Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Un Grand bravo à Chahine
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 12 au 18 décembre 2007, numéro 692

 

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Cinéma. Heya fawda, dernier film de Youssef Chahine, suscite déjà beaucoup de réactions, dont deux de nos lecteurs ayant des points de vue différents.

Un Grand bravo à Chahine

Le dernier film de Chahine Heya fawda (chaos) vient de sortir dans les salles et comme d’habitude, beaucoup sont allés le voir. Encore une fois, on voit que notre grand réalisateur Youssef Chahine se présente comme l’éternel révolté.

On voit bien dans ce film que Chahine reste toujours aussi passionné, mais aussi engagé. C’est très clair dans le film. Le film est très direct, et a le mérite de dire haut et fort ce que beaucoup n’osent pas dire. Assez, les citoyens en ont marre de tout, et ne supportent plus l’injustice dans laquelle ils vivent. Le film est très courageux, car il parle ouvertement de tous les maux que vit notre société actuellement. Merci à Chahine et à toute son équipe qui nous a donné un très bon film et nous avons besoin de voir ce genre.

Le policier Hatem (joué par Khaled Salah) est un homme très dur qui tient le quartier d’une main de fer à travers des pots-de-vin. Bien sûr il est détesté par tous les habitants du quartier. Seule Nour, jeune institutrice, dont il est fou amoureux, ose lui tenir tête. Mais Nour, elle, est secrètement amoureuse du substitut du procureur Chérif. Fou de jalousie, Hatem s’interpose. Il veut Nour pour lui seul, et décide de transformer sa vie en véritable enfer.

Amour, haine, violence sociale, corruption, injustice, oppression policière, on trouve de tout dans le nouveau film de Chahine.

Amani Salah,Le Caire.

 

Remarques sur Heya Fawda

Je profite de l’occasion pour d’abord dire un bravo à tous ceux qui collaborent à la rédaction de votre hebdomadaire que nous attendons chaque semaine. Et puis, la fête s’approche, alors bonne fête à tout le monde et à tous les lecteurs de notre Hebdo. Ceci dit, je veux m’exprimer sur un film que je viens de voir. Eh oui, je viens de voir le dernier film du réalisateur Youssef Chahine, Heya fawda, et je l’ai beaucoup apprécié. L’histoire est bien évidement intéressante, car elle nous concerne tous, c’est-à-dire les problèmes quotidiens de notre vie et l’injustice que vivent beaucoup d’entre nous.

Mais, quelques remarques s’imposent. J’ai trouvé étrange que dans les cellules où sont emprisonnées les femmes, seules, on ne voit que des prostituées ! Est-ce que cela veut dire qu’il existe des cellules réservées uniquement aux prostituées en Egypte ? Je ne le pense pas.

Et puis la transformation du personnage de Chérif, qui est le sous-procureur, est difficilement compréhensible : au début, il aime une fille, ultra-libérale, ensuite il la laisse, pour tomber amoureux de Nour, personnage complètement différent, plus conservateur.

Autre chose : on ne comprend pas comment un des policiers se met à tirer en l’air comme un malade, alors que la foule l’entoure pour réclamer l’arrestation du policier corrompu. Est-ce qu’en réalité cela se passe comme ça ? Je sais que les hommes qui tirent en l’air sont les Saïdis de la Haute-Egypte pendant un mariage.

Malgré tout, il y a quand même du bon travail dans ce film, différent de tout ce que nous voyons actuellement dans les salles.

Ahmad Hussein, Le Caire.

La course des prix

Tout d’abord, je voudrais présenter à travers votre hebdomadaire Al-Ahram Hebdo mes meilleurs vœux à l’occasion des prochaines fêtes des musulmans comme des chrétiens. Ensuite, je veux aborder la hausse des prix qui nous fait peur à tous dans notre vie de tous les jours. Le rythme des prix qui augmentent d’une façon terrible ces jours-ci ressemble pour moi à une véritable course. Tout le monde se plaint : les prix augmentent, alors que les salaires sont en stagnation. Les gens n’arrivent plus à vivre dans de telles conditions, où le salaire se termine le troisième jour du mois. Je ne sais pas combien de temps cela durera, et il est temps pour que nos responsables gouvernementaux fassent quelque chose pour nous sortir de cette situation.

Nadia Adel,Le Caire.

Un bon prof

 

En ce moment, nous entendons beaucoup parler des professeurs. Mais est-ce que nous savons ce qu’est vraiment un bon prof. Un bon prof est tout simplement celui qui forme les générations futures. Raison pour laquelle nous devons s’intéresser de plus près à ses besoins. Un bon prof doit aussi être l’exemple pour ses élèves par son apparence, sa culture, sa conduite et son éducation. Mais le prof d’aujourd’hui est loin d’être le bon exemple à suivre par les petits et les jeunes.

Elsafi Gado, Kafr Al-Cheikh.

 

L’après-Annapolis

« Ils sont revenus comme ils sont partis », ainsi peut-on résumer la conférence d’Annapolis. Résultat : néant. Oui les Arabes étaient assis à la conférence à côté des Américains, mais c’est tout. Il ne faut pas se faire d’illusion, cette conférence n’était rien d’autre qu’un voyage de plus pour les Arabes. Comment voulez-vous que les Palestiniens et les Israéliens s’entendent comme ça d’un seul coup après toutes ces années de conflit ? De l’argent et beaucoup d’argent a été dépensé pour cette conférence, je pense qu’il aurait mieux fallu le dépenser sur les Palestiniens. Pour moi, cette conférence n’avait aucune raison d’être, au contraire c’était une perte de temps et d’argent.

Mirit Kemal,Le Caire.

Décadence de l’enseignement

Je sais que nous parlons beaucoup de ce problème, mais il est très important et tout le monde doit comprendre la gravité de la situation de l’enseignement et de nos écoles. Car les jours se suivent et les choses empirent. Pourquoi est-ce que nos responsables ne règlent pas une bonne fois pour toutes le problème de l’enseignement qui mène à des situations dramatiques : comment peut-on imaginer que la mère d’un élève ose maintenant frapper un professeur !? Nous en sommes arrivés là ... Il y a pire encore : il semble que le virus de la baltaga (emploi d’hommes de main pour régler des comptes) se soit répandu dans les écoles ! Que vont devenir les jeunes Egyptiens qui sont l’avenir du pays ?

Mona Hassan,Le Caire.

 

Le toc-toc ne passera pas

Je voudrais répondre à Youssef Ghanem, qui a écrit dans le numéro 690 d’Al-Ahram Hebdo, sous le titre « Pas touche au toc-toc », que le toc-toc doit être généralisé. Franchement, je trouve cette idée trop exagérée. Comment généraliser un tel moyen de transport qui ressemble plus à une moto ? Je suis vraiment étonné lorsqu’il dit : « En ce moment, on entend beaucoup parler des toc-toc et je me demande pourquoi on ne laisse pas leurs propriétaires travailler tranquillement, car c’est un véhicule qui s’est imposé en quelques années comme un moyen de transport des plus pratiques ». Le toc-toc est très dangereux, provoque vols et accidents et est loin d’être pratique, comme il le prétend.

Le toc-toc n’est pas la solution magique à nos problèmes de circulation. Il faut trouver de vraies solutions qui puissent régler et non provoquer des accidents de tous genres.

Pourquoi ne pas penser tout simplement à augmenter le nombre des bus et de minibus qui existent déjà ? Il faut même supprimer les bus trop anciens et en mettre d’autres neufs qui soient plus confortables. Il faut aussi faire la même chose pour les taxis, interdire ceux qui datent de plus de 50 ans et en mettre d’autres nouveaux en très bon état.

Oui, on peut apporter de nouveaux moyens de transport. Mais pas des motos !

Omar Rami,Le Caire.

On veut travailler

Comme beaucoup d’autres jeunes de mon âge, je souffre du manque de travail. Et pourtant, j’ai des diplômes et je connais des langues. Le chômage provoque de véritables crises au sein de nos familles, qui n’ont pas de solution magique. Je pense alors que notre façon de penser doit changer lorsque nous parlons du chômage. C’est-à-dire que nous ne devons plus croire qu’il suffit d’obtenir un diplôme universitaire pour obtenir un emploi. Il faut regarder et voir ce que demande le marché du travail. C’est pourquoi il faut absolument mieux organiser la relation entre l’enseignement et le marché du travail.

Une autre chose très importante : pouvoir travailler à l’étranger. Pour cela, il faut savoir de quoi ont besoin les pays étrangers et éviter les catastrophes qui arrivent trop souvent avec le naufrage des bateaux de jeunes partis à la recherche de travail.

Le gouvernement doit passer à l’acte dans cette direction, et arrêter de faire des promesses qui ne tiennent jamais.

Hossam Ibrahim,Alexandrie.

 




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