Tourisme.
La 28e session du World Travel Market (WTM), qui vient de
prendre fin la semaine dernière à Londres, a bénéficié de
l’effet de charme exercé par l’exposition de Toutankhamon
dans la capitale britannique.
Le jeune roi agent touristique
C’est un hasard heureux qui a fait que l’inauguration de
l’exposition de Toutankhamon à Londres coïncide avec le plus
grand salon touristique qu’attendent tous les professionnels
du tourisme, le WTM. « Certes, les organisateurs de cette
exposition ont pris en considération la mission que peut
jouer ce roi dans la promotion du tourisme vers l’Egypte.
C’est fait, puisque tout le monde parle de l’Egypte non
seulement à l’intérieur du salon, mais également dans tout
le Royaume-Uni. Dans les rues, les autobus, les stations de
métro, les médias, l’on trouve les photos de l’Egypte
partout », assure le ministre égyptien du Tourisme, Zoheir
Garana, qui n’a pas raté l’occasion et a invité quelques
centaines des plus importants responsables du tourisme et
les méga tour-opérateurs pour passer une soirée chez le
grand pharaon.
C’est ce qui fait que les responsables du tourisme égyptien
s’attendent à un nombre plus grand de Britanniques cette
année ainsi que l’année prochaine, puisque le jeune roi
restera dans la capitale britannique jusqu’à août 2008. «
D’habitude, le Salon annuel de Londres est essentiel pour
l’industrie mondiale du tourisme. Il constitue, pour les
professionnels de cette industrie, une occasion unique de se
retrouver, de constituer un réseau de connaissances, de
négocier, de conclure des contrats et de se tenir
parfaitement informés des derniers développements de leur
domaine. Cette année, l’exposition pharaonique rend le salon
de plus en plus fructueux pour les exposants égyptiens,
surtout en ce qui concerne le marché anglais », explique Amr
Sedqi, vice-président de la Chambre de tourisme.
En fait depuis 2004, le nombre de touristes britanniques
augmente chaque année. C’est en 2006 qu’ils ont dépassé un
million. Cette année, ils ont augmenté de 5 %. Ce ne sont
pas les chiffres seulement qui ont changé, mais aussi les
tendances de ces touristes ont beaucoup varié. Auparavant,
le touriste anglais était traditionnel, il préférait le
tourisme culturel et les croisières sur le Nil. Mais depuis
une décennie, il s’est orienté vers les plages, le sable et
le soleil incomparable de l’Egypte soit sur les côtes de la
mer Rouge, comme Charm Al-Cheikh, Taba et Marsa Alam, ou
même sur celles de la Méditerranée, comme Alexandrie et la
Côte-Nord.
« Ce changement n’est pas dû au hasard, mais c’était le
fruit des campagnes publicitaires consécutives qui ont mis
le point sur les nouveaux types de tourisme en Egypte en
plus des efforts de promotion avec nos collaborateurs
anglais qui nous ont beaucoup aidés à faire découvrir aux
Anglais d’autres aspects du tourisme avec des prix
compétitifs », explique Zoheir Garana, ministre du Tourisme.
D’autre part, le ministre du Tourisme a mis le point, lors
de sa conférence de presse à Londres, sur le fait que le
nombre de touristes se rendant en Egypte augmente
régulièrement. On s’attend à plus de 10 millions à la fin de
2007. Ceci est dû à la stabilité politique et économique du
pays en comparaison avec les autres destinations de la
région, comme le Liban et la Turquie par exemple, et les
prix compétitifs des hôtels et des services offerts en
Egypte par rapport à leur qualité. En outre, les stratégies
de promotion adoptées par les autorités du tourisme, comme
les campagnes de publicité qui sont devenues maintenant
variables selon les besoins de chaque marché, ont eu un
impact positif sur les recettes touristiques en Egypte.
Le cas de l’Egypte n’est pas unique au monde, puisque le
mouvement du tourisme a augmenté de 5,6 % en 2007. « Plus de
610 millions de touristes se sont déplacés entre les quatre
coins du monde contre 578 millions en 2006 », a assuré avec
optimisme Franscisco Friangelli, secrétaire général de
l’Organisation mondiale de tourisme, qui n’avait prévu que 4
% d’augmentation au début de l’année.
Dalia
Farouk