Al-Ahram Hebdo, Economie | Redondance à haut niveau
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 Semaine du 5 au 11 décembre 2007, numéro 691

 

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Réformes. La dernière rencontre ministérielle des pays de la région s’inscrit dans le cadre de l’initiative MENA-OCDE pour la gouvernance et l’investissement, lancée en 2004. Elle a eu cette année pour thème l’amélioration de l’environnement des affaires. 

Redondance à haut niveau 

Le message essentiel qui a été dit et redit lors de la conférence est que les réformes sont sur les rails dans la région mais qu’il faut faire mieux et plus vite pour remporter une plus grande part du gâteau des investissements internationaux.

Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE, a félicité les ministres et responsables réunis. « Les économies de la région MENA connaissent une croissance annuelle moyenne de 5 % depuis 2001. Tandis que les flux des investissements directs étrangers vers la région ont plus que quadruplé au cours des trois dernières années, que les exportations se développent considérablement et que le chômage recule », a-t-il noté. Ce qui n’est pour autant pas suffisant pour garantir un bon développement des pays de la région. Car « la course est en faveur des pays développés. Ceux-ci introduisent en fait deux fois plus de réformes que nous. Même pour les pays en développement, il y a ceux qui étaient derrière nous, et qui ont réussi à nous devancer », rappelle Abdelhamid Triki, secrétaire d’Etat tunisien auprès du ministère du Développement et de la Coopération internationale.

L’attention a été placée sur la réforme de la réglementation améliorant l’environnement de l’investissement, surtout en ce qui concerne les impôts. Quasiment tous les pays de la région ont commencé à réformer leur système d’impôt. Chacun se trouve à un stade différent, mais tous vont dans la même direction : diminuer les impôts sur les profits des entreprises et faciliter les procédures. Des mesures qui sont supposées expliquer le récent flux d’investissements vers la région. La facilitation de l’accès au financement a été également abordée comme l’une des réformes essentielles en terme d’amélioration de l’environnement d’investissement. Une réforme qui doit faire partie de la réforme du système bancaire en général comme cela a été précisé lors de la conférence.

De manière générale, l’attraction de plus d’investissements a été présentée comme la solution aux problèmes de la région. Mais cela est-il suffisant pour un vrai développement de la région ? Pour Graham Minter, co-président du programme d’investissement MENA-OCDE, la réponse est négative. « L’investissement ne garantit pas le développement. Il faut que le gouvernement adopte des mesures précises dans la matière. Ce que le gouvernement fait avec l’argent des impôts et comment les communautés d’affaires dirigent leurs business sont des éléments-clés », opine-t-il. Le système de sécurité sociale et de pension est aussi décisif en la matière, comme l’estime Minter. Or, là il s’agit d’une grande lacune des pays de la région.

Marwa Hussein

Economie
 

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