donc être partenaires aux côtés de la
société et du gouvernement. Petits et grands, public et
privé, tous doivent participer à une meilleure protection de
l’eau. Dans les villes comme dans les campagnes, des mesures
doivent être prises pour pénaliser toute personne permettant
« le gaspillage de l’eau ».
Ahmad Hassan,Le Caire.
Le sport, clé de bien des maux
Les Egyptiens passent trop de temps à regarder la télé. Les
cafés sont un point de rencontre pour les jeunes et surtout
les vieillards, où on se trouve pour jouer aux dominos, etc.
Les jeunes vont aussi au cybercafé pour surfer sur Internet
ou jouer en réseau. Sinon, ils vont au cinéma ou au théâtre.
J’y vois un grand problème. Pour moi, la solution à bien des
problèmes de la société réside dans les propos du calife
Omar Ibn Al-Khattab qui nous a recommandé d’apprendre à nos
enfants la natation, le tir et l’équitation. Il soulignait
la valeur du sport pour les jeunes générations. Il a désigné
ces sports car ils étaient les plus utilisés pendant les
combats. Il a testé ces pratiques afin de permettre aux
jeunes d’entrer dans les guerres et les conquêtes
islamiques.
De nos jours, le sport prend plusieurs formes qui
conviennent à tous les âges. Elles répondent à l’ensemble
des nécessités et des goûts.
Mais les écoles et les universités s’intéressent plus à
l’acquis du savoir scientifique et omettent l’importance du
sport dans la formation de la personnalité et la santé
psychique et corporelle. Les écoles et universités ont
limité à une heure ou deux par semaine la pratique du sport.
C’est pourquoi il est nécessaire d’affilier nos enfants aux
clubs et aux centres de jeunesse. Il faut profiter du temps
pour pratiquer un sport utile, pour prendre part au
développement physique, corporel et mental et éloigner
l’obésité, la drogue et encore les maladies cardiaques.
Ossama Achour,Le Caire.
Fêter le mouled d’autre façon
En Egypte, les mouleds célèbrent des femmes et hommes
saints. Ils sont une manifestation religieuse, un
rassemblement populaire autour d’une personnalité légendaire
dont on loue les prodiges, et qui est considérée dans la
tradition musulmane comme le martyr par excellence. Il y a
le mouled de Sayeda Zeinab, la fille du prophète Mohamad, et
ainsi de suite. La semaine dernière s’est déroulé le mouled
d’Al-Hussein, petit-fils du prophète Mohamad.
Mais je suis contre la façon dont sont menées ces
célébrations. Car les mouleds sont devenus l’occasion pour
les voleurs, les mendiants et les gamins des rues pour
exécuter leurs forfaits. Il y a aussi les guirlandes
électriques multicolores qui ornent les minarets et les
voûtes de mosquées et qui ne sont que du gaspillage
d’électricité. En outre, les milliers de fidèles venus le
plus souvent de la campagne dorment là où ils peuvent : dans
des tentes montées autour de la mosquée ou sur les
trottoirs. Enfin, les mouleds sont une source de pollution
sonore en raison des haut-parleurs utilisés dans les cercles
du zikr (chants religieux). Sans compter les cris des
vendeurs ambulants, et des enfants sur les balançoires
installées dans les rues, en plus du bruit des jeux de tir.
Est-ce que la religion approuve ce qui se passe lors des
mouleds ? Je ne crois pas qu’elle exige des enfants et des
femmes de rester dans les rues parmi les étrangers et les
hommes pour célébrer l’anniversaire d’un homme saint !
Il faut donc que ces habitudes changent, même si ces
coutumes existent depuis longtemps.
Abdel-Rahmen Al-Qady,Le Caire.