Al-Ahram Hebdo, Opinion | Morsi Atalla, Lutter contre le chômage
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 14 au 20 Novembre 2007, numéro 688

 

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Opinion

Lutter contre le chômage

Morsi Attalla 

La majorité du courrier des lecteurs que nous recevons concerne une question très critique et dangereuse, celle du chômage. Cette question préoccupe non seulement les jeunes diplômés qui attendent des opportunités de travail, mais cause également une crise dans les familles égyptiennes.

C’est la raison pour laquelle ce problème attire mon attention plus particulièrement. Ce qui diffère cette fois, c’est l’angle par lequel je l’aborde. Car il s’agit d’observer la relation entre les spécialisations des jeunes diplômés et ce qui leur est proposé sur le marché de l’emploi. Effectivement, le chômage ne signifie pas seulement qu’il n’y a pas suffisamment d’offres d’emploi, mais veut dire aussi que les rêves et les promesses ne sont pas réalisés. Chose qui a des répercussions psychologiques et sociales dangereuses en plus des impacts économiques.

Donc, pour commencer à éliminer les impacts sociaux et économiques du chômage, il faut propager une nouvelle culture dont le rôle serait de faire oublier la pensée selon laquelle il suffit d’obtenir un diplôme universitaire pour obtenir un emploi. Une nouvelle culture doit être adoptée par toute la société pour commencer ensuite à replacer nos priorités sur le marché du travail.

On n’exagère pas en prétendant que nous avons besoin d’engager un dialogue national autour de l’enseignement et du recrutement, auquel participeront toutes les classes de la société et qui serait dirigé par des experts de l’enseignement et du recrutement. Je pense que les discussions élargies qui ont eu lieu au cours de la conférence générale du PND peuvent constituer un brouillon du dialogue national qui doit être engagé autour du chômage.

Il faut avant tout s’accorder sur un agenda préliminaire dans l’objectif de déterminer les caractéristiques des emplois qui seront proposés à l’avenir conformément aux nécessités du marché dans tous les domaines d’investissement. Aujourd’hui, il n’est plus correct de limiter la question de l’éducation aux nombres de classes dans les écoles et de places vacantes dans les universités.

Le plus important, c’est de connaître les besoins réels du marché du travail, que ce soit à l’intérieur du pays ou pour la main-d’œuvre que nous exportons. Surtout que les principaux marchés du travail vers lesquels la main-d’œuvre égyptienne se dirige sont en mutation continue.

Tout ceci signifie qu’il faut remettre en question les politiques d’admission des étudiants dans les universités et instituts supérieurs, puisque le marché du travail n’a plus besoin de jeunes diplômés. Il est donc question de réorganiser la relation entre l’enseignement et le recrutement.

Il n’est certainement pas facile de réaliser cette mission, mais elle reste cependant possible. Il faut profiter des expériences d’autres pays qui nous ont devancés dans ce domaine et où les économies ont connu d’importants essors.

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