Al-Ahram Hebdo, Arts | Clin d’œil à Robin des bois
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 Semaine du 18 à 24 avril 2007, numéro 658

 

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Arts

Théâtre . Le dramaturge Ossama Anouar Okacha et le metteur en scène Mohamad Omar collaborent de nouveau ensemble. Dans Welad al-lazina (fils de …), le duo tombe dans le piège de la longueur mais persévère dans la légèreté. 

Clin d’œil à Robin des bois 

Al-Nass elli fil talet (les gens du troisième, 2001), Fi ezz al-dohr (à midi, 2003) Leilat 14 (la nuit du 14, 2005) sont toutes des pièces signées Ossama Anouar Okacha et Mohamad Omar. A chaque fois, leur collaboration s’accompagne par une large campagne publicitaire, la présence de comédiens reconnus et un certain succès auprès du public, reposant sur les anciennes gloires de Okacha dans le drame télévisuel. 

En ce moment, sur les planches du théâtre Miami, le duo présente Welad al-lazina (fils de ...). Le comédien Mahmoud Al-Guindi y incarne le rôle de Chérif, un cambrioleur puisant sa fortune dans les appartements et les villas des nababs. Un Robin des bois qui cherche à venger les pauvres et à faire payer les corrompus.

Dans l’une des villas cambriolées, il découvre le monde d’un businessman qui peut tout se permettre pour plus de pouvoir et d’argent. Son fils et ses deux autres amis sont tout à fait irresponsables, protégés par la richesse des parents. Ils arrivent à la maison, accompagnés de trois jeunes filles. L’une d’entre elles perd conscience et l’on est à la recherche d’une solution sans nuire à la réputation des jeunes hommes. Le cambrioleur est présent, en cachette. Il décide de venger les filles !

Dès le début, Ossama Anouar Okacha et Mohamad Omar rompent avec l’illusion du spectateur. Ils dévoilent leur jeu. Le héros raconte son histoire et introduit son aventure. Son monologue assez long n’échappe pas à la monotonie. Quelques phrases sont échangées avec le public pour  créer une ambiance d’intimité, mais les commentaires exagérés versent dans l’artificialité. Comme à son habitude, Okacha favorise le bavardage en langage familier, parfois vulgaire. Il cherche à monter un théâtre léger, proche du public, se mêlant à toutes les controverses politiques. Les slogans, la morale … sont mis dans la bouche de son Robin des bois.

Toujours pour flirter avec le public, le metteur en scène mise sur le mouvement des acteurs et le proscenium. Souvent, les comédiens secondaires et le personnage principal se déplacent vers l’audience.

Quelques scènes renvoient à d’autres stéréotypées, inspirées des anciens films en noir et blanc : la prostituée avec ses éclats de rire en long et en large, bouffonneries, un médecin au ton crispé et hystérique …

Par ailleurs, le metteur en scène a eu recours à des jeunes stars de la télévision (Mohamad Abdel-Hafez, Yasser Farag, Tamer Abdel-Moneim, Yasmine Al-Naggar, entre autres) afin d’attirer le public. Il a dû alors leur attribuer de longs discours où chacun d’eux expliquait sa situation à tour de rôle. Encore une fois, un style répétitif et traditionnel.

Tout le monde s’affronte. La jeune fille meurt. Une toile en tulle noir s’étend sur le public et couvre les planches, sans accentuer le drame. Puis, on a droit à une fin circulaire. Le Robin des bois remonte sur scène pour narrer son histoire dès le commencement. Plus ça change, plus c’est la même chose.

May Sélim

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Welad al-lazina, tous les soirs à 21h30 au théâtre Miami/Fouad Al-Mohandès (relâche le mardi), rue Talaat Harb, centre-ville. Tél : 574 56 51.

 




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