Al-Ahram Hebdo, Evénement | Hommage au 12e homme
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 18 à 24 avril 2007, numéro 658

 

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Evénement

Ahli. Perçu comme l’une des clés du succès du club tout au long de son histoire, le public d’Ahli constitue un phénomène dans ses aspects de masse et de fidélité. 

Hommage au 12e homme 

On dit souvent que le public est le joueur numéro 12. Chez Ahli, c’est le numéro 1. « C’est l’élément qui ne nous a jamais manqué. Bien au contraire, il était toujours un facteur moteur, parfois même décisif dans nos succès. C’est un grand public, le meilleur de la planète », explique Hossam Al-Badri, ancien joueur des Rouges et actuel adjoint de l’entraîneur Manuel José Da Silva. Et lorsque Al-Badri fait hommage à son public, il n’exagère pas. En effet, l’un des grands atouts d’Ahli est son énorme public qui a toujours répondu présent. « Nous avions fait des statistiques de présence au stade de 2001 à 2004 et à la grande surprise, la plus grande présence au stade revenait aux supporters d’Ahli », déclare Bassel Achraf, directeur de vente à la compagnie multinationale Proctor and Gamble. Ces années étaient les pires de l’histoire du club Ahli qui venait à peine de décrocher le titre national après trois ans de traversée du désert. Le club était dans une phase de transition où il était privé de toutes ses vedettes. « C’est un rôle que ce grand public a joué systématiquement et à travers les différentes décennies. Il a prouvé qu’il ne venait pas seulement pour se régaler, mais il sentait comme obligation d’être au support de l’équipe dans les mauvais moments avant même ceux de joie », explique Taher Abou-Zeid, ancienne gloire du club.

Que ce soit au Caire, à Alexandrie, à Mahalla ou ailleurs, le seigneur a partout trouvé ses fidèles. Parfois même, les équipes hôtes se plaignent de trouver leur propre public encourager Ahli. « Je n’ai jamais vu un club bénéficier d’une telle popularité. Avec à peu près ses 40 millions de supporters, Ahli doit être sûrement en tête des clubs du monde », avait déclaré José en 2001, ébloui par l’énorme masse qui est derrière son équipe. Les fans suivent toujours leurs idoles là où ils se rendent pour leur donner du réconfort, leur faire sentir leur présence. Ils ont donné l’exemple par les groupes, dont le plus important, Les Sympathisants d’Ahli, a créé le premier site pour le club sur le web, ou le nouveau groupe constitué de jeunes. « Nous essayons d’être plus organisés soit par la présence au stade, soit par l’organisation des voyages et la coordination avec la direction de l’équipe. Nous essayons également d’être plus modérés vis-à-vis des adversaires et de contrôler les mauvaises langues de certains de nos supporters qui peuvent avoir un impact négatif sur les joueurs », souligne Tareq Maraghi, l’un des membres du groupe des supporters. Pour ces hommes, Ahli est une sorte de culte et son patrimoine et palmarès une bible qu’ils connaissent par cœur. A l’exemple d’Ahmad Abdoun, un fameux fan de ce club. Il a quitté son épouse le lendemain de leurs noces pour être au support de son équipe dans son match capital contre le Sfaxien à Tunis, en finale retour de la Ligue d’Afrique 2006. Un sacrifice qui n’a pas été en vain, heureusement, puisque Ahli a pu battre le Sfaxien 1-0 à Radès et rentrer avec sa chère coupe.

D’ailleurs, la popularité du club dépasse de loin les frontières de l’Egypte. Elle s’étend à de nombreux pays arabes et africains. Outre les Egyptiens résidant à l’étranger, les nationaux des pays sont aussi tombés amoureux du maillot rouge en raison de sa très grande réputation et de ses succès qu’il s’est forgés sur une période d’un grand siècle. Rien d’étonnant à ce que les dirigeants de la Fédération Arabe de Football (FAF) et ceux de la chaîne de la Radio et télévision arabe (ART) essaient de convaincre, en vain, l’administration du club d’Ahli de participer à la Ligue arabe des champions qui est boycottée par ce dernier depuis 2004. C’est une large audience d’assuré et des gains sûrs. Une énorme puissance économique et morale, Ahli se vante de son public tout comme ce dernier se vante de son idole.

Karim Farouk

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Rouge symbolique 

L’histoire de l’uniforme remonte à l’année 1911. Le rouge et le blanc font référence aux couleurs du drapeau égyptien, qui était conforme au drapeau ottoman lors du règne du khédive Abbass Helmi II.

Au départ, les maillots étaient rayés verticalement en rouge et blanc. Ensuite, le maillot s’est développé pour devenir à moitié rouge et à moitié blanc verticalement, pour enfin arriver à sa couleur actuelle, à savoir le maillot rouge, shorts blancs et chaussettes rouges.

 

 




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