Livre.
L’expérience de la Jeffara tunisienne pour lutter contre la
désertification sans nuire au développement durable a fait
le sujet d’une récente publication.
Modèle d’un juste milieu
Afin
d’intégrer les préoccupations de lutte contre la
désertification dans le champ plus large du développement
durable, un ouvrage vient de paraître sur l’expérience de la
région tunisienne, La Jeffara. Ce nouvel ouvrage, qui fait
partie de nouvelles publications de l’IRD (Institut de
Recherche pour le Développement), en coopération avec Cérès
Editions ainsi qu’avec l’IRA (Institut des Régions Arides),
aborde l’objectif du programme initié dans la Jeffara, au
sud-est de la Tunisie.
Le
programme réalisé par des chercheurs de l’IRD et leurs
partenaires locaux visait à concilier le développement
socioéconomique et la préservation de l’environnement dans
le contexte difficile d’une région menacée par la
désertification.
La
région pré-saharienne de la Jeffara est particulièrement
exposée au risque de désertification, comme la plupart des
régions arides ou semi-arides du pourtour méditerranéen.
Elle est également en proie à de profondes transformations
socioéconomiques, qui posent l’enjeu majeur de garantir
l’équilibre entre la préservation des différents milieux et
le développement des populations rurales qui y vivent. Pour
les chercheurs, il était question, d’une part, d’approfondir
les connaissances des interactions dynamiques entre les
différents acteurs et leur environnement et, d’autre part,
de proposer des pistes d’actions basées sur une «
multifonctionnalité » et une « multisectorialité » des
espaces, des acteurs et des activités. Sociologues,
hydrologues, économistes, écologues et « pastoralistes »
n’ont pas manqué de faire des recommandations : diversifier
les usages agricoles en maintenant l’élevage, mieux réguler
les concurrences intersectorielles sur l’eau, intégrer les
aménagements techniques dans une vision à long terme au
bénéfice des populations, valoriser les produits de terroirs
et promouvoir des modes de gestion concertés. Et ce, pour
permettre aux populations rurales de vivre et de prospérer
dans leur région.