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De retour de blessures, Amr Zaki est perçu comme le plus
grand espoir de Zamalek face à Hilal (Soudan), samedi, en
match retour des 16es de finale de la Ligue d’Afrique.
Zaki ou le joker blanc
Certains
joueurs peuvent faire la différence et trancher des
confrontations très difficiles. Ils sont chers mais, comme
les pierres précieuses, ils le valent. Amr Zaki (23 ans)
figure sûrement parmi cette élite, il est même le joueur le
plus prometteur d’Egypte et son plus grand espoir. Auteur de
grands exploits dans une si petite carrière : champion
d’Afrique junior 2003 et senior 2006, de la Coupe d’Egypte
2004 et finaliste de la Ligue arabe des champions avec Enppi,
Zaki a connu une petite traversée du désert en Russie avec
le Lokomotiv Moscou. Cela n’a cependant rien ôté à sa
valeur, et Zamalek n’a pas hésité à verser la bagatelle de
1,4 million d’euros, somme record pour un transfert en
Egypte, en début de saison pour le faire revenir du pays des
tsars.
Les Blancs attendent beaucoup de Zaki, notamment lors de la
rencontre de samedi, contre le Hilal du Soudan, en match
retour des 16es de finale de la Ligue d’Afrique des
champions. Vivement bousculé et battu 0-2 à Khartoum, il y a
deux semaines, Zamalek a besoin d’assurer une victoire d’au
moins trois buts d’écart pour se qualifier pour le troisième
tour. Le directeur technique, Henri Michel, peut inclure son
numéro 9 vedette dans ses calculs après qu’il eut manqué à
l’aller en raison de blessure. « Zaki est un joueur très
important pour Zamalek. Une grande star comme lui, malgré
son jeune âge, donne beaucoup de confiance et de poids à
l’équipe », a déclaré Aymane Younès, ancien attaquant
international des Blancs. L’international des Pharaons est
sans aucun doute l’élément capable d’appuyer, à toute
allure, la pédale de l’accélérateur de Zamalek face au
Hilal. Sans mépris pour ses remplaçants Abdel-Halim Ali et
Moustapha Gaafar, Zaki est d’une toute autre classe. C’est
la bête noire des défenseurs adverses. Très puissant
physiquement, forte frappe des deux pieds, rapide et surtout
inépuisable. « Je peux jouer à cette allure pendant au moins
120 minutes », s’était-il vanté. Zaki dit pourtant vrai.
Malgré son manque de préparation, en début de saison, le
nouvel atout des Blancs a vite pu prendre le rythme du jeu
et s’imposer dans le 11 de départ que ce soit de l’ancien
technicien, Manuel Cajuda, (Portugal) ou de son successeur
Henri Michel (France). Pour mesurer son apport, il suffit de
jeter un coup d’œil sur ses performances lors de ces six
mois de séjour avec Zamalek : 9 buts en 14 matchs du
championnat, 1 but en 1 match de Ligue d’Afrique des
champions et 3 buts en 5 matchs de Ligue arabe des
champions. Une importante contribution qui a d’ailleurs
beaucoup aidé Zamalek à rester en concurrence dans toutes
ses compétitions. « L’importance de Amr Zaki pour Zamalek
dépasse de loin son efficacité devant le but. Outre ses
qualités offensives, Zaki constitue une énorme pression sur
l’équipe adverse. Sa grande puissance physique et son
dynamisme épuisent les défenseurs, ce qui cause un grand
casse-tête pas seulement à cette ligne mais à toute l’équipe
», explique Taha Basri, ancienne légende et ex-sélectionneur
des Pharaons. Nous l’avons vu contre Ahli, lors du 98e
derby, le 30 décembre dernier. Une fusée qui a parcouru les
quatre coins de la pelouse du Stade du Caire, il a balayé la
défense et inondé les cages de Essam Al-Hadari de balles
venant de tous côtés et si ce n’était de l’excellente
performance de ce dernier, ce jour-là, le score n’aurait
jamais été de 2-1 pour les Rouges.
Malheureusement, Zaki n’a pas toujours pu livrer ses
fortunes à Zamalek. Le jeune attaquant a été forcé à l’écart
lors de plusieurs rencontres cette saison, en raison de
plusieurs petites blessures. Rien de grave mais les absences
ont été souvent remarquées. « Je n’ai pas fait de bonne
préparation en début de saison. Je suis arrivé assez tard et
donc, j’ai dû immédiatement participer aux matchs. Ce qui
m’a d’ailleurs causé plusieurs blessures. Et ce qui a
souvent fait qu’elles se répétaient, c’est que j’anticipais
mon retour vu les difficiles circonstances de l’équipe »,
explique-t-il.
D’aucuns se demandent déjà quel visage Zaki nous livrera,
samedi soir, car une chose est sûre : la performance de
Zamalek et, par conséquent, sa qualification en dépendra
beaucoup.
Karim
Farouk