En bref
Forum mondial de l’eau
Les représentants de la Turquie et du Conseil Mondial de
l’Eau (CME) ont signé récemment l’accord officiel pour
l’organisation du 5e Forum mondial de l’eau à Istanbul, du
15 au 22 mars 2009. Le ministre turc de l’Energie et des
Ressources naturelles, le Dr Himli
Güler, a déclaré, lors de la
cérémonie de signature à Ankara, que près de 15 000
personnes en provenance de 150 pays sont attendues au 5e
Forum pour débattre des problèmes de l’eau dans le monde et
tenter d’y remédier. Soulignant le rôle primordial de l’eau
pour les hommes, la vie, l’énergie et l’équilibre de la
planète, le Dr Güler a précisé
que la Turquie avait pris de sérieuses mesures dans cette
optique. Il a cité, en exemple, la récente loi sur les
énergies renouvelables en Turquie, présentée comme un grand
pas en avant, voire une étape décisive du processus. Selon
le Dr Veysel
Eroglu, directeur général de DSI
(Travaux hydrauliques d’Etat, l’Organisation chargée de
superviser l’organisation du forum), ce forum sera un
tournant marquant de l’histoire : il y aura un « avant » et
un « après »-Istanbul.
Gaz à effet de serre
Le Japon envisage de mettre en place au deuxième semestre de 2007 son
propre marché de droits d’émission de Gaz à Effet de Serre
(GES), afin de réduire sa dépendance à l’égard du marché
européen. Un groupe de travail, dirigé par la Banque
japonaise de coopération internationale (JBIC) et par le
groupe bancaire Chuo Mitsui
Trust and Banking, doit
commencer à préparer le terrain en avril, a indiqué une
responsable de la JBIC, un organisme contrôlé par le
gouvernement nippon. « Nous espérons mettre en place un
projet tel qu’un marché des droits d’émission dans la
deuxième moitié de l’année », a déclaré cette responsable.
Le protocole de Kyoto de lutte contre l’effet de serre
impose aux nations industrialisées des objectifs
différenciés de réduction de leurs rejets. Les pays qui
émettent moins de GES que l’objectif qui leur est imposé
sont autorisés à vendre des droits d’émission aux pays qui
en émettent trop. En principe, le Japon devrait réduire de 6
% ses émissions annuelles entre 2008 et 2012 par rapport au
niveau de 1990. Cependant, ses émissions de GES ont augmenté
de 8 % en 2005, ce qui l’oblige à acheter massivement des
droits. Entre janvier 2005 et septembre 2006, l’archipel a
ainsi acquis environ 30 % des droits d’émission de GES
disponibles dans le monde.