Al-Ahram Hebdo, Voyages | Bonboni vient divertir
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 18 à 24 avril 2007, numéro 658

 

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Voyages

Initiative . Trois femmes suisses ont créé un cirque à Dahab au titre suggestif, celui de « Cirque Bonboni ». L’objectif est non seulement de divertir les enfants, mais aussi de promouvoir le tourisme dans cette ville qui ne connaît que la plongée et le safari.  

Bonboni vient divertir 

C’est pour la seconde fois que 3 femmes suisses prennent l’initiative de créer un cirque à Dahab par les efforts individuels. « Tout à fait au départ, c’était l’idée de quelques femmes suisses qui sont mariées avec des Egyptiens et vivant à Dahab. On a essayé de faire quelque chose pour les enfants de cette ville pour les divertir et aussi les instruire, surtout qu’ils ne voient autour d’eux que la mer et le désert », explique Regula Mahler Bachir, une pionnière de ce cirque. La naissance de ce cirque remonte à l’été dernier. Ce n’était pas du tout facile car elles ont dû travailler près de trois mois pour préparer le spectacle avec les enfants afin qu’ils apprennent les arts du cirque. « En fait, on a eu recours aux enfants des écoles de langues ou publiques qui se trouvent à Dahab pour en choisir les petits qui vont être le noyau du cirque. Nous avons entraîné nous-mêmes les petits parce que nous maîtrisons bien cet art », reprend Regula  La philosophie de ce projet est de rassembler les enfants de différentes cultures dans un seul projet. Il y a des Egyptiens, des Russes, des Allemands et des Français, chacun avec sa langue et sa mentalité. « Chaque enfant a en lui un potentiel et des talents qu’on essaye de découvrir et de développer. En plus des natifs de la ville, nous avons parmi nous des danseuses, des musiciennes, des décorateurs, etc. », ajoute la responsable. Le financement était un problème et n’a pu être résolu que  partiellement. Elles ont pris 300 L.E. de chaque enfant qui participe aux activités des ateliers. Elles ont fixé le prix des tickets à 25 L.E. pour les Egyptiens et 45 L.E. pour les étrangers. Seuls les enfants ont bénéficié d’une réduction, leur billet étant de 10 L.E. chacun. Ce n’est pas suffisant, affirme Sandra Abdel-Salam, une organisatrice. Le coût de la publicité doit être pris en compte : des posters et pamphlets, en plus de l’achat des costumes et des instruments pour présenter un cirque au sens propre du terme, où l’on présente toutes les scènes d’un grand cirque comme le jonglage, l’acrobatie au sol et en l’air, la balance, les jeux du feu, la magie et les clowneries. « Mais le succès qu’on a remporté l’année dernière et des grands et des petits nous a encouragés à refaire l’expérience cette année et à élargir notre publicité vers les hôtels, les villages touristiques et sur Internet. On a profité de quelques parents qui sont des directeurs d’hôtels pour nous aider à répandre l’invitation », explique Tina Mamdouh, la troisième femme qui a collaboré à l’organisation de ce cirque.

L’année dernière, le cirque a reçu au cours de quatre jours de présentation plus de 3 000 spectateurs entre Egyptiens et étrangers. Le quatuor s’attend donc cette année au double de ce chiffre puisqu’elles ont étendu cette fois-ci leur publicité pour comprendre Charm Al-Cheikh et Noweiba aussi .

 Dalia Farouk

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Entretien avec
Amr Diab, élu meilleur plongeur à Dahab en 2007 par l’Association internationale de plongée, BIDA.


Al-Ahram Hebdo : Pourquoi avez-vous été choisi comme meilleur plongeur cette année ?« Ce sont les Allemands et les Suisses qui sont vraiment mordus de plongée »

Amr Diab : En fait, j’ai passé des examens pratiques et théoriques très avancés dans le domaine de la plongée qui m’ont permis d’avoir une maîtrise de ce sport ou ce qu’on appelle le Dive Master. C’est un instructeur de plongée faisant partie de la BIDA qui m’a testé, il a ensuite envoyé mon dossier avec mon CV au siège de l’association internationale qui m’a octroyé l’honneur d’être le Master Diver en 2007.

— Est ce que c’est facile de maîtriser la plongée sous-marine ?

 — C’est facile de se lancer dans le fascinant monde sous-marin, surtout si l’on aime ce que l’on fait. La plongée devient une source de plaisir, notamment lorsqu’on reçoit une bonne formation. Un programme peut être suivi dans différents centres, il consiste à suivre quatre cours essentiels qu’on peut prendre en une seule semaine avec obtention d’une licence qui n’est pas internationale. Le premier cours s’appelle Open Water Diving. Il se déroule dans les piscines et il permet de faire le premier pas dans le monde sous-marin. Durant la formation, on peut apprendre les bases : comment utiliser le masque d’oxygène, la boussole et comment respirer de la bouche. Après les premières plongées en piscine ou en milieu naturel, c’est le deuxième cours nommé Advanced Open Water. Cela peut permettre de pratiquer les exercices en mer en utilisant la bouteille d’oxygène. Ce cours est considéré comme la deuxième étoile donnée aux plongeurs. Enfin, c’est le dernier cours appelé Dive Master qui comprend trois étapes : les soins médicaux, le secours et la plongée pendant la nuit ou le Night Dive.

— Cette formation est-elle coûteuse ?

— Le prix de ce cours est de 750 L.E. pour les Egyptiens et de 1 200 dollars pour les étrangers. Les amateurs qui veulent se perfectionner peuvent poursuivre une formation plus avancée qui leur permet d’obtenir une licence internationale. Il faut ajouter que pour acquérir les équipements du parfait plongeur, il faut débourser dans les 15 000 livres. Ce n’est pas donné ; le matériel est coûteux. Mais les amateurs peuvent se contenter de location, c’est-à-dire 45 L.E. par heure. Je recommande la plongée de 9h à 12h et de 16h à 18h pour les débutants.

— Quelles sont les nationalités qui font le plus de plongée ?

— Ce sont les Allemands et les Suisses qui sont vraiment mordus de plongée. Ils viennent exprès et parfois plusieurs fois par an pour pratiquer leur sport préféré. Les Russes viennent aussi souvent. Mais à vrai dire, ce sont les Allemands et les Suisses qui sont les plus obéissants aux instructions de sécurité, ce qui facilite beaucoup notre tâche. En outre, ils respectent à la lettre les normes écologiques lors de leur plongée pour ne pas causer de dégâts aux richesses sous-marines qu’ils adorent et dont ils connaissent bien la valeur.

 — Quelles sont ces normes écologiques ?

— Tous les amateurs doivent respecter des conditions simples et faciles pour conserver la richesse subaquatique : ne jamais se mettre dans l’eau en marchant dans les roseaux, ou sur les coraux vivants, maintenir une distance avec les coraux, poissons et autres créatures marines, contrôler l’endroit où l’on jette l’ancre si la plongée a lieu à partir d’un bateau et il ne faut pas nourrir les poissons. De même, il est interdit de collecter les coraux et les coquillages comme souvenir .

 




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