Al-Ahram Hebdo, Economie | Ziad Bahaaeddine, « Le gouvernement multipliera ses revenus »
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 18 à 24 avril 2007, numéro 658

 

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Economie

4 questions à  Ziad Bahaaeddine, président de l’Organisme de l’investissement égyptien, pour expliquer la nouvelle clause qui sera ajoutée à la loi sur l’investissement. 

« Le gouvernement multipliera ses revenus » 

Al-Ahram Hebdo : Vous avez annoncé vouloir ajouter une nouvelle clause à la loi égyptienne sur l’investissement datant de 1997. De quoi s’agit-il exactement ?

Ziad Bahaaeddine : Le système des zones franches, créé au début des années 1970, a réalisé des succès. Il a attiré de nombreux investisseurs étrangers étant donné les privilèges et facilités qui leur sont assurés : exemption de douanes et d’impôts en plus de la présence de « One Stop Shop » qui leur permet d’éviter les tracasseries bureaucratiques dans la création de projets. C’est pourquoi, nous avons discuté dès le début de cette année avec l’Organisme de développement industriel de la création de nouvelles zones d’investissement à l’instar de zones franches. Une fois l’accord sur les principes trouvé, nous avons présenté la clause au Conseil consultatif qui l’a approuvée. Cette nouvelle clause, ajoutée au chapitre des zones franches, sera adoptée lors de la prochaine session parlementaire. Selon cette nouvelle clause, les zones d’investissement seront dépendantes administrativement de l’Organisme d’investissement égyptien.

— Quelle est la différence entre ces zones d’investissement et les zones franches ?

— Les investisseurs dans les zones franches bénéficient d’une exemption de douanes et d’impôts. Cela coûte cher au pays. Or, les investisseurs cherchent plutôt à économiser leur temps et à finaliser au plus vite possible leurs procédures. Avec cette nouvelle clause, le gouvernement multipliera ses revenus grâce aux impôts et aux douanes qu’il récupérera sur les zones d’investissement. Et en même temps, elle offre aux investisseurs les privilèges qu’ils réclament.

— Et quoi d’autre distinguera ces deux entités ?

— Contrairement aux zones franches, c’est le secteur privé qui s’occupera de la gestion et de la planification des zones d’investissement. Le gouvernement ne s’occupera que des terrains et de l’infrastructure souterraine. Toute autre tâche sera à la charge du secteur privé. Les ressources du secteur privé lui permettent une meilleure gestion. Ce dernier profitera d’un droit d’usage d’un an sur les terrains et aura le droit de les vendre ou de les louer. Au bout d’un an, le gouvernement redeviendra gestionnaire.

— Outre les zones franches, en existe-t-il d’autres, ressemblant en forme ou en contenu aux nouvelles zones d’investissement ?

— Bien sûr. Le village intelligent du 6 Octobre, la région d’Al-Nabq de Charm Al-Cheikh, et la Cité de la production médiatique sont trois bons exemples des nouvelles zones industrielles.

Propos recueillis par Dahlia Réda

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