Livre. Un bilan des
activités du CSA de 2002 à 2007 permet de connaître les progrès accomplis, mais
aussi l’avenir de l’archéologie dans notre pays.
A vol d’oiseau
Les
musées archéologiques, la restauration des antiquités égyptiennes, islamiques
et coptes, les récentes découvertes et autres sont les thèmes d’un nouvel
ouvrage qui vient d’être publié par le Conseil Suprême des Antiquités (CSA). Un
ouvrage illustré représentant toutes les activités et les travaux effectués par
le CSA depuis 2002 jusqu’à 2007. « Nos antiquités, une vision du futur » est le
titre de l’ouvrage qui présente non seulement les tâches accomplies par le CSA,
mais en plus les projets en voie d’exécution et les perspectives des quelques
années à venir.
Dans
son introduction, Zahi Hawas, secrétaire général du CSA, met le point sur les
buts qu’il a mis pour la période future du CSA dont le plus important est
d’essayer de poursuivre des travaux de fouilles par des missions égyptiennes
dans le but d’inciter et d’encourager les Egyptiens de progresser dans cette
science dont les étrangers sont depuis des siècles les maîtres. Pour arriver à
réaliser ce but, Hawas a clarifié sa stratégie, toujours dans son introduction
« Une tâche essentielle est née dans la stratégie et la philosophie de gérer et
de planifier le travail archéologique ... Il faut moderniser et développer tous
les secteurs du CSA et surtout le personnel appartenant à la nouvelle
génération des archéologues ».
Le
livre est clair et bien réparti. Un des chapitres les plus intéressants est
celui consacré aux musées rénovés, ceux en voie de restauration et même les
musées qui devraient voir le jour dans les quelques années à venir.
Et
dans le chapitre intitulé « Les recherches scientifiques », qui est en fait
l’un des plus courts de l’ouvrage, on ne mentionne que les deux grandes
recherches effectuées, et qui ont eu grand écho dans le milieu archéologique, à
savoir les études faites sur les momies de Toutankhamon et sur la reine
Hatchepsout. Bien que le chapitre soit court, ce qui reflète en fait la
faiblesse du domaine de recherche au sein du CSA, il est évident qu’il est
intéressant pour le lecteur surtout par les illustrations qui ne manquent pas
et permettent d’expliquer les détails.
Les
travaux de restaurations ont aussi pris une grande part de cet ouvrage
illustré. Il montre aux lecteurs les étapes de rénovation et de développement
du Caire historique.
L’éditeur
a choisi quelques musées du Caire fatimide pour les mettre en valeur et au
sujet desquels il a fait de petits résumés sur leur histoire et leur
restauration.
Une
des illustrations qui peut attirer le plus le lecteur, c’est le célèbre tableau
qui représente le pharaon Ahmosis sur son char. Cette représentation n’est pas
celle du temple de Karnak où elle se trouve, mais c’est une maquette faite par
la société internationale de jouets « Lego ». La maquette se trouve en fait
dans l’une des salles du Musée du Caire toute consacrée aux enfants. La
compagnie Lego a organisé une exposition unique en son genre sur le thème des
antiquités égyptiennes qui a fait le tour de plusieurs pays européens et l’a
ensuite offerte au Musée du Caire. Amr Al-Tayebi, qui a pris en charge la
rédaction générale, n’a laissé aucune activité sans la mentionner, il a terminé
son ouvrage par les différentes publications du CSA dans les divers domaines. Un
bilan qui recèle activités et perspectives d’un des domaines les plus actifs en
Egypte et d’une science naissante en Egypte qui mérite un grand intérêt.
Hala Fares