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 Semaine du 21 à 27 février 2007, numéro 650

 

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Football . Ahli a remporté son troisième titre de Supercoupe d’Afrique, dimanche dernier à Addis-Abeba, en battant l’Etoile du Sahel 5-4 à l’issue de l’épreuve des tirs au but, confirmant la solidité de son effectif malgré une série de blessures.

Une Supercoupe pour un superchampion

Défiant la malédiction des blessures, les conditions climatiques, l’horrible pelouse et un adversaire de calibre, qui est l’Etoile du Sahel (Tunisie), Ahli a remporté la 15e édition de Supercoupe d’Afrique qui s’est jouée dimanche dernier dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, 0-0 (5-4 t.a.b.). Il a fallu suivre 120 minutes de temps réglementaire et de prolongations d’un jeu sans grandes actions ni gestes techniques, rien pour régaler les yeux des spectateurs.

Et finalement, après un score vierge, les deux équipes ont dû se départager sur penaltys, à l’issue desquels Ahli a pris le dessus 5-4 pour soulever sa troisième Supercoupe (2002, 2006, 2007). « C’était une coupe très difficile qui est venue en début d’année 2007. Les absences et les conditions du jeu ont retardé notre victoire et durci notre mission, mais je pense que nous avons fourni l’essentiel et remporté le trophée qui nous sera très spécial », a déclaré Chadi Mohamad, capitaine de l’équipe.

Les Rouges passent par une période difficile depuis une longue période en raison de la série de blessures qui frappent les meilleurs éléments du groupe. Mais le coup le plus dur fut l’absence du meneur et inspirateur Mohamad Abou-Treika en raison d’une blessure à la jambe. C’est lui le chef d’orchestre de cette équipe et son régulateur. Le nouveau magicien du football égyptien est un joueur irremplaçable et peut faire la différence à tout moment. Mais malgré l’absence de ce génie, Ahli a pu s’imposer dans toutes ses rencontres et remporter les titres, sans éclat, mais l’essentiel est fait. « Ahli est une équipe championne, c’est-à-dire que même en l’absence de plusieurs éléments, ce qui sûrement affecte sa qualité de jeu, a toujours des atouts et des moyens pour s’imposer », explique Taha Ismaïl, ancienne légende d’Ahli et d’Egypte.

Chapeau au directeur technique Manuel José Da Silva qui a construit un groupe très solide et homogène. La philosophie du sage Portugais est très simple : il faut d’abord ne pas perdre et ensuite chercher à gagner. Da Silva compte sur une défense rarement perméable et un solide milieu toujours à son support. Raison pour laquelle même si son équipe a souvent éprouvé des difficultés en attaque, son gardien Essam Al-Hadari n’était presque jamais inquiété. De même, Da Silva a montré une très grande flexibilité technique quant au système de jeu. En 2005, il adoptait un schéma de 3-4-2-1, Abou-Treika et Mohamad Barakat évoluant juste derrière Emad Metaab, seul en pointe d’attaque. Après la grave blessure de Barakat, il s’est converti à un système de 3-4-1-2 avec Abou-Treika au cœur du jeu et évoluant sous le duo Metaab et l’Angolais Amado Flavio. Et maintenant avec la blessure d’Abou-Treika, il joue en 3-3-2-2 en alignant trois milieux défensifs, préférant donner plus de liberté au duo des couloirs pour fournir leur support à la paire d’attaque. Trois différentes techniques utilisées lors de ces deux dernières années afin de s’adapter au mieux aux conditions et qualités individuelles des joueurs. Une vision subtile de la part de José, qui est à présent perçu comme un demi-dieu chez les supporters des Rouges.

Combinaisons gagnantes

Les individualités ont souvent fait la différence. C’est le cas des coups francs de Emad Metaab, des tirs de Mohamad Chawqi et d’Amado Flavio ou encore des combinaisons entre les joueurs. Mais un autre facteur déterminant dans les victoires et gloires récentes d’Ahli s’appelle Essam Al-Hadari. Le numéro 1 d’Ahli et des Pharaons vit actuellement ses années de gloire. Excellente détente, du réflexe et de la vision, Al-Hadari figure désormais dans les rangs des élites du monde. Il donne une très grande confiance à ses défenseurs et un coup de massue aux adversaires. Si l’un d’eux parvient à franchir la barrière défensive, il est là pour s’assurer qu’il n’ira pas plus loin. « Il n’y a pas de doute que c’est l’un des principaux facteurs des victoires d’Ahli durant ces dernières années. Il a même été le héros à plusieurs reprises, et je pense que sans lui, beaucoup de choses auraient été différentes », ajoute Ismaïl.

Le meilleur gardien de la Coupe d’Afrique 2006 a porté les draps du héros en bloquant un penalty, dimanche dernier. C’est une mutation qu’il vit et qui fournit des gloires depuis l’année passée (voir photos) et qui a abouti à un nouveau titre. Le 99e du palmarès d’Ahli sur un parcours qui a débuté en 1907. Pour les Rouges, ce n’est qu’un début et ils ne veulent rien laisser passer en 2007, l’année du 100e anniversaire d’Ahli. Ils sont favoris et les adversaires sont invités à venir se mesurer.

Karim Farouk


 

Le triplé du héros Hadari

En moins de 12 mois, Essam Al-Hadari a été le facteur décisif dans trois grandes victoires.
 

 Le 10 février 2006, Essam Al-Hadari est devenu un héros national. Après 120 minutes de bataille contre une très puissante équipe ivoirienne en finale de la CAN, le score est resté vierge et il a fallu se départager sur tirs au but. Hadari a réalisé un magnifique arrêt du premier coup de Didier Drogba et ensuite celui de Bakaré Koné pour ainsi mener l’Egypte à son cinquième titre 4-2 (0-0) record de Coupe d’Afrique.
 

 Juste deux semaines après cette dernière gloire, le 24 février 2006, Ahli était dans une difficile épreuve face au FAR du Rabat (Mar) en Supercoupe. Les Rouges étaient en grave manque de potentiel et aussi épuisés après la CAN. Sauf Essam Al-Hadari qui a maintenu une excellente forme et encore une fois bloqué deux penaltys de Noureddine Yoyo et Essam Al-Rafi, lors de la session des tirs au but, pour mener Ahli à son deuxième titre de Supercoupe de l’Histoire 5-4 (0-0).

 

Le 24 février 2007, Ahli était confronté à l’Etoile de Sahel (Tun) en Supercoupe, alors que ses meilleurs éléments lui manquaient. Mais en plus, les conditions climatiques et l’état horrible de la pelouse ont joué contre les deux équipes pour que les 120 minutes de jeu se terminent sur un score vierge. C’est le numéro 1 d’Ahli, d’Egypte et d’Afrique qui a pu trancher la situation en bloquant le tir de Khaled Melliti pour offrir à Ahli sa troisième Supercoupe de l’histoire. Il mérite vraiment son surnom de « Grande muraille ».

 




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