Al-Ahram Hebdo, Voyages | Quand le paradis est négligé
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 18 à 24 avril 2007, numéro 658

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Voyages

Tourisme. Dahab, l’un des plus beaux lieux de plongée au monde, souffre de nombreux problèmes qui entravent son développement touristique. 

Quand le paradis est négligé 

A 80 km au nord de Charm Al-Cheikh se trouve la plus belle des villes bédouines typiques du Sud-Sinaï, Dahab. Une atmosphère encore vierge avec des montagnes impressionnantes mais avant tout une mer d’une couleur incomparable favorable à la plongée.

Dans cette ville, la journée commence à 7 heures du matin, lorsque les touristes et les plongeurs prennent leurs jeeps, avec tous leurs équipements pour se rendre à la destination appropriée à la plongée. Après quelques courtes instructions données au groupe de touristes qui veulent faire de la plongée, le guide plongeur descend avec son groupe dans l’eau où ils restent près de 50 minutes, pas plus, pour ne pas confronter un problème de manque d’oxygène. Tous les touristes qui optent pour Dahab viennent pour la plongée soit poussés par le goût de l’aventure, soit par amour de ce sport en vogue dans le monde entier. Il y a des touristes qui viennent exprès à Dahab des quatre coins du monde pour faire de la plongée parce que c’est l’une des plus belles régions pour pratiquer ce sport grâce à la beauté et à la richesse de la vie marine. Dans les failles sous-marines, on trouve des jardins coralliens, des grottes, des îles et des récifs incomparables et plus beaux que ceux qui existent ailleurs dans le monde. En outre, c’est l’une des régions les plus calmes et les plus sûres à cet égard. « On n’y trouve jamais de requins qui abondent, par exemple, dans des superbes régions de plongée en Australie », assure Islam Ali Radwane, plongeur travaillant à Dahab. Mais ce paradis sur terre semble être oublié. Les habitants de Dahab souffrent de quelques problèmes susceptibles, à long terme, d’entraver le développement touristique de leur ville.

Le grand mal qui affecte les habitants et les touristes est surtout l’insuffisance des moyens de transport dans une ville visitée par plus de 400 000 touristes chaque année. « Un seul autobus arrive à Dahab chaque jour.

Il appartient à la compagnie de l’Est du Delta, dont les véhicules ne sont pas du tout confortables », assure Amr Saïd, ingénieur travaillant dans un village touristique à Dahab où il vit avec sa famille.

Un autre grand problème dont souffre Dahab, c’est le manque de propreté. « En fait, les cafétérias et les casinos sur les plages de Dahab se débarrassent de leurs déchets dans la mer Rouge. Les touristes ne conçoivent pas comment les Egyptiens jettent les ordures dans une mer qui est une richesse à préserver », se lamente Moustapha Ismaïl, membre de l’Association de la plongée dans la mer Rouge, qui assure que ces déchets détruisent de grandes superficies de récifs. Par conséquent, Dahab est de plus en plus menacée de perdre sa richesse naturelle et donc son attraction touristique. Pour sa part, Ihab Tomoum, président de l’Association du développement de la plongée au Sud-Sinaï, assure que l’association essaye de contribuer à résoudre ce problème en nettoyant gratuitement la mer à Dahab, en collectant les déchets sur les places et dans les rues. « Notre travail n’est pas suffisant. L’Etat doit accorder plus d’intérêt à Dahab, comme il le fait pour Charm Al-Cheikh », dit-il.

Le Blue Hall, Ras Abou-Galloum, Gabr Al-Bint, le Canyon et Abou-Hilal sont les plus belles régions pour pratiquer la plongée à Dahab. « On essaye de faire de ces zones de vrais parcs naturels pour la plongée. Cette ville paradisiaque peut attirer des millions de touristes puisqu’elle ne présente pas seulement la plongée qui est son trait caractéristique, mais aussi d’autres types de tourisme comme le safari », conclut-il . 

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.