Au
fil des pages
Ibtissamat
al-qeddissine
(Sourires des saints), d’Ibrahim Farghali, traduit par Andy
Smart et Nadia Fouda-Smart, The American University in Cairo
Press, Le Caire, 2007.
Dans un monde en pleine crise de civilisation et plein de
contradictions, Ibrahim Farghali fait un bilan de la
société. Le déchirement entre l’islam radical et la société
depuis le début des années 1970, l’émigration et la crise
économique. Un roman raconté à trois temps, entre le présent
dans lequel se déroulent les événements, le passé qui
revient, et le temps métaphysique du personnage principal,
Emad, venu du monde des morts pour observer la vie de ses
amis d’enfance. Un tissu harmonieux de sentiment et de rêve
qui dresse un portrait clair des espoirs et déceptions de
toute une génération.
Hékayat chaabiya
(contes
populaires)
d’Ahmad Abdel-Réhim, l’Organisme général des palais de la
culture, collection des études
folkloriques,
Le Caire 2007.
Le chercheur Ahmad Abdel-Réhim erre dans les différentes
provinces d’Egypte pour collecter les contes populaires en
révélant le nom du narrateur de chaque conte, son âge, son
village et la date de son inscription. Ce qui importe dans
ce travail studieux et important c’est qu’il a gardé la
fraîcheur de la narration telle qu’elle est avec le patois
qui la distingue. Cette matière très riche est, selon le
romancier Khaïri Chalabi, rédacteur en chef de la
collection, une source intarissable pour les jeunes
écrivains d’aujourd’hui mettant l’accent sur le patrimoine
populaire et la nature égyptienne favorable aux contes.