Al-Ahram Hebdo, Idées | Chawqi et Hafez toujours à la page
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 Semaine du 28 novembre au 4 décembre, numéro 690

 

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Idées

Hommage. 75 ans après leur mort, les deux grands poètes Ahmad Chawqi et Hafez Ibrahim sont au centre d’une vaste célébration. De quoi remettre en lumière ces pionniers de la renaissance littéraire du siècle dernier. 

Chawqi et Hafez toujours à la page 

Le « Prince des poètes » (Ahmad Chawqi, 1868-1932) et le « Poète du Nil » (Hafez Ibrahim, 1873-1932), morts la même année, ont fait l’objet cette année d’un hommage conjoint par le Conseil suprême de la culture et par l’Union des écrivains égyptiens qui leur ont consacré la journée annuelle de l’écrivain (voir encadré). La célébration s’intitule « De nouvelles perspectives dans la poésie de Chawqi et Hafez ». « C’est notre plus grand plaisir de savoir que plusieurs institutions célèbrent ces grands auteurs », explique le poète et écrivain Ahmad Abdel-Moeti Hégazi. « Le musée de Chawqi, Karmit Ibn Hanie, lui rendait hommage le mois dernier, nous le faisons ce mois avec l’Union des écrivains égyptiens et la Bibliothèque d’Alexandrie le fera le mois prochain. C’est un hommage qui durera jusqu’à la fin de l’année », ajoute-t-il.

Dans le cadre des séminaires, des soirées poétiques et des concerts organisés par le Conseil suprême de la culture, la vie et l’œuvre des deux poètes ont été analysées et étudiées par des poètes et écrivains tels Ahmad Darwich, Sayed Hégab, Joseph Harb. Une célébration qui, au-delà de l’hommage, révèle surtout un désir de retrouver la valeur de la langue arabe et l’importance de l’héritage littéraire de Chawqi et Hafez. Dans son discours lors du premier séminaire de la conférence, Ahmad Darwich a évoqué le « besoin » de relire Chawqi et Hafez, qui ont marqué leur époque en renouvelant la poésie et la littérature et l’ont dépoussiérée.

« Non seulement, nous avons besoin d’exprimer le respect que nous ressentons envers la mémoire de ces grands écrivains, mais notre plus grand besoin est de réintroduire ces grands piliers aux nouvelles générations d’auteurs littéraires et au public en général », déclare Abdel-Moeti Hégazi. « Les nouvelles générations aujourd’hui ont tendance à se déraciner en cherchant la nouveauté et la modernisation ; c’est notre rôle de leur expliquer qu’aucune renaissance littéraire n’est possible sans traditions ni passé ».

D’autres se sont intéressés plutôt aux dimensions sociale, nationale, politique, historique ou religieuse de l’œuvre des deux poètes. L’œuvre de Hafez n’a pas obtenu le même espace dans cette profusion d’études et de soirées poétiques. Une lacune, relevée par plusieurs critiques et journalistes, que même les organisateurs de la conférence ont fini par déplorer. « Je regrette que Hafez n’ait pas eu l’importance qu’il mérite. Nous aurions effectivement dû consacrer plus de recherches et de séminaires à Hafez uniquement. En tant qu’auteur et journaliste, j’essaierai de consacrer des articles à l’étude et l’analyse de Hafez seul », promet le rapporteur de la célébration Abdel-Moeti Hégazi.

Le public, qui connaît Chawqi et Hafez à travers les manuels scolaires, ou les chansons de Abdel-Wahab et Om-Kalsoum, était très présent pendant les conférences et les soirées. De quoi révéler peut-être une soif des grandes œuvres et du patrimoine littéraire. L’exemple le plus vivant est la conférence sur les poèmes pour enfants de Chawqi, donnée à la fois au Conseil suprême de la culture et à l’Union des écrivains égyptiens, et qui connut beaucoup de succès en ouvrant un grand débat sur la poésie et son rôle dans la formation de l’esprit de l’enfant. « Ils sont venus nombreux parce qu’ils aiment Chawqi et Hafez. Lors de la seconde soirée, nous avons présenté des parties des pièces de Chawqi telles La Mort de Cléopâtre et Le Fou de Leïla et le public y a pris beaucoup de goût. Ça laisse penser que si le théâtre national présente ces pièces, elles vont connaître un grand succès », remarque Hégazi.

Une célébration qui se conclut dans la satisfaction d’avoir rappelé aux institutions nationales la valeur de Chawqi et Hafez et dans l’espoir que les prochaines célébrations auront lieu à une échelle nationale, notamment dans le domaine de l’éducation et des programmes scolaires.

Dina Abdel-Hakim

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L’Union des écrivains égyptiens a remis à l’occasion de la Journée de l’écrivain les prix aux lauréats 2007.  

Prix d’excellence

Le poète Mohamad Mohamad Al-Chahawi

L’écrivain Mohamad Kamal Mohamad 

Prix de l’Union

Pour les études littéraires : Prof. Abdel-Salam Mohamad Al-Chazli, Tagribat al-madina fil chear al-moasser (l’expérience de la ville dans la poésie contemporaine).

Pour la traduction vers l’arabe : Prof. Kamaleddine Hussein, Hikayat al-khawariq (l’histoire de prodiges).

Pour la littérature pour enfants : Nachaat Al-Masri, Madinat al-qitat (la cité des chats).

 

Prix spéciaux

Prix Dr Hussein Fawzi Al-Naggar : Samir Darwich, Taër khafif (un oiseau léger).

Prix Dr Abdel-Ghaffar Mekkawi : Sabrine Al-Sabae, Daqqat al-kharif (les coups de l’automne).

Prix Mohamed Salmawy : n’a pas été attribué cette année. 

Hommages

Ihsane Kamal

Abdel-Wahab Al-Aswani

Fathi Al-Ibyari

Mohamad Al-Tohami

Wafaa Wagdi

 




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