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 Semaine du 28 novembre au 4 décembre, numéro 690

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Radwane Ziyada


Edito

Annapolis

En convoquant, ce mardi 27 novembre à Annapolis, une conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien, les Etats-Unis ont finalement choisi de prendre la voie de la paix au Proche-Orient, mais avec six ans de retard et le temps risque de manquer au président George W. Bush pour réaliser une percée significative sur ce dossier.

Personne, en effet, ne s’attend à ce que la conférence en elle-même ne débouche sur des avancées majeures entre Israël et les Palestiniens, et même l’Administration Bush a tempéré les attentes ces dernières semaines. Le président américain assure vouloir la création d’un Etat palestinien pacifique et démocratique aux côtés d’Israël avant la fin de son mandat en janvier 2009. Mais force est de constater que ses actions pour atteindre cet objectif ont été quasi nulles et qu’il s’est aligné sur Israël de façon systématique. Sous son mandat, Israël a étendu les colonies en Cisjordanie, a commencé à construire une barrière de sécurité divisant les zones sous contrôle palestinien et a mené un conflit sanglant contre le Hezbollah chiite au Liban-Sud, ce qui a suscité la colère d’une grande partie de la planète. L’ancien ambassadeur américain en Israël, Martin Indyk, affirme que M. Bush a sabordé les progrès faits sous l’ex-président Bill Clinton en refusant de poursuivre l’engagement en faveur de la paix au Proche-Orient après 2001. « C’est vraiment une question d’engagement présidentiel. Tout le monde a cette question à l’esprit : à quel point le président est-il engagé ? ».

Un échec à Annapolis sera sans doute dans l’intérêt du groupe palestinien Hamas qui a pris le contrôle de la bande de Gaza, le 15 juin dernier. Fort de son pouvoir dans ce territoire, le Hamas mise sur un échec de la réunion d’Annapolis et conteste au président Mahmoud Abbass le droit de négocier avec Israël au nom du peuple palestinien. Les islamistes du Hamas considèrent en outre que cette réunion a été convoquée par le président américain pour masquer des projets belliqueux contre l’Iran. Ils sont certains que la réunion, à laquelle participent des représentants d’une quarantaine de pays, ne portera aucun fruit. Et ils risquent de ne pas avoir tort, car sur le fond, Annapolis paraît ressembler davantage à ce que les Palestiniens et les pays arabes ne voulaient pas : une séance photo d’un jour. 

 




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