Initiative.
« Comment perçoivent-ils l’Egypte ? » tel était le thème
d’une compétition de photographie organisée pour les
étudiants de l’Université Américaine du Caire (AUC).
Le choix révélateur du pharaonique
C’est
l’organisation DO ou Development Organization qui a lancé
cette compétition. C’est une organisation estudiantine
formée d’une trentaine de jeunes de l’Université américaine
du Caire. « Son objectif est de développer les vocations
soit au niveau de la pensée ou celui de l’application
pratique chez tous les Egyptiens », explique Amr Henna,
attaché de presse de DO. L’organisation DO a exécuté un
projet appelé The Pitch (l’objectif) dont le but est de
faire un stage d’apprentissage de la photographie, formé de
quatre sessions. La première concernait les techniques du
Photo-Shop en général. Quant aux trois autres sessions, les
étudiants apprenaient les techniques de la photographie
elle-même comme le choix des angles, les jeux de lumière, la
purification des photos, etc.
Une fois le stage terminé, une compétition de photographie a
été organisée entre les
participants dont le thème était autant intéressant que
difficile. Comment chacun d’eux perçoit-il l’Egypte ? Une
question à laquelle a longuement pensé Seif Abdel-Aal,
étudiant en troisième année au département de comptabilité
et amateur de photographie. « Je suis resté longtemps à
réfléchir sur la possibilité de résumer toute l’Egypte en
une photo. Je voulais sortir de l’ordinaire, c’est-à-dire
m’éloigner des photos du Sphinx, des pyramides et tout ça.
J’ai donc pensé à la mer Rouge et à sa beauté », explique
Seif. En fait, les 15 photos des participants étaient toutes
révélatrices de l’Egypte, soit celles qui incarnaient la
mer, le désert, la Bibliothèque d’Alexandrie, le drapeau
égyptien ou les gravures pharaoniques de l’étudiant Ahmad
Al-Leissi qui a remporté le premier prix avec une récompense
de mille livres égyptiennes. « La photo d’Ahmad Al-Leissi
représente une gravure pharaonique avec un excellent jeu de
lumière connu pour les spécialistes par le style du Low Key.
Ce style donne au photographe le pouvoir de concentrer tout
ce qu’il veut dire par la lumière. En regardant la photo de
Leissi, on sent vraiment la renaissance de la civilisation
pharaonique », explique le Dr Magued Ibrahim, professeur de
photographie à la faculté des arts appliqués de l’Université
de Hélouan, enseignant au stage et membre du jury. « Je
pense que les gravures pharaoniques sont une spécificité de
la culture égyptienne. Quand on les voit, on est certain que
c’est l’Egypte. C’est pour cela que j’ai aimé faire une
photo de quelque chose qui n’existe qu’en Egypte. Quant aux
effets de lumière, j’ai essayé d’appliquer une technique
qu’on a apprise pendant le stage et j’ai senti qu’elle
allait traduire tout ce que je voulais dire par la photo »,
assure Al-Leissi.
Dalia
Farouk