Al-Ahram Hebdo,Environnement | La pollution battue en brèche
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 18 à 24 avril 2007, numéro 658

 

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Environnement

Initiative. Des bidonvilles pollués situés à proximité de la zone industrielle de Hélouan ont été réaménagés selon des conditions écologiques saines. Etat des lieux.  

La pollution battue en brèche

Un paysage stupéfiant. Partis pour visiter un bidonville situé à dix kilomètres de la corniche du Nil, on est complètement éblouis par la beauté des lieux dans lesquels on arrive. Sans trop exagérer, on se croirait dans un quartier huppé de la capitale ou dans une des villes nouvelles. Ce qui surprend le plus, c’est la verdure et la propreté. Une tâche colossale puisqu’on nous apprend que 25 000 tonnes d’ordures ont été ramassées. L’entrée du quartier est asphaltée, vingt km de routes ont été pavées, balayées et éclairées. Un nouveau réseau d’eau potable et d’égout a été installé d’un coût de 5 millions de L.E., dont 1,2 million a été versé par le Fonds de développement social. Des moyens de transport en commun commencent à rattacher le quartier au reste de la capitale : les 100 000 habitants sont enfin reliés à leur tour au monde extérieur.

Tout un parc a été aménagé s’étendant sur une superficie de 360 feddans. 1 000 arbres ont été plantés en plus d’autres surfaces où poussent des variétés de plantes arborescentes, grimpantes, herbacées, rampantes, des dattiers et des plantes artificielles … « Tout cela nous donne la chance de respirer un air vif, bien loin de toute pollution comme auparavant », indique un habitant qui se trouve dans les lieux depuis plus de 30 ans. L’idée de ce projet a commencé en août 2004 quand Mme Suzanne Moubarak, présidente de l’Association de la protection intégrée (Al-Reaya Al-Motakamla), l’ONG responsable du réaménagement de ces zones de Maassara, de Ezbet et Arab Al-Walda, avait donné le feu vert pour rénover cette région sauvage qui a poussé comme un champignon après la défaite de juin 1967 et qui elle avait reçu des déplacés de la zone du Canal.

Les travaux de réaménagement, dont les coûts se sont élevés à 28 millions de L.E., ont été pris en charge par les hommes d’affaires et le programme égypto-allemand pour le développement des zones d’urbanisation sauvage avec la coopération du gouvernorat du Caire et les ministères de la Jeunesse, de l’Education, du Développement local, de la Santé et de l’Environnement.

Cette réalisation fait d’une pierre deux coups : elle règle le problème de la pollution occasionnée par les déchets industriels et élargit la surface des espaces verts comme l’affirme Gamal Abdel-Moneim, directeur du club Ezbet Al-Walda. Au sein de ces quartiers de déprimés, en général, et dans ces bidonvilles, en particulier, la pollution, sous toutes ses formes, attaquait les habitants. Les causes étaient diverses et multiples : le manque d’infrastructure, l’absence de rues asphaltées, de places publiques, de réseau d’égout, d’eau potable, d’éclairage, les ordures dispersées par-ci par-là, ainsi que la pollution occasionnée par les cimenteries voisines de Tora et autres … « Jadis, on n’avait pas d’éboueurs qui ramassaient les ordures. Aujourd’hui, la Société européenne 2000 est responsable de la propreté des lieux. Cela, bien sûr sans oublier la lutte contre les rats, les mouches et les divers genres d’insectes provoquant des maladies. Cet endroit, qui était tombé dans l’oubli, jouit aujourd’hui donc d’infrastructure moderne », ajoute l’un des jeunes diplômés qui parle avec fierté de son quartier. Jadis, le taux de criminalité et de viol atteignait son apogée, puisqu’il n’existait même pas d’agent de police. Les habitants souffraient des voleurs, des drogués et des baltaguis (hommes de main) qui leur imposaient leur loi. Aujourd’hui, tout cela a changé. Un poste de police a été créé, un centre de sensibilisation à l’environnement fondé par la société Arab Contractors. Ce centre vise à aider les habitants à sauvegarder la propreté de leur quartier, de leurs domiciles, des magasins et des maisons qui sont aujourd’hui toutes peintes en vert. Un grand nombre de citoyens se rendent à ce centre, même les enfants trouvent un certain plaisir à prendre part aux cours dispensés. Ces cours sont organisés trois fois par semaine, par des écologistes, visant à sensibiliser les habitants, surtout les enfants, à l’importance d’une vie écologique saine. Ainsi, l’enfant, dès l’âge tendre, commence-t-il à apprendre la nécessité de la propreté du quartier, des rues et des maisons. Les enfants peuvent, aussi, désormais passer de bons moments dans le petit jardin qui vient d’ouvrir ses portes. A la suite de ce grand succès, l’ingénieur Magued George, ministre de l’Environnement a promis de fonder prochainement une usine de recyclage et un équipement pour mesurer le taux de pollution de l’air, en provenance de la cimenterie de Tora.

 Manar Attiya

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Les prix environnementaux de la mer Rouge

Le projet Life de la mer Rouge, financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), avec la coopération du gouvernorat de la mer Rouge et l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE), ont organisé dernièrement une cérémonie dans la ville d’Hurghada pour célébrer les lauréats des prix et des certificats environnementaux du gouvernorat de la mer Rouge. Des représentants de tous les secteurs de la société civile ont participé à la cérémonie.

Le programme à l’origine de ces prix est l’un des outils de sensibilisation les plus efficaces, car il encourage et mobilise les individus à exécuter des projets et des activités utiles à leur environnement.

« Les prix environnementaux de cette année sont extraordinaires. Durant la préparation du programme, nous avons discuté avec les participants des genres de prix qui peuvent les motiver et c’est ainsi que nous avons choisi de leur préparer une salle de gymnastique au sein du Centre de jeunesse de la ville de Marsa Alam, de leur octroyer des instruments de musique pour l’école du village de Hamata, un générateur pour l’école du village de Marsa Homayra ainsi que des machines à coudre pour les femmes de l’Association du développement de la société », a indiqué Abdel-Méguid Abdel-Razeq, attaché de presse du projet Life, mer Rouge .

 




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