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 Semaine du 14 au 20 Novembre 2007, numéro 688

 

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Football . Un de nos lecteurs se porte ambassadeur de nombreux fans pour remercier la star du foot, devenue légende, Zinedine Zidane d’avoir été aux côtés de nos enfants de la rue.

Merci Zizou

La star du football d’origine algérienne Zinedine Zidane est venue jusqu’à chez nous pour inaugurer un centre pour les enfants des rues handicapés. Merci à lui pour ce geste. Comment croire qu’il y a près d’un million d’enfants des rues ? Enfin, quelqu’un s’intéresse de plus près à nos enfants de la rue. Enfin, ils vont pouvoir se loger, se nourrir, se faire soigner et aller à l’école comme tout le monde.

Mais un acte pareil doit rendre jaloux nos stars du cinéma, du théâtre, de la télévision, du sport, etc. en Egypte ? C’est-à-dire qu’ils doivent impérativement se dépêcher de s’unir pour mener des actions humanitaires. C’est-à-dire organiser des festivités et concerts permettant de récolter le plus d’argent possible pour faire reculer la misère.

Ou nos stars ne sont-elles que des stars et ne voient pas ce qui se passe dans le pays, ne voient-elles pas la pauvreté, la misère, les problèmes ? Il est vrai que certains jeunes chanteurs comme Hakim, Ihab Tewfiq et Amr Diab donnent parfois de grands concerts gratuitement, mais ce n’est pas suffisant, car la misère est trop grande dans notre pays.

Pourquoi ne pas organiser chaque mois, et même chaque semaine, un festival, ou un concert permettant de collecter beaucoup d’argent allant directement aux plus pauvres qui n’ont pas de quoi manger, ni boire ? Et je sais très bien que nous avons beaucoup de stars dans notre pays, seulement il faut les faire bouger un peu plus. Dans notre pays, nous avons besoin de construire beaucoup d’hôpitaux, de logements, d’acheter des médicaments aux pauvres. Nous avons besoin de trouver du travail à ces nombreux jeunes sans emploi. Les enfants égyptiens sont dans un état très triste, il faut les aider, et chacun de nous a un rôle à jouer.

Tareq Hussein,Le Caire.

Balayons devant nos portes ...

Tout d’abord, mes félicitations les plus sincères pour tous les efforts fournis par l’équipe d’Al-Ahram Hebdo. Je viens de lire dans un journal que des étudiants de l’Université américaine, qui sont souvent accusés d’être des étudiants à la grosse tête, se sont rendus dans un quartier du Caire en groupe pour une opération de grand nettoyage. La vérité est que ce sont ces étudiants qui se sont intéressés à l’initiative de nettoyer et faire ce qu’ils peuvent pour rendre le quartier plus propre. Il est très important que les habitants d’un quartier ne trouvent aucune honte à descendre dans les rues avec des sacs poubelles pour nettoyer ce qui est leur deuxième maison.

Pourquoi cette idée ne se généralise-t-elle pas dans les différents gouvernorats ? Pourquoi ne pas mobiliser les jeunes qui sont sans travail pour mener une campagne de nettoyage dans les quartiers qui deviendront plus propres ?

Hani Hassan,Le Caire.

Des mesures contre les revendeurs

Je voudrais soutenir l’appel lancé par le lecteur Amr Attiya dans sa lettre intitulée « Les consommateurs ne se laisseront pas duper !!! », publiée dans le numéro 686 d’Al-Ahram Hebdo. Il a tout à fait raison lorsqu’il s’adresse aux responsables de la compagnie MobiNil pour prendre des mesures fermes envers les marchands voleurs qui ont trompé la compagnie ainsi que les clients en vendant plus cher. Il faut absolument établir des amendes très sévères contre ces commerçants, sinon ils ne s’arrêteront jamais. Il est vrai que ces marchands n’ont aucun scrupule, et ne pensent qu’à faire des profits.

Au gouvernement donc de mettre en place des règlements bloquant toute issue à la hausse terrible et injustifiée des prix.

Omar Hachem,Le Caire.

Ces chauffeurs qui choisissent

Un problème se répand de plus en plus : celui de faire accepter son enfant dans un bus scolaire. En effet, je ne sais pas comment faire pour que leurs chauffeurs passent prendre et déposent les enfants près de leur domicile, car aujourd’hui, il est devenu presque mission impossible pour les parents d’élèves de réserver une place à leurs enfants dans ces bus. Si, en plus, on a le malheur d’habiter des quartiers tels que le centre-ville ou Mohandessine, vous pouvez être sûrs que le bus ne prendre jamais l’enfant, même si vous payez plus cher. Alors que faire ? Les chauffeurs ont-ils le droit de choisir eux-mêmes où aller, comme font parfois les chauffeurs de taxi ?! Cela doit cesser.

Bilal Farid,Le Caire.

Prendre le problème à la racine

J’ai été attristé par la nouvelle du naufrage de deux embarcations où de jeunes Egyptiens ont trouvé la mort. Oui une fois de plus, et à la frontière avec l’Italie, on voit des embarcations transportant des jeunes qui fuient illégalement le pays pour trouver du travail en Europe. Ces jeunes, qui sont parfois des mineurs, sont prêts à faire n’importe quoi pour partir. Pourquoi ce genre de drame se répète-t-il si souvent dernièrement ? Où sont les contrôles ? Pourquoi est-ce aussi facile pour les trafiquants de main-d’œuvre de continuer leurs activités illégales ? Extirper des grosses sommes à ces jeunes pour leur vendre « l’illusion de trouver du travail en Europe » est lamentable. Au lieu de voir nos jeunes mourir dans la mer pour rien, il faudrait penser à résoudre leur problème. Il faut tout faire pour mettre fin au chômage qui nous empoisonne. Il faut que le fait de trouver du travail ne soit plus un rêve mais bien une réalité.

Le désert est immense dans notre pays, c’est l’occasion de tendre la main aux jeunes pour s’y installer, vivre et travailler à la bonification des terres.

Je pense que les jeunes dans notre pays ont besoin d’une attention plus grande et les responsables devraient s’intéresser de plus près à leur avenir qui est en même temps l’avenir du pays.

Tamer Hussein,Le Caire.

Liaisons ambigües

Parfois, l’attitude des Egyptiens m’étonne. Ils sont parfois capables de faire n’importe quoi pour de l’argent.

Les touristes du Golfe viennent chercher dans la capitale égyptienne une température plus douce en été. Lorsqu’on est originaire d’un pays comme l’Arabie saoudite, où les cinémas sont interdits et où on ne voit jamais d’une femme que ses yeux, imaginez donc le sentiment d’être au Caire. Une ville où on peut voir le visage des Egyptiennes sous les plis de leur higab, où on peut admirer des danseuses orientales et même leur glisser un billet, et où on peut rencontrer des femmes de petite vertu dans les cabarets ou les bars des grands hôtels.

Les Egyptiens entretiennent une relation ambiguë avec ces riches vacanciers. D’un côté, l’Etat fait tout pour les attirer car les touristes arabes, contrairement aux Occidentaux, ne désertent pas le pays après chaque attentat. De plus, depuis les « événements du 11 septembre », les vacanciers arabes affectionnent les voyages au Moyen-Orient, craignant souvent d’être mal reçus en Occident. Ces touristes sont dernièrement plus nombreux au Caire, et ils le seront encore plus peut-être l’été prochain en raison des événements (crise politique et guerre) de Beyrouth. Comme quoi le malheur des uns fait le bonheur des autres. Beyrouth est l’autre ville où beaucoup d’Arabes aiment passer l’été.

C’est que les deux villes offrent aux habitants du Golfe tout ce que l’islam rigoriste leur interdit dans leur pays, à commencer par les casinos, l’alcool et la prostitution. En Basse-Egypte, en revanche, les touristes du Golfe achètent aux familles paysannes égyptiennes leurs filles de 16 ans, qu’ils épousent pendant deux mois avant de s’en débarrasser.  Mais comme partout dans le monde, il y a sûrement des gens très bien et des gens très mauvais chez les Saoudiens. Mais rares sont les Cairotes qui refusent l’argent de ces touristes. En été, le quartier de Mohandessine se remplit de femmes en noir (niqab laissant à peine entrevoir les yeux) et d’hommes en blanc qui font du lèche-vitrines devant les boutiques de luxe, tandis que les cabarets de la route des Pyramides et les restaurants de Zamalek affichent complet. Et les chauffeurs de taxi rêvent tous de prendre l’un de ces touristes, qui lâchera peut-être un billet de cinquante livres pour une course de cinq minutes en susurrant : « Allah Karim ! » (Dieu est généreux).  En Haute-Egypte, par ailleurs, des milliers de jeunes hommes travaillent dans le tourisme, notamment à Louqsor et à Hurghada. Ils se marient avec de jeunes ou vieilles femmes de touristes qui annoncent qu’elles ont trouvé l’amour sous les traits d’un bel Egyptien.

Ahmed El Gared,Qéna.

 




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