Egypte-UE .
Après 18 mois de négociations, le plan d’action de la
Politique Européenne de Voisinage (PEV) entre l’Egypte et
l’Union Européenne est entré en vigueur le 6 mars. Le
ministre égyptien du Commerce et de l’Industrie,
Rachid Mohamad Rachid,
en évalue l’impact sur les relations bilatérales.
«
L’essentiel est que l’Egypte devienne
un participant actif »
Al-Ahram
Hebdo : L’Egypte vient d’intégrer la Politique Européenne de
Voisinage (PEV). Que peut lui amener cette relation ?
Rachid Mohamad Rachid : Cette relation apportera une force à
l’économie égyptienne et au processus de modernisation, tout
en augmentant les exportations égyptiennes et les
investissements étrangers. Il existe aussi plusieurs
programmes de coopération qui mettent en relief
l’association européenne, comme celui de l’accès libre aux
marchés européens pour nos produits industriels. La PEV a
consacré 558 millions d’euros pour accroître la
compétitivité égyptienne dans plusieurs domaines comme
l’éducation, la santé, la recherche scientifique, la
concurrence des entreprises ainsi que des services.
L’essentiel est que l’Egypte devienne un participant actif,
pouvant profiter de ces programmes.
— Et qu’en est-il des produits agricoles égyptiens ?
— Nous négocions avec le partenaire européen sur les moyens
de trouver une solution pour libérer le marché des produits
agricoles en contrepartie de celui des services. Si ces
négociations sont réussies, cela rendra plus efficace la
capacité du marché égyptien à conquérir celui de l’UE.
— Plusieurs facteurs économiques et politiques ralentissent
la mise en place de la zone de libre-échange
euro-méditerranéenne en 2010. Pourquoi ?
— Je fais mon possible pour aboutir à cet accord. Ainsi,
l’Egypte a-t-elle signé plusieurs accords l’année dernière,
comme celui d’Agadir et celui de libre-échange avec la
Turquie. C’est vrai qu’il s’agit d’obstacles politiques et
économiques, mais l’Egypte a progressé dans cette affaire,
car la priorité est que l’Egypte fasse partie du marché
euro-méditerranéen.
— L’Egypte va participer à une conférence sur
l’investissement au Parlement européen. Cela lui sera-t-il
profitable ?
— Ce genre de conférences représente une opportunité de
promouvoir les investissements en Egypte. Et ainsi, de
soutenir la politique d’exportation égyptienne pour l’UE.
Ces conférences permettent des rencontres entre responsables
et de diffuser une image plus précise de la situation
économique égyptienne.
Propos
recueillis par
Dina Ibrahim