Football .
Un de nos lecteurs se porte ambassadeur de nombreux fans
pour remercier la star du foot, devenue légende, Zinedine
Zidane d’avoir été aux côtés de nos enfants de la rue.
Merci Zizou
La star du football d’origine algérienne Zinedine Zidane est
venue jusqu’à chez nous pour inaugurer un centre pour les
enfants des rues handicapés. Merci à lui pour ce geste.
Comment croire qu’il y a près d’un million d’enfants des
rues ? Enfin, quelqu’un s’intéresse de plus près à nos
enfants de la rue. Enfin, ils vont pouvoir se loger, se
nourrir, se faire soigner et aller à l’école comme tout le
monde.
Mais un acte pareil doit rendre jaloux nos stars du cinéma,
du théâtre, de la télévision, du sport, etc. en Egypte ?
C’est-à-dire qu’ils doivent impérativement se dépêcher de
s’unir pour mener des actions humanitaires. C’est-à-dire
organiser des festivités et concerts permettant de récolter
le plus d’argent possible pour faire reculer la misère.
Ou nos stars ne sont-elles que des stars et ne voient pas ce
qui se passe dans le pays, ne voient-elles pas la pauvreté,
la misère, les problèmes ? Il est vrai que certains jeunes
chanteurs comme Hakim, Ihab Tewfiq et Amr Diab donnent
parfois de grands concerts gratuitement, mais ce n’est pas
suffisant, car la misère est trop grande dans notre pays.
Pourquoi ne pas organiser chaque mois, et même chaque
semaine, un festival, ou un concert permettant de collecter
beaucoup d’argent allant directement aux plus pauvres qui
n’ont pas de quoi manger, ni boire ? Et je sais très bien
que nous avons beaucoup de stars dans notre pays, seulement
il faut les faire bouger un peu plus. Dans notre pays, nous
avons besoin de construire beaucoup d’hôpitaux, de
logements, d’acheter des médicaments aux pauvres. Nous avons
besoin de trouver du travail à ces nombreux jeunes sans
emploi. Les enfants égyptiens sont dans un état très triste,
il faut les aider, et chacun de nous a un rôle à jouer.
Tareq Hussein,Le Caire.
Balayons devant nos portes ...
Tout d’abord, mes félicitations les plus sincères pour tous
les efforts fournis par l’équipe d’Al-Ahram Hebdo. Je viens
de lire dans un journal que des étudiants de l’Université
américaine, qui sont souvent accusés d’être des étudiants à
la grosse tête, se sont rendus dans un quartier du Caire en
groupe pour une opération de grand nettoyage. La vérité est
que ce sont ces étudiants qui se sont intéressés à
l’initiative de nettoyer et faire ce qu’ils peuvent pour
rendre le quartier plus propre. Il est très important que
les habitants d’un quartier ne trouvent aucune honte à
descendre dans les rues avec des sacs poubelles pour
nettoyer ce qui est leur deuxième maison.
Pourquoi cette idée ne se généralise-t-elle pas dans les
différents gouvernorats ? Pourquoi ne pas mobiliser les
jeunes qui sont sans travail pour mener une campagne de
nettoyage dans les quartiers qui deviendront plus propres ?
Hani Hassan,Le Caire.
Des mesures contre les revendeurs
Je voudrais soutenir l’appel lancé par le lecteur Amr Attiya
dans sa lettre intitulée « Les consommateurs ne se
laisseront pas duper !!! », publiée dans le numéro 686 d’Al-Ahram
Hebdo. Il a tout à fait raison lorsqu’il s’adresse aux
responsables de la compagnie MobiNil pour prendre des
mesures fermes envers les marchands voleurs qui ont trompé
la compagnie ainsi que les clients en vendant plus cher. Il
faut absolument établir des amendes très sévères contre ces
commerçants, sinon ils ne s’arrêteront jamais. Il est vrai
que ces marchands n’ont aucun scrupule, et ne pensent qu’à
faire des profits.
Au gouvernement donc de mettre en place des règlements
bloquant toute issue à la hausse terrible et injustifiée des
prix.
Omar Hachem,Le Caire.
Ces chauffeurs qui choisissent
Un problème se répand de plus en plus : celui de faire
accepter son enfant dans un bus scolaire. En effet, je ne
sais pas comment faire pour que leurs chauffeurs passent
prendre et déposent les enfants près de leur domicile, car
aujourd’hui, il est devenu presque mission impossible pour
les parents d’élèves de réserver une place à leurs enfants
dans ces bus. Si, en plus, on a le malheur d’habiter des
quartiers tels que le centre-ville ou Mohandessine, vous
pouvez être sûrs que le bus ne prendre jamais l’enfant, même
si vous payez plus cher. Alors que faire ? Les chauffeurs
ont-ils le droit de choisir eux-mêmes où aller, comme font
parfois les chauffeurs de taxi ?! Cela doit cesser.
Bilal Farid,Le Caire.
Prendre le problème à la racine
J’ai été attristé par la nouvelle du naufrage de deux
embarcations où de jeunes Egyptiens ont trouvé la mort. Oui
une fois de plus, et à la frontière avec l’Italie, on voit
des embarcations transportant des jeunes qui fuient
illégalement le pays pour trouver du travail en Europe. Ces
jeunes, qui sont parfois des mineurs, sont prêts à faire
n’importe quoi pour partir. Pourquoi ce genre de drame se
répète-t-il si souvent dernièrement ? Où sont les contrôles
? Pourquoi est-ce aussi facile pour les trafiquants de
main-d’œuvre de continuer leurs activités illégales ?
Extirper des grosses sommes à ces jeunes pour leur vendre «
l’illusion de trouver du travail en Europe » est lamentable.
Au lieu de voir nos jeunes mourir dans la mer pour rien, il
faudrait penser à résoudre leur problème. Il faut tout faire
pour mettre fin au chômage qui nous empoisonne. Il faut que
le fait de trouver du travail ne soit plus un rêve mais bien
une réalité.
Le désert est immense dans notre pays, c’est l’occasion de
tendre la main aux jeunes pour s’y installer, vivre et
travailler à la bonification des terres.
Je pense que les jeunes dans notre pays ont besoin d’une
attention plus grande et les responsables devraient
s’intéresser de plus près à leur avenir qui est en même
temps l’avenir du pays.
Tamer Hussein,Le Caire.
Liaisons ambigües
Parfois, l’attitude des Egyptiens m’étonne. Ils sont parfois
capables de faire n’importe quoi pour de l’argent.
Les touristes du Golfe viennent chercher dans la capitale
égyptienne une température plus douce en été. Lorsqu’on est
originaire d’un pays comme l’Arabie saoudite, où les cinémas
sont interdits et où on ne voit jamais d’une femme que ses
yeux, imaginez donc le sentiment d’être au Caire. Une ville
où on peut voir le visage des Egyptiennes sous les plis de
leur higab, où on peut admirer des danseuses orientales et
même leur glisser un billet, et où on peut rencontrer des
femmes de petite vertu dans les cabarets ou les bars des
grands hôtels.
Les Egyptiens entretiennent une relation ambiguë avec ces
riches vacanciers. D’un côté, l’Etat fait tout pour les
attirer car les touristes arabes, contrairement aux
Occidentaux, ne désertent pas le pays après chaque attentat.
De plus, depuis les « événements du 11 septembre », les
vacanciers arabes affectionnent les voyages au Moyen-Orient,
craignant souvent d’être mal reçus en Occident. Ces
touristes sont dernièrement plus nombreux au Caire, et ils
le seront encore plus peut-être l’été prochain en raison des
événements (crise politique et guerre) de Beyrouth. Comme
quoi le malheur des uns fait le bonheur des autres. Beyrouth
est l’autre ville où beaucoup d’Arabes aiment passer l’été.
C’est que les deux villes offrent aux habitants du Golfe
tout ce que l’islam rigoriste leur interdit dans leur pays,
à commencer par les casinos, l’alcool et la prostitution. En
Basse-Egypte, en revanche, les touristes du Golfe achètent
aux familles paysannes égyptiennes leurs filles de 16 ans,
qu’ils épousent pendant deux mois avant de s’en débarrasser.
Mais comme partout dans le monde, il y a sûrement des gens
très bien et des gens très mauvais chez les Saoudiens. Mais
rares sont les Cairotes qui refusent l’argent de ces
touristes. En été, le quartier de Mohandessine se remplit de
femmes en noir (niqab laissant à peine entrevoir les yeux)
et d’hommes en blanc qui font du lèche-vitrines devant les
boutiques de luxe, tandis que les cabarets de la route des
Pyramides et les restaurants de Zamalek affichent complet.
Et les chauffeurs de taxi rêvent tous de prendre l’un de ces
touristes, qui lâchera peut-être un billet de cinquante
livres pour une course de cinq minutes en susurrant : «
Allah Karim ! » (Dieu est généreux). En Haute-Egypte,
par ailleurs, des milliers de jeunes hommes travaillent dans
le tourisme, notamment à Louqsor et à Hurghada. Ils se
marient avec de jeunes ou vieilles femmes de touristes qui
annoncent qu’elles ont trouvé l’amour sous les traits d’un
bel Egyptien.
Ahmed
El Gared,Qéna.