Al-Ahram Hebdo,Arts | La voix du Mexique
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 14 au 20 Novembre 2007, numéro 688

 

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Arts

Chants. Eugenia Leon exprime sa ville natale, Mexico City, son peuple ainsi que son continent.

La voix du Mexique 

Son charisme envoûtant et sa présence monstrueuse font d’elle une diva. La chanteuse mexicaine Eugenia Leon traite sa voix tel un cheval sauvage qu’il faut constamment dompter. Une voix qui n’est pas sans ressembler à sa propre personnalité, allant du challenge à la tendresse et de la sensualité à l’affliction. Une voix qui ne cache rien, comme elle le déclare souvent dans la presse : « Quand je chante, je montre tout, ma beauté aussi bien que mon côté sordide ». C’est par excellence « la voix du Mexique » !

Les cheveux sel et poivre, coupés très courts, elle chante la passion de son peuple, elle qui a fait ses débuts avec ceux de la chanson de la nouvelle vague. Les remous estudiantins battaient leur plein dans les années 1970, lorsqu’elle a découvert son talent, effectuant des études de sciences et humanité, dans sa ville natale, celle des palaces (Mexico City). Les jeunes se retrouvaient alors dans le mouvement musical, La Trova, chantant la vie et la liberté de l’Amérique latine. Une tendance qui marquera sans doute son style et son avenir.

Encouragée par sa sœur, elles fondèrent ensemble The Victor Jara Group, spécialisé dans les chansons latino-folkes. Aidée ensuite par ses amis compositeurs, elle a lancé son premier disque solo en 1983, suivi d’un deuxième en 1984. De quoi lui avoir valu le Grand prix de OTI Festival à Séville, en 1985. Sa chanson El fandango aqui n’a pas tardé à devenir l’hymne de toute une génération qui est sienne. Car le 19 septembre de la même année, lorsqu’elle chantait en compétition, un tremblement de terre frappa Mexico City, elle transforma alors sa voix en une vive expression de courage et d’espoir.

Son dernier disque, Pasional, sorti en 2007, mélange savoureusement boléro, ranchera, tango, blues, fado, flamenco … C’est un clin d’œil à la chanson d’amour classique, par une voix qui a tantôt chanté l’amour, la politique et la nostalgie. Elle y est restée fidèle à travers ses 22 albums, résistant bien aux règles commerciales du marché. Effectivement, Eugenia Leon ne chante que ce qui lui plaît au premier abord. Avec elle, il s’agit toujours de coups de foudre. D’où son succès auprès des Egyptiens qui l’accueillent pour la deuxième année consécutive.

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Le 15 novembre, grande salle de l’Opéra du Caire, à 20h.

Le 18 novembre, au théâtre Sayed Darwich à Alexandrie, à 20h.

 

 




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