Environnement. Un de nos lecteurs apporte des suggestions pour venir à bout du problème de la circulation et de la pollution au Caire . Des propositions bienvenues.

 

Circulons, mais autrement !

La plupart des capitales souffrent de problèmes de circulation. Le Caire n’est pas une exception, mais ce qui est exceptionnel, c’est le manque de mesures des pouvoirs publics et le manque de discipline des chauffeurs. Il n’y a pas un remède miracle mais tout un ensemble d’aménagements à mettre en place et cela de manière drastique. Le métro souterrain est le moyen idéal pour se déplacer dans une ville et sa banlieue. Le projet de construction de la nouvelle ligne est approuvé mais sa réalisation prendra du temps et la population continuera à s’accroître chaque jour. Ce qui peut être fait dans l’immédiat, c’est de modifier les transports publics, en tenant compte de deux critères importants : le confort et la lutte contre la pollution. Remplacer les bus actuels incommodes, trop hauts, trop petits, trop bruyants, trop polluants, par des bus de longueur double, plus silencieux, d’accès facile pour les personnes âgées, grosses ou handicapées. Le carburant doit être écologique : bio-diesel, méthanol, ou électrique. Aménager dans la ville des couloirs de circulation réservés aux bus. Instaurer la gratuité des transports urbains pour que chaque Cairote n’hésite plus à laisser sa voiture au garage. En Europe, beaucoup de villes ont opté pour le tramway, et en Hollande, par exemple, des tramways spéciaux font la livraison de marchandises dans de petits containers. Limiter l’entrée des voitures au centre du Caire par le paiement d’un péage (comme il se fait à Londres) assez conséquent pour dissuader les automobilistes. Réaménager les trottoirs en mauvais état qui sont un véritable parcours du combattant (trop hauts, trop étroits) et souvent encombrés par des étals de marchands. Obliger les nouveaux taxis à utiliser des carburants écologiques. Si on ne prend pas de mesures strictes maintenant, nous allons ruiner l’héritage de nos enfants. On va laisser un pays où l’air est irrespirable, l’eau rare et imbuvable. Cela ressemblera à un cauchemar. A moins que le pétrole ne s’épuise plus rapidement que prévu ...

Jean-Claude Brana,

Le Caire.

 

Un remerciement mérité

Au nom des étudiants du département de français à la faculté de lettres de l’Université de Zagazig, j’ai le plaisir d’exprimer ma sincère gratitude et mon profond respect pour votre hebdomadaire.

A vrai dire, Al-Ahram Hebdo joue un rôle très important dans notre étude de la langue française. Ses articles intéressants nous présentent des matières scientifiques et littéraires qui nous permettent d’enrichir notre lexique, ce qui nous aide dans les épreuves de traduction.

De plus, l’Hebdo apporte une couverture formidable des événements tout au long de la semaine, et nous met en contact avec les faits politiques, sociaux, sportifs, etc., tout dans un français impeccable et facile.

En un mot, nous remercions chaleureusement l’équipe des journalistes de l’Hebdo, en appréciant le grand effort fait pour les francophones en Egypte et certainement dans le monde entier.

Saleh Karam Saleh,

Zagazig.

 

Combien de calories ?

Nul ne peut y échapper : les calories jouent un rôle direct et actif dans la prise ou la perte du poids de la personne. D’ailleurs, les conversations de salon tournent presque uniquement autour de ce sujet, sans cesse préoccupant pour ces dames. Et le sujet de ces dames soucieuses de leur ligne se limite la plupart du temps à pousser des ho ! et des ha ! sur tel ou tel aliment bourré ou dénué de calories. Mais la majorité de cette charmante élite de la société ignore sûrement le principal, à savoir ce qu’est au juste une calorie. Celle-ci n’est tout simplement qu’une unité de mesure de la valeur énergétique des aliments. C’est-à-dire qu’un aliment contenant beaucoup de calories produit aussi beaucoup d’énergie. A nous alors de brûler toute cette quantité dégagée. C’est pourquoi notre corps peut marcher, travailler. Evidemment si celui-ci n’a pas été trop alourdi et essoufflé par cette nourriture très riche, car ceci entraîne forcément une lourdeur, et les calories supplémentaires, non brûlées, s’accumulent dans notre corps, malheureusement sous forme de graisse. C’est alors que le miroir comme la balance nous reflètent cruellement cette triste réalité. Par contre, lorsque nous dépensons plus d’énergie que celle qui est contenue dans les aliments que nous mangeons, c’est alors que le corps fait appel aux réserves largement accumulées, et nous perdons du poids. Il y a, malheureusement aussi, plusieurs personnes soucieuses de leur tête plus que de leur corps. Elles connaissent parfaitement la théorie, mais ignorent aussi à la perfection sa mise en application. Ainsi va la vie : le dicton dit qu’il vaut mieux avoir une tête bien faite que bien pleine, il aurait dû insister également sur un corps bien fait que bien plein, car souvent une tête bien faite s’accompagne d’un corps bien plein.

Mamdouh Sayed,

Le Caire.

 

Respecter les élèves

Le ministère de l’Education déploie de gros efforts pour améliorer le niveau des enfants et rattraper leur retard. J’ai acheté des cassettes dans lesquelles les manuels scolaires sont expliqués d’une manière accessible. Malgré cela, j’ai une simple remarque à faire sur nos livres scolaires. J’ai constaté que le livre de « géographie » de première année secondaire ne comportait pas les importantes mises à jour. A titre d’exemple, l’Union soviétique a complètement changé au niveau politique depuis 1991, mais dans notre livre, il n’y est fait aucune allusion. Il serait temps de modifier le contenu des livres scolaires pour qu’ils délivrent des informations justes. C’est une question de respect des enfants. D’autre part, les livres scolaires sont très lourds, au sens propre du terme. Chaque matin, je vois des enfants portant de grands cartables qui courbent leur dos, sans aucune organisation au niveau de l’emploi du temps. Sur ce point aussi, les professionnels de l’enseignement doivent accorder plus d’attention aux élèves.

Ahmad Hussein,

Le Caire.

 

Al-Mahrouqi, illustre ancêtre

Dans le vieux Caire, de nombreux personnages se sont illustrés et leur souvenir est resté gravé dans les pierres ou dans les rues de la ville, notamment Ahmad Al-Mahrouqi. Il était le chef des commerçants de la ville du Caire. En 1798, il partit à La Mecque pour faire le grand pèlerinage. A son retour, il trouva les Français en Egypte. Bonaparte le chargea de fournir à l’armée française ce dont elle avait besoin et il fut nommé au divan constitué par le nouvel occupant de l’Egypte. Après le départ des Français, Ahmad Al-Mahrouqi se soumit au pouvoir ottoman et aux Mamelouks.

 Il devint un des grands hommes du pays. Sa maison était devenue un rendez-vous pour tous. Il fut le directeur de l’hôtel de la monnaie au Caire. En cette période, il sut toujours se mettre du bon côté tant son sens politique et diplomatique était grand. Bien entendu, il subissait des contraintes. Il fut ainsi obligé d’équiper 12 nouveaux officiers et leurs troupes : chevaux, battes, or et argent. Pour le remercier, le pacha lui donna le fief de Farskour, près de Damiette. En 1804, Ahmad Al-Mahrouqi passa la soirée chez lui lorsque tout à coup, il eut des frissons. Au bout d’une heure, il rendit le dernier soupir. Les funérailles d’Ahmad Al-Mahrouqi furent célébrées en grande pompe. Une rue du Caire garde le nom et le souvenir de ce personnage.

Ahmad Samir,

Le Caire.

 

Avril, le mois des tiraillements

« En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Et pourtant, le mois d’avril ne se fait pas annoncer sans tambour ni trompette. Un vent chaud et poussiéreux pourrait accompagner un autre plus froid, surtout le soir. Le temps est tiraillé entre l’hiver et le printemps. Les variations climatiques pourraient bien refléter notre état d’âme en ce mois où nous constatons un tiraillement de notre esprit. Tristes ou heureux, des sentiments impulsifs, subits, contraires ... la nature y est pour quelque chose dans le changement brusque de notre comportement. Nous avons beau tenté de maîtriser nos réflexes, ceux-ci sont prédominants et influencent notre comportement. En ce mois d’avril, où l’on ne sait pas s’il faut s’exposer à la nouvelle chaleur, que faut-il donc faire ? Nous aussi, humains, nous nous débattons davantage à ce moment de l’année, et notre cœur balance entre les deux sans savoir prendre parti. Cette perplexité est dure à supporter et nous empêche de voir et d’apprécier la beauté du printemps. La vie peut donc paraître très difficile à mener en l’absence d’espoir. Seul ce dernier pourrait nous aider à envisager des jours meilleurs … peut-être en mai.

Sara Mamdouh Sayed,

Le Caire.