Ahli.
Le ballon rond a causé la grande gloire d’Ahli durant ses
100 ans d’histoire, et ses vedettes ont été les héros qui
ont séduit le public sur la scène locale, africaine, arabe
et même internationale.
Le foot, la couronne du roi Ahli
100
ans et bientôt 100 titres rien qu’en football. Ahli n’est
plus qu’à quelques longueurs du titre du championnat
national 2007. Ce sport qui a fait la gloire de ce club, qui
est l’un des plus titrés de la planète. Les premières
victoires étaient lors de la Coupe du sultan Hussein lancée
en 1917. Cette compétition a été d’abord dominée par
l’équipe de l’armée britannique, qui avait intégré le
football dans la vie sportive en Egypte. Les Rouges ont mis
6 ans avant de pouvoir faire leur percée et remporter leur
premier titre en 1923. Ensuite, ils ont appuyé la pédale
d’accélérateur et remporté 7 titres jusqu’en 1938, date où
la compétition fut annulée. Cette dernière a cédé sa place à
la Ligue du Caire qu’Ahli a remportée 5 fois seulement en
ces 15 éditions (1938–1953). C’était la première génération
de vedettes avec, au noyau, les légendaires Hussein Hégazi
et Mokhtar Al-Tetch qui ont inscrit les premiers succès du
club. Mais ce n’était que le début. Le lancement du
championnat officiel en 1948 a témoigné d’une domination
écrasante de la part d’Ahli qui a remporté 11 des 12
premières éditions pour annoncer l’arrivée du seigneur du
football égyptien. Honneur à Saleh Sélim, Tareq Sélim,
Hussein Madkour, Mohamad Al-Guindi, Toutou, Ahmad Mekkawi,
Mahmoud Al-Gohari, Réfaat Al-Fanagli et Sayed Al-Dezoui.
Les victoires d’Ahli se sont ensuite accumulées à 31 titres
de championnat et 34 de coupes d’Egypte et 3 de Supercoupe
pour dépasser de très loin tous ses rivaux. De nombreuses
vedettes ont enregistré leurs noms en lettres d’or dans
l’histoire du football national, telles que Taha Ismaïl,
Mimi Al-Cherbini, dans les années 1960, Mahmoud Al-Khatib,
Moustapha Abdou, Taher Al-Cheikh, dans les années 70, Magdi
Abdel-Ghani, Taher Abou-Zeid, dans les années 80, les
jumeaux Hossam et Ibrahim Hassan, Walid Salaheddine, le
Ghanéen Felix Aboagye, dans les années 90 et l’actuelle
génération de Emad Metaab, Mohamad Abou-Treika et Mohamad
Barakat.
Ces générations se sont enchaînées en parfaite harmonie et
ont contribué au développement de cet énorme temple et
l’entassement de son coffre de trophées. Les fondateurs
Hégazi et Al-Tetch ont annoncé la naissance d’une puissance.
Ensuite, il y a eu le groupe d’Al-Khatib (meilleur buteur de
tous les temps des compétitions africaines interclubs avec
37 buts) qui s’est lancé à la conquête de l’Afrique dans les
années 1980 pour sacrer Ahli en temps que Club du siècle en
Afrique, les jumeaux Hassan ont séduit le monde arabe dans
les années 90, et finalement la bande d’Abou-Treika qui a
brisé tous les records nationaux et africains et est allé
même à se situer à une échelle mondiale en décrochant la
médaille de bronze des Championnats du monde des clubs, en
2006. Une performance qui se déplace à pente ascendante,
marquant ainsi une bonne stratégie et politique de ce club.
En effet, l’une des clés du succès de cette citadelle est
son administration qui a su assurer une excellente gestion
dans la grande majorité de son histoire. Un atout qui fait
défaut dans toutes les autres institutions égyptiennes et
qui était une distinction à envier par tous ses concurrents.
« Je pense que l’administration du club et son public ont
été les éléments moteurs du succès d’Ahli durant tout son
parcours et c’est pour ceci que même si le club s’était
trouvé à certains moments en déroute, il a pu se remettre
sur les rails grâce à la bonne gestion », confirme Hassan
Al-Mestékawi, le chef de la rubrique sportive au quotidien
d’Al-Ahram.
Mais la contribution d’Ahli dans le domaine des sports
dépasse de loin le football. En effet, les Rouges sont
présents dans les différents domaines sportifs et évoluent
toujours aux meilleurs niveaux au point que la grande
majorité des sélections nationales sont composées à base de
joueurs d’Ahli.
Raison pour laquelle Ahli a dépassé de loin le rôle d’un
club ordinaire pour devenir un facteur essentiel du sport en
Egypte. Et jusqu’à présent, il a répondu présent et comblé
le rôle de héros qu’il s’est lui-même décerné.
Karim
Farouk