Al-Ahram Hebdo, Sports | Le pire est à craindre
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 12 au 18 décembre 2007, numéro 692

 

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Sports

Footbal. A six semaines du début de la Coupe d’Afrique des nations 2008 qui aura lieu au Ghana, le onze national fait pâle figure. Blessures, baisse de forme, suspensions, le staff technique peine à redresser la barre.

Le pire est à craindre

La sélection d’Egypte est dans une zone de turbulences et bien mal en point pour aller défendre son titre au Ghana lors de cette Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui aura lieu du 20 janvier au 10 février. « Plusieurs éléments importants seront absents tels que Mido (Ahmad Hossam), tandis que d’autres ne sont pas à leur meilleur niveau », déplore Chawqi Gharib, l’entraîneur adjoint des Pharaons. L’ancienne légende de Ghazl Al-Mahalla ne donne pas d’excuses avant le grandissime challenge d’Afrique, mais avance de graves vérités.

L’ossature principale du onze national est en grave baisse de forme. Les médaillés d’or des Jeux panarabes ne pourront pas tromper les observateurs conscients de la difficulté de la mission au Ghana. Mido, l’attaquant de Middlesbrough (Ang) et de surcroît la plus grande figure égyptienne en Europe, est très incertain pour la CAN en raison de blessure. Le milieu d’Anderlecht (Bel), Ahmad Hassan, purge une suspension de trois rencontres qui s’achèvera après les deux premiers matchs du premier tour. Mohamad Zidan est très irrégulier avec sa formation de première division allemande, Werder Bremen ; quant à Mohamad Chawqi (Middlesbrough), Hossam Ghali (Tottenham, Ang) et Ibrahim Saïd (Ankaragucu, Tur), ils n’ont pas frôlé la pelouse depuis le début de la saison. « C’est une grande déception car ces joueurs sont censés être nos atouts et les voilà hors course », a déclaré Hamada Sedqi, un membre du staff technique. Et ce n’est pas la fin des malheurs de l’équipe, car les dégâts touchent aussi les locaux. Les atouts d’Ahli, qui constituent une majeure partie du groupe des Pharaons, sont épuisés du fait de l’enchaînement des matchs depuis trois saisons et devront disputer 7 rencontres en l’espace de 20 jours pour terminer leurs matchs reportés du championnat avant de rejoindre la sélection. « C’est de trop pour ces joueurs. Nous avons demandé à la commission des compétitions qu’Ahli joue quatre rencontres seulement. Ce n’est pas pour le bienfait d’Ahli mais pour les joueurs de la sélection. Après sept rencontres, ils seront à bout de souffle et ils devront disputer trois rencontres avec la sélection dans le cadre de la préparation à la CAN. Physiquement et techniquement, ils ne sont pas prêts à répondre à ce grand défi », ajoute Gharib.

Sans compter l’hécatombe du côté des joueurs comme le duo de Zamalek Amr Zaki, hors d’action en raison de problèmes avec le club, Mahmoud Abdel-Razeq dit « Chikabala » suspendu pour un an par la Fédération égyptienne de football pour comportement abusif avec la sélection olympique lors des Jeux panafricains, l’été dernier, et le libéro Hani Saïd écarté de la formation d’Ismaïli pour grave baisse de niveau. « Jusqu’à présent, il n’y a que le poste de gardien de but qui nous rassure. Essam Al-Hadari et Mohamad Abdel-Moncef sont dans une grande forme et la concurrence sera très chaude entre eux pour défendre les cages de l’Egypte au Ghana », explique Ahmad Solimane, l’entraîneur des gardiens de but.

Dans cette situation, le staff technique a fait appel à plusieurs nouvelles figures pour porter le maillot à cinq étoiles des Pharaons. Ahmad Salama (Tersana), Ahmad Hassan, Mohsen Hindaoui (tous deux de Ghazl Al-Mahalla), Ahmad Mohamadi, Mohamad Ibrahim (Enppi), Walid Solimane (Petrojet), Abdel-Salam Nagah (Haras Al-Hodoud) Hassan Awad et Gomaa Machhour (T. Al-Gueich) ont fait une belle percée dans le groupe pour combler certaines lacunes. « Nous avons essayé d’élargir notre noyau et de former un nouveau groupe. Certains joueurs s’imposeront tels que Omar Gamal et Mohamad Fadl (Ismaïli) mais d’autres ont besoin d’encore de plus d’expériences et de formation pour jouer au niveau international. Ils ne pourront pas défendre les couleurs du champion en titre », conclut Gharib qui peine à trouver une solution et qui espère que les prochains jours lui porteront conseil, voire un cadeau du ciel pour tenter d’arracher à nouveau le trophée africain.

Karim Farouk

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3 questions à

IbrahimSaïd,  défenseur international d’Ankaragucu (Turquie).

« Nous serons prêts à défendre notre titre »

Al-Ahram Hebdo : Pourquoi ne jouez-vous plus depuis le début de la saison ?

Ibrahim Saïd : J’avoue que j’ai été déçu car mon équipe est classée au milieu du classement et moi, je veux évoluer au plus haut niveau. Au début de la saison, j’ai parlé avec le coach et je lui ai dit que je voulais quitter l’équipe. Je souffre de nostalgie aussi et je veux rentrer en Egypte. Il m’a donné la liberté de chercher une offre et m’a dit qu’il ne compterait pas sur moi durant cette période. En janvier, je quitterai le club. J’ai certaines offres d’Egypte et d’autres de Turquie, je déciderai dans les jours à venir de ma prochaine destination.

Ne pensez-vous pas que votre absence des terrains, comme la majorité des joueurs évoluant en Europe, menace votre présence dans l’équipe nationale ?

— On ne peut pas le calculer ainsi. Nous sommes de grands joueurs et avons une grande expérience pour gérer ce genre de compétitions et vite retrouver la forme. De plus, nous avons disputé plusieurs matchs avec la sélection récemment et on s’entraîne toujours sous la supervision du staff technique. On ne peut pas dire que maintenant nous sommes à 100 %, mais les Jeux panarabes nous ont un peu réchauffés et on progressera encore plus lors de la phase de préparation juste avant la CAN pour être prêt à défendre notre titre.

Quelles sont les chances de l’Egypte au Ghana dans ces circonstances difficiles ?

— Il est vrai que l’équipe ne donne pas une bonne impression maintenant surtout que beaucoup de joueurs sont loin de leur niveau, outre les joueurs d’Ahli qui sont très fatigués. On sait que la concurrence sera très difficile, d’autant plus que les pays africains progressent de jour en jour. Mais nous sommes habitués à ce genre d’environnement. Je peux même dire que je suis optimiste car à chaque fois que la sélection passait par des circonstances difficiles, on  finissait par réaliser un exploit. Il suffit de revoir les performances de l’équipe avant la CAN de 1998 et celle de 2006, où l’on a fini par être sacrés champions.

Propos recueillis par K. F.

 

 




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