Jeux panarabes.
L’Egypte accueillera du 11 au 25 novembre la 11e édition.
Son intention est de faire bien mieux que les précédentes en
termes de niveau de compétition et de participation.
L’Egypte met les moyens
Environ
8 000 sportifs représentant 22 pays disputeront du 11 au 25
novembre en Egypte les 11es Jeux panarabes. Sept
gouvernorats égyptiens accueilleront les différentes
compétitions des jeux : Le Caire, Alexandrie, Port-Saïd,
Ismaïliya, le Nord-Sinaï, Assouan et Assiout. Ces Jeux, qui
auront lieu en Egypte après une absence de 42 ans (Ndlr : la
dernière édition organisée en Egypte remonte à l’année 1965)
ont un goût très spécial. Cette édition, comme la précédente
qui a eu lieu en 2004 en Algérie, regroupe 22 pays, mais le
nombre des disciplines a augmenté pour atteindre 32 sports,
au lieu de 25 en Algérie et le nombre des participants a
aussi beaucoup progressé. « Nous voulons organiser les
meilleurs Jeux panarabes de tous les temps, non seulement
sur le plan de l’organisation mais aussi sur le plan du
niveau », a déclaré Hassan Saqr, président du Comité
national des sports et président du Comité organisateur des
Jeux.
Pour
réaliser cet objectif, l’Egypte a décidé de participer à ces
Jeux avec une forte délégation, composée de 840 athlètes, un
nombre record par rapport à l’édition précédente où l’Egypte
n’avait envoyé que 340 athlètes en Algérie. En effet, la
délégation égyptienne n’est pas seulement forte en nombre,
mais aussi en niveau. Tous les sportifs qui disputeront ces
Jeux sont capables de remporter des médailles. « Nous avons
décidé de participer à ces Jeux avec nos meilleurs athlètes
afin d’encourager les autres pays arabes à envoyer leurs
meilleurs éléments. De plus, pour améliorer le niveau des
Jeux, la sélection nationale de football sera présente avec
ses joueurs titulaires, cela a encouragé les autres pays à
envoyer leurs premières équipes de football telles l’Arabie
saoudite et la Libye », a précisé Hassan Saqr. Seul bémol à
ces Jeux, l’absence de plusieurs stars égyptiennes en lutte
et en haltérophilie. En lutte gréco-romaine, le champion
olympique Karam Gaber (96 kg) et l’ex-champion du monde
Mohamad Abdel-Fattah (84 kg) ne disputeront pas ces Jeux. Le
premier, pour bien se concentrer sur son programme de
préparation en vue des Championnats d’Afrique qualificatifs
pour les Jeux olympiques de Pékin 2008, le second pour la
même raison mais aussi parce qu’il est empêtré dans un
procès intenté contre lui par l’Agence internationale
antidopage qui demande sa suspension.
En haltérophilie, les deux vedettes de l’équipe nationale,
Nahla Ramadan, ex-championne du monde, et Esmat Mansour,
ex-championne du monde juniors seront aussi absentes à cause
de la décision de leur fédération de les exclure de l’équipe
nationale pour manquement au règlement.
Malgré ces absences, les Egyptiens, qui ont terminé à la 2e
place lors de la dernière édition, juste derrière l’Algérie,
comptent bien profiter du fait que cette édition se
déroulera sur leur sol pour terminer à la 1re place. « Notre
but principal est de remporter cette édition. Malgré la
progression du niveau des sports arabes tels l’athlétisme au
Maroc et l’haltérophilie au Qatar. L’Egypte est capable de
réaliser cet objectif, d’autant plus que les Jeux auront
lieu sur notre sol », a affirmé Khaled Zein, secrétaire
général du Comité olympique égyptien.
La natation et l'haltérophilie prometteuses
Afin de terminer à la 1re place, l’Egypte place ses espoirs
sur deux disciplines en particulier : la natation et
l’haltérophilie. La Fédération égyptienne de natation a
d’ores et déjà promis au Comité olympique égyptien de
remporter 40 médailles par le biais de 26 nageurs. Lors de
l’édition précédente, la natation avait récolté le plus
grand nombre de médailles avec un total de 34 médailles,
dont 18 en or.
Quant à la Fédération égyptienne d’haltérophilie, qui a
promis de remporter 30 médailles grâce à 19 sportifs, elle
espère réaliser un résultat meilleur que celui réalisé en
2004 où les haltérophiles avaient obtenu 23 médailles. La
gymnastique est aussi une discipline sur laquelle l’Egypte
pourra compter pour remporter un grand nombre de médailles.
Cette fédération avait pronostiqué de décrocher près de 31
médailles à travers son équipe composée de 15 gymnastes en
gymnastique artistique et rythmique.
La plupart de ces athlètes ont joui d’une bonne préparation
en vue de ces Jeux. En fait, le Comité national des sports a
versé plus de 7 millions de L.E. en vue de la préparation
pour ces Jeux, qui tiennent une grande place dans les
priorités du pays. En effet, plus qu’une envie de gagner des
médailles, l’Egypte veut faire de ces Jeux une édition
exceptionnelle qui redonnerait au pays sa place de centre
des pays arabes capable de les unir dans un événement
sportif de qualité. Raison pour laquelle les Fédérations
égyptiennes ont tenu à mettre en première ligne leurs
meilleurs athlètes. « En fait, les Jeux panarabes ne sont
pas d’un haut niveau et ne représentent aucune difficulté
devant mes athlètes, qui ont un niveau international, mais
il faut jouer le jeu pour récolter pour l’Egypte le plus
grand nombre possible de médailles. C’est une mission
nationale », a souligné Ahmad Nasser, président de la
Fédération égyptienne de pentathlon moderne.
Depuis la première édition de ces Jeux qui a eu lieu en 1953
à Alexandrie, l’Egypte n’a jamais affronté de grands rivaux
de la part des pays arabes. Les Pharaons qui ont participé à
7 des 10 éditions précédentes, en ont remporté 5 (en 1953,
1961, 1965, 1997 et 1999). L’Egypte ne l’a perdu que lors
des éditions 1992 et de 2004 où elle a terminé 2e.
Le fait nouveau est que ces dernières années, le niveau des
pays arabes s’est nettement amélioré. Plusieurs pays
possèdent des athlètes d’un niveau international et
olympique, notamment en athlétisme, natation, boxe, tir,
taekwondo et judo. Lors de cette édition, l’Algérie, tenante
du titre, représente un sérieux rival face à l’Egypte. Après
avoir remporté la dernière édition, les Algériens
disputeront ces Jeux avec une forte délégation composée de
436 personnes dans 23 disciplines qui auront tout à gagner,
notamment rééditer leur bonne performance des derniers Jeux
africains. Mais la mission des Algériens ne sera pas facile
du tout devant une délégation égyptienne bien préparée et
qui joue à domicil.
Doaa
Badr