Urbanisme. Un de nos lecteurs dénonce la décision du gouvernement d’expulser les habitants de l’île de Qorsaya, à Guiza, et regrette l’irresponsabilité des auteurs de cette décision.

 

Halte aux expulsions

 

Tout d’abord, un grand bravo à toute l’équipe de votre hebdomadaire et pour les points de vue libres qui y sont exprimés. Je me permets donc de donner le mien sur un problème grave qui a lieu actuellement dans notre pays : il s’agit de l’expulsion des habitants de l’île de Qorsaya qui se trouve à Guiza.

Je suis tristement choqué de ce que fait notre gouvernement avec les Egyptiens. Au lieu de les réconforter, le gouvernement se permet carrément de les expulser pour soi-disant leur bien. Du n’importe quoi de la part de ceux qui nous gouvernent ...

Car c’est un véritable cauchemar pour les habitants de l’île de Qorsaya qui vivent dans l’angoisse et la peur : se retrouver d’un seul coup en dehors de leurs terres et de leurs maisons, c’est inadmissible. Et cela pourquoi ? Pour construire un complexe touristique ! Franchement, est-ce que les terrains non construits et inoccupés manquent dans notre pays ? Bien sûr que non. Regardez bien dans le pays et vous trouverez de nombreux endroits où il est possible de construire divers complexes. Alors pourquoi ces bulldozers ? Sommes-nous en territoires occupés pour voir ces engins ? Il est triste d’en arriver là et je ne pense pas que tous les moyens d’entente aient été épuisés.

Il faut penser à ces habitants, modestes victimes vivant de la pêche et logeant dans de vieilles maisons, voire cabanes. Cette île représente leur seul gagne-pain. Où vont-ils aller ? Que leur faut-il de plus ? Du piston ? Ils n’en ont pas.

Je pense que cette affaire est tout simplement comme beaucoup d’autres dans notre pays, une question de sous et beaucoup de sous. Vendre ... C’est tout ce que nous savons faire dans ce pays.

Expulser ces habitants entraînera de très graves problèmes au niveau social et économique pour le pays. Les responsables n’en mesurent pas les conséquences.

Ahmad Hassan,

Le Caire.

 

 

 

 

Quelques remarques

 

Tout d’abord, je veux féliciter les efforts fournis par votre hebdomadaire pour rester le meilleur. Aussi, je voudrais saluer la liberté d’expression dans toutes les rubriques d’Al-Ahram Hebdo et tout particulièrement les pages Idées, Arts et Opinion.

Mais permettez-moi cependant quelques remarques : concernant la rubrique Economie, je pense que nous avons besoin de plus en plus d’analyses approfondies de l’économie de notre vie quotidienne.

Enfin, je me permets de soutenir l’idée discutée par plusieurs lecteurs sur cette même page, qui est celle de la circulation automobile en alternance. Pour faire respecter ce genre de système, il faut simplement l’accompagner d’amendes sévères, seul moyen de faire face aux infractions. Car il faut absolument résoudre le problème de la circulation au Caire. Cela nous permettra de vivre plus humainement et aussi de pouvoir enfin respirer.

Hussein Ahmad,

Le Caire.

 

 

 

L’usage du soleil

 

Je suis une fidèle lectrice de votre journal et félicite toute votre équipe pour ces nombreux articles intéressants et les interventions souvent pertinentes de ses lecteurs. Bonne continuation sur le chemin de la bonne évolution pour le bien de tous.

Née en Egypte, de nationalité française, l’Egypte est ma seconde patrie que j’aime, j’y vis et enseigne. Je souffre de voir tant d’aberrations et de contradictions. L’Egypte a l’intention de se doter d’une centrale nucléaire. Pour tous les projets importants qui concernent le peuple tout entier, pourquoi ne le fait-on pas voter ? Qui en fin de compte paiera la facture ?

Les informations scientifiques et les budgets alloués concernant ce projet doivent être divulgués pour que chacun en son âme et conscience prenne ses responsabilités. Méfions-nous des influences et infiltrations qui sous de bonnes intentions ne cherchent que leurs propres intérêts financiers.

Une source d’énergie incontestable dont l’Egypte a le grand privilège de bénéficier est le soleil. Généreux, béni et adoré de nos anciens. Qu’attend-il de tous ses hommes sur terre non démunis d’intelligence ? De tous ses ingénieurs en haute technologie ? Peut-être que nous poussions nos recherches ? Alors chercheurs, inventeurs, investisseurs de toutes catégoriques, rassemblez toutes vos compétences, vos énergies, pour trouver enfin l’utilisation performante de cette source inestimable, et ainsi protéger notre terre qui souffre de nos grosses erreurs. Puisse un jour l’Egypte donner l’exemple d’un pays non polluant, propre, et l’Egypte exemplaire ? On peut rêver.

Christine Laroche,

France.

 

 

 

Mais c’est de la rigolade !

 

Permettez-moi de profiter de la liberté d’expression dont bénéficie Al-Ahram Hebdo pour dire combien je suis révoltée à l’égard de cette histoire de niqab.

Eh oui, certains extrémistes veulent imposer le niqab, ce voile couvrant le corps dans les hôpitaux en Egypte.

Personnellement, je pense que le malade a besoin de communication avec les médecins et a aussi besoin d’être réconforté. Le port du voile n’est autre qu’une barrière psychologique entre le malade et les infirmières.

N’oublions pas le plus important, c’est que le port du niqab et des gants ne permet pas de préserver l’hygiène dans les hôpitaux.

Attention ! Il faut absolument prendre garde contre ce courant islamiste extrémiste ; et s’il le faut, renvoyer toutes celles qui osent porter le niqab à l’intérieur des hôpitaux.

Il faut carrément faire une loi d’interdiction et en même temps affirmer par tous les moyens l’uniforme déjà existant (robe blanche).

Le niqab est une des facettes de l’extrémisme qui pousse dans notre pays et dont nous devrions nous en méfier.

Assez de niqab dans le pays, assez d’extrémisme, et cessons de faire des retours en arrière ! Regardons l’avenir en face, et ouvrons-nous au monde extérieur !

Maha Kamal,

Le Caire.

 

 

 

 

 

Circulation en alternance, suite

 

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les propositions des lecteurs à propos de la circulation, publiées dans le numéro 687 et 689 d’Al-Ahram Hebdo. Oui une circulation en alternance est peut-être possible, un contrôle plus sévère est exigé, une loi s’impose. Tout cela ensemble est nécessaire, car il n’y a pas de solution magique. Et puis n’oublions pas que la télévision est très importante, à travers une campagne de sensibilisation pour les citoyens de tout âge et toute catégorie sociale. Tout le monde regarde la télévision, alors il faut lui accorder plus d’intérêts. Pensons-y sans toutefois négliger d’autres moyens.

Tamer Chahine,

Le Caire.