Al-Ahram Hebdo, Arts | Du côté du cinéma arabe
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 Semaine du 28 novembre au 4 décembre, numéro 690

 

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Arts

Festival International du Film du Caire. Tenue en parallèle à la compétition officielle, la section arabe regroupe 13 nouveaux films. Coup de projecteur.

Du côté du cinéma arabe

Pour la deuxième année consécutive, une section spéciale est consacrée aux films arabes. Treize films sont en course pour l’obtention du prix du meilleur film arabe, d’une valeur de 100 000 livres égyptiennes, offertes par le ministère égyptien de la Culture pour récompenser « des films traitant de thèmes sensibles, reflétant les préoccupations des citoyens du monde arabe ».

Cette section se veut nettement la plus stable et plus réussie. Ainsi le public aura-t-il la chance de découvrir et de suivre l’évolution du cinéma arabe à travers une dizaine de projections et de rencontres-débats organisées en présence des réalisateurs ou comédiens.

Le festival a, pour la deuxième fois, mis en place un jury arabe, présidé par le réalisateur marocain Ahmad Al-Maanouni, avec la participation de la réalisatrice tunisienne Moufida Tlatli, le comédien syrien Gamal Soleiman, la réalisatrice égyptienne Hala Khalil et le directeur égyptien de la photo, Samir Farag.

Sur 5 pays arabes, l’Egypte est présente avec 2 films. Le premier Al-Ghaba (la jungle), écrit par Nasser Abdel-Rahmane et réalisé par Ahmad Atef, dissèque le problème des enfants de la rue et les conditions menant à ce phénomène croissant. Quant au deuxième film, Balad al-banat (pays des filles) écrit par Ola Al-Chaféï et réalisé par Amr Bayoumi, il propose une virée dans le monde des jeunes filles dans une société égyptienne dominée par les valeurs masculines.

Le cinéma marocain est représenté par trois films dont En attendant Pasolini* de Daoud Awlad Syad, la Syrie participe à la course avec deux films Hors couverture* de Abdel-Latif Abdel-Hamid et L’Identité de Ghassan Schmit.

Toutefois, la participation algérienne reste parmi les plus prometteuses, avec trois films dont le grand succès Cartouches Gauloises* de Mehdi Charef.

Après Au Pays des Juliettes et Le Thé au harem d’Archimède, ce réalisateur continue à dévoiler sa passion pour son Algérie natale. Cette fois, avec Cartouches Gauloises, le réalisateur installe son objectif du côté de l’enfance. L’histoire du film se déroule en 1962, plus précisément, pendant le dernier printemps de la guerre d’Algérie alors que l’indépendance approche à grands pas. Autour de Ali, déjà vendeur de journaux à 11 ans alors que son père est un moudjahid dont on lui a dit de dire qu’il est parti travailler en France, et de son meilleur ami Nico, le monde change. L’un est arabe, l’autre pied-noir, tout les oppose donc dans ce monde colonial clivé. Les Français quittent le pays petit à petit, la violence se fait aux yeux de tous, et les attentats se multiplient. Tous deux font semblant de croire que Nico ne partira jamais. Tout s’effondre autour d’eux, mais rien ne peut cependant leur voler leur enfance.

Un seul film libanais se donne dans le cadre de cet événement, à savoir : Sokkar banat* (caramel), réalisé et joué par Nadine Labaki et par lequel elle aspire à un Oscar 2008 pour le meilleur film étranger.

C’est l’histoire de cinq amies libanaises de différents âges, religions et intérêts, qui se croisent dans un institut de beauté à Beyrouth. Et c’est dans cet espace typiquement féminin, que ces femmes nous dévoilent leurs secrets même les plus intimes, et décident de s’entraider dans les problèmes. Derrière cette histoire apparemment anodine, on suit la vie quotidienne de la femme libanaise au sein de sa société où les traditions continuent à peser.

Les films en compétition arabe constituent, selon les organisateurs, « une sorte de contrepoids aux films commerciaux ». Ils sont aussi porteurs d’une résistance culturelle de plus en plus pressante.

Yasser Moheb

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* Films à ne pas rater

(Sélection d’Al-Ahram  Hebdo).

 




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