Al-Ahram Hebdo,Monde Arabe |
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 5 au 11 décembre 2007, numéro 691

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Monde Arabe

Liban. La majorité et l’opposition se sont accordées pour la nomination du chef de l’armée, Michel Sleimane, pour la présidentielle. Un amendement de la Constitution est toutefois nécessaire. 

Vers une sortie de crise 

Après plusieurs semaines de crise jalonnée par six reports de la session parlementaire prévue pour l’élection du président de la République, un compromis semble en effet enfin trouvé. Les dirigeants libanais ont désigné dimanche le chef de l’armée, le général Michel Sleimane, candidat à la présidence, ce qui pourrait débloquer la crise politique qui paralyse le pays. La coalition anti-syrienne au pouvoir s’était auparavant opposée à la candidature du général Michel Sleimane, privilégiée, dans le cadre de la recherche d’un candidat de compromis, par l’opposition emmenée par le Hezbollah et soutenue par la Syrie. « Il y a des progrès dans les discussions qui rendent probable un vote vendredi. Le général Michel Sleimane serait élu président », a déclaré une source politique haut placée. Le Parlement est en effet de nouveau convoqué vendredi prochain pour élire un nouveau chef de l’Etat après l’expiration du mandat d’Emile Lahoud le 23 novembre dernier.

Or, si l’opposition et la majorité sont finalement parvenues à s’entendre sur un nom, il reste encore un obstacle à franchir pour l’élection du général Sleimane qui ne peut se faire sans un amendement constitutionnel. Le scrutin pourrait donc être retardé de quelques jours pour permettre le vote de l’amendement. Pour ce, la majorité parlementaire anti-syrienne va préparer une pétition en faveur de cet amendement. Il s’agit là d’une condition sine qua non pour l’élection du chef de l’armée, car en vertu de l’article 49 de la Constitution libanaise, il est interdit à un haut fonctionnaire de devenir chef de l’Etat, sauf s’il démissionne de son poste deux ans avant l’élection, conformément à la Constitution. Bien que la coalition au pouvoir eût été au départ opposée à tout amendement constitutionnel — d’autant que l’élection et la réélection de l’ex-président Emile Lahoud, ancien chef de l’armée, avaient requis en 1998 et 2004 des amendements imposés par la Syrie, ancienne puissance de tutelle —, sa position a changé, faute d’alternative. « Nous devons obtenir la signature d’au moins dix députés. Mais nous attendons la réaction de l’opposition, car nous préférons avoir des signatures de notre côté et de l’autre camp », a déclaré le ministre des Télécommunications et député Marwan Hamadé.

L’opposition menée par le Hezbollah et soutenue par Damas et Téhéran n’a pas encore officiellement annoncé son soutien au chef de l’armée, bien que l’un de ses piliers, le chrétien Michel Aoun, lui-même candidat à la présidence, ait récemment appuyé sa candidature. De même, un haut responsable du Hezbollah a indiqué samedi que le mouvement chiite a beaucoup d’estime pour le général Michel Sleimane, une déclaration qui augmente encore les chances du commandant en chef des armées d’accéder à la présidence du Liban.

Du côté de la majorité, on intensifie les efforts pour préparer l’amendement de la Constitution. « Des contacts sont en cours, car nous préférons que cette question fasse l’objet d’un consensus et d’un large rassemblement », a précisé M. Hamadé, indiquant que celle-ci « pourrait être tranchée très rapidement ou prendre beaucoup de temps ». « Cela dépend de la bonne volonté de l’opposition, mais nous ne voulons pas que les choses traînent », a ajouté le ministre. Mais il a aussi indiqué que si l’opposition ne signe pas la pétition, la coalition au pouvoir le fera toute seule.

 

Un candidat neutre

Seul candidat de compromis acceptable aux yeux des deux camps, M. Sleimane, 59 ans, a de bonnes relations avec le Hezbollah. Sa nomination avait d’abord été rejetée par la coalition au pouvoir qui s’est engagée à réduire l’influence de la Syrie au Liban depuis le retrait de l’armée syrienne en 2005. Mais elle voit désormais Sleimane comme la seule option viable, de préférence à une vacance du pouvoir qui pourrait déstabiliser le pays.

D’ordinaire très discret dans ses déplacements, le général Sleimane a dernièrement multiplié les rencontres avec des hommes politiques et des dignitaires religieux, parmi lesquels l’influent patriarche maronite, communauté dont est issu le président. Bien que certains l’accusent d’être un allié de Damas, il est resté neutre tout au long de la crise autour de la présidentielle, appelant ses troupes à rester à l’écart des disputes politiques.

Reste la question de la répartition des postes au sein du gouvernement qui sera formé après l’élection présidentielle. Certains membres de l’alliance d’opposition, y compris le dirigeant chrétien Michel Aoun, réclament par avance la nomination de ce gouvernement. Une épreuve de plus que les différentes parties libanaises devront surmonter pour éviter le chaos qui menace leur pays .

Abir Taleb

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.