En bref
Les
échanges de Co2
C’est la question que souhaitent élucider une trentaine de
chercheurs venus de toute l’Europe dans le sud-ouest de la
France, dans le cadre d’une mission européenne. Une mission
dont les travaux vont tenter de quantifier les échanges de
CO2 entre le sol et l’atmosphère, en fonction de type de
végétation, et qui complète la campagne 2005, déjà riche
d’enseignements.
L’objectif est de mieux comprendre le comportement des
écosystèmes en fonction de paramètres comme la température,
l’humidité, l’ensoleillement et la direction du vent. Des
écosystèmes qui, selon leur nature, interagissent à des
niveaux différents. On sait d’ors et déjà que forêts et
cultures d’hiver, ou encore sol labouré et champ cultivé ont
des niveaux d’émissions de CO2 très différents. Autre
enseignement de la campagne de l’année 2005, pendant la
journée, la brise de mer apporte un flux de gaz carbonique
non négligeable. Enfin, les différentes espèces végétales
cultivées n’ont pas le même solde en terme d’échanges de
CO2.
Gaz à
effet de serre
La Cour suprême américaine a affirmé que l’Agence nationale
de protection de l’environnement (EPA), et derrière elle
l’Administration Bush, avaient tort de refuser de considérer
les gaz à effet de serre comme des polluants. Cette décision
ne modifiera pas directement la politique américaine, mais
les défenseurs de l’environnement l’espéraient pour impulser
un mouvement que l’Administration refuse au nom de la
défense de l’économie américaine, alors que le pays
représente 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de
serre. Pour Hillary Clinton, l’une des favorites côté
démocrate pour l’élection présidentielle de 2008, la Cour a
« confirmé le consensus scientifique sur le fait que le
réchauffement climatique représentait une grave menace
provoquée par l’activité humaine et que le président Bush
devait agir de toute urgence » .
Une
porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré que
l’administration allait « analyser » les conséquences de la
décision, tout en réfutant que le gouvernement ait jamais
contesté le rôle de l’activité humaine dans le réchauffement
climatique. La décision devrait aussi permettre aux
défenseurs de l’environnement de réclamer aussi une
régulation des émissions des centrales électriques.