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questions à
Ziad
Bahaaeddine,
président de l’Organisme de l’investissement égyptien,
pour expliquer la nouvelle clause qui sera ajoutée à la loi
sur l’investissement.
«
Le gouvernement multipliera ses revenus »
Al-Ahram
Hebdo : Vous avez annoncé vouloir ajouter une nouvelle
clause à la loi égyptienne sur l’investissement datant de
1997. De quoi s’agit-il exactement ?
Ziad Bahaaeddine : Le système des zones franches, créé au
début des années 1970, a réalisé des succès.
Il a
attiré de nombreux investisseurs étrangers étant donné les
privilèges et facilités qui leur sont assurés : exemption de
douanes et d’impôts en plus de la présence de « One Stop
Shop » qui leur permet d’éviter les tracasseries
bureaucratiques dans la création de projets. C’est pourquoi,
nous avons discuté dès le début de cette année avec
l’Organisme de développement industriel de la création de
nouvelles zones d’investissement à l’instar de zones
franches. Une fois l’accord sur les principes trouvé, nous
avons présenté la clause au Conseil consultatif qui l’a
approuvée. Cette nouvelle clause, ajoutée au chapitre des
zones franches, sera adoptée lors de la prochaine session
parlementaire. Selon cette nouvelle clause, les zones
d’investissement seront dépendantes administrativement de
l’Organisme d’investissement égyptien.
— Quelle
est la différence entre ces zones d’investissement et les
zones franches ?
— Les
investisseurs dans les zones franches bénéficient d’une
exemption de douanes et d’impôts. Cela coûte cher au pays.
Or, les investisseurs cherchent plutôt à économiser leur
temps et à finaliser au plus vite possible leurs procédures.
Avec cette nouvelle clause, le gouvernement multipliera ses
revenus grâce aux impôts et aux douanes qu’il récupérera sur
les zones d’investissement. Et en même temps, elle offre aux
investisseurs les privilèges qu’ils réclament.
— Et
quoi d’autre distinguera ces deux entités ?
—
Contrairement aux zones franches, c’est le secteur privé qui
s’occupera de la gestion et de la planification des zones
d’investissement. Le gouvernement ne s’occupera que des
terrains et de l’infrastructure souterraine. Toute autre
tâche sera à la charge du secteur privé. Les ressources du
secteur privé lui permettent une meilleure gestion. Ce
dernier profitera d’un droit d’usage d’un an sur les
terrains et aura le droit de les vendre ou de les louer. Au
bout d’un an, le gouvernement redeviendra gestionnaire.
— Outre
les zones franches, en existe-t-il d’autres, ressemblant en
forme ou en contenu aux nouvelles zones d’investissement ?
— Bien
sûr. Le village intelligent du 6 Octobre, la région
d’Al-Nabq de Charm Al-Cheikh, et la Cité de la production
médiatique sont trois bons exemples des nouvelles zones
industrielles.
Propos
recueillis par Dahlia Réda