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 Semaine du 14 au 20 Novembre 2007, numéro 688

 

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Egypte

Diplomatie. Le président Moubarak a reçu cette semaine plusieurs dirigeants arabes dans l’optique de la réunion de paix sur le Proche-Orient prévue à la fin du mois aux Etats-Unis.

En attendant Annapolis

Le chef de l’Etat s’est entretenu tout d’abord samedi avec le roi Abdallah II d’Arabie saoudite qui a effectué une visite de deux jours en Egypte. Dimanche, Moubarak recevait ses homologues iraqien Jalal Talabani, soudanais Omar Al-Bachir et yéménite Ali Abdallah Saleh. Les discussions entre M. Moubarak et les trois dirigeants arabes se sont poursuivies lors d’un sommet quadripartite dans le but d’unifier la position arabe à l’approche de la réunion internationale d’Annapolis sur le Proche-Orient. Le roi Abdallah II de Jordanie et le président palestinien Mahmoud Abbass sont également arrivés à leur tour dimanche soir au Caire.

Pourquoi ce ballet diplomatique ? Le Caire veut mobiliser les Arabes avant la réunion internationale d’Annapolis. En effet, tandis que la date de la conférence a été fixée en principe au 26 novembre, aucun agenda clair n’a été pour le moment établi. L’Egypte mène des concertations notamment avec l’Arabie saoudite et la Jordanie afin de s’entendre sur une position commune lors de la conférence. Tandis que les Palestiniens souhaitent que la conférence examine le statut final des territoires palestiniens et apporte des réponses à la question des réfugiés et au tracé des frontières, Israël reste opposé à toute discussion sur lesdites questions. Jusqu’à présent, chaque partie a campé sur ses positions. La visite des dirigeants arabes est intervenue, d’ailleurs, à quelques jours d’une nouvelle tournée de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice dans la région. Le Caire propose que la Feuille de route soit la base des discussions d’Annapolis. L’Egypte et les autres pays arabes sont à la recherche d’un moyen pour embarrasser les Américains et Israël. C’est dans ce contexte que l’Egypte propose la Feuille de route comme base des discussions. Car ce plan a été proposé par les Américains eux-mêmes. « Le Caire et les autres pays arabes craignent que la conférence d’Annapolis ne soit une boutade, une manifestation qui n’a pour but que de calmer les Arabes », souligne le politologue Hicham Hassan.

Les pays arabes, dont l’Egypte, veulent en outre enlever à Israël tous les arguments qui lui permettraient de se dérober à la paix. L’un de ces arguments est la présence du Hamas à Gaza, ce qui fait que ce secteur n’est pas sous le contrôle du président palestinien Mahmoud Abbass. L’une des solutions serait de tenter d’affaiblir le Hamas en soutenant par exemple l’un des courants d’opposition qui se trouvent en son sein a expliqué Hicham Hassan. Le monde arabe a peur que cette réunion de paix soit une perte de temps si elle ne traite pas les sujets de fonds du contentieux.

« Nous espérons que la réunion d’Annapolis donnera des résultats tangibles qui ouvriront de nouvelles perspectives dans le processus de paix », a déclaré Solimane Awad, le porte parole de la présidence de la République. Ce dernier a formulé le vœu aussi que la réunion permette de poser la question du Golan syrien et d’ouvrir la voie à la paix entre Israël, le Liban et la Syrie.

Chérif Ahmed

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