Football.
Ahli se rapproche du titre de la Ligue d’Afrique des
champions après avoir décroché le nul de 0-0 à Sousse,
samedi, contre les Tunisiens de l’Etoile du Sahel. Tout se
jouera lors du match retour, le 9 novembre prochain au
Caire.
Une option sur la Coupe
L’essentiel
est fait. Ahli a tenu en échec l’Etoile du Sahel (Tunisie)
0-0, samedi dernier en match aller de la finale de la Ligue
d’Afrique des champions. C’est déjà une option vu que les
Rouges sont sortis sans dégâts, mais ceci veut dire que tout
le travail sera à faire ici au Caire, le 9 novembre, en
match retour. « Nous étions très prudents et j’ai préféré
bien fermer les chemins du but, surtout que l’Etoile possède
des joueurs jeunes et très rapides. La seule occasion qu’ils
ont eue d’ailleurs était due à une erreur de passe du milieu
de terrain, qui s’est retournée contre nous », a déclaré
Manuel José Da Silva, entraîneur d’Ahli, lors de la
conférence de presse qui a suivi le match. Le technicien
portugais a eu recours à un schéma de 3-4-2-1, mais en
alignant des latéraux à tendance défensive, à savoir Ahmad
Al-Sayed et Islam Al-Chater, afin de bloquer les flancs qui
sont perçus comme l’élément de force des Tunisiens.
La défense a donc été hermétique, ne laissant rien passer,
en dehors d’une escapade du Cap-Verdien Gilson Silva, qui a
été déviée par le gardien Essam Al-Hadari avant qu’elle ne
soit ensuite repoussée par le poteau. Le champion en titre
s’était replié sur ses bases durant les 90 minutes du match,
laissant l’initiative offensive aux hôtes. Flavio, Mohamad
Abou-Treika et Mohamad Barakat étaient chargés du fardeau
offensif et ils ont réussi à mener deux contre-attaques très
dangereuses signées Barakat, l’une méritant un penalty, mais
à la surprise générale, l’arbitre camerounais Divine Evehe a
pointé le carton jaune ; et l’autre Mehdi Meriah qui a taclé
avant d’aller tout seul face au gardien, ce qui lui a
d’ailleurs coûté le carton rouge à dix minutes du sifflet
final. « Je pense que nous avions répondu à toutes les
mauvaises langues qui ont dit que l’équipe a vieilli. Moi,
je dis que les joueurs ont mûri et sont capables de tout.
Ici, nous avons décroché le nul, c’est déjà un pas et nous
allons remporter la Coupe au Caire le 9 novembre prochain
pour réaliser un nouvel exploit qui est de remporter la
coupe pour la troisième année consécutive », ajoute le
technicien Manuel José Da Silva.
Par ces déclarations, José reflète une grande confiance
comme beaucoup d’observateurs qui voient en cette finale un
scénario répété de la finale de 2005, où la rencontre de
Sousse s’était terminée sur le score de 0-0 avant qu’Ahli ne
vienne battre le champion tunisien sur le score sans appel
de 3-0 et comme par coup du destin, c’était au Stade de
l’Académie militaire aussi. Mais ne vous y trompez pas, car
à revoir les deux rencontres, on notera bien la grande
différence de circonstances. Les Etoilés ont énormément
progressé et ont été la formation la plus influente lors de
la rencontre, contrairement à la finale de 2005 où Ahli
écrasait la concurrence. « Ahli est une grande équipe et il
suffit de dire que ses joueurs sont les tenants du titre des
deux dernières années et sont en finale pour la troisième
fois consécutive. Je dois saluer leur performance car ils
ont montré une grande expérience et une solide défense »,
explique l’entraîneur de l’Etoile Sportive du Sahel,
Bertrand Marchand. En effet, les Rouges ont joué avec
expérience et ce en ne pensant qu’à l’essentiel : éviter la
défaite, merci à l’imperméabilité de la défense et
l’excellente prestation du gardien Essam Al-Hadari. Ce
dernier a effectué deux arrêts héroïques pour conserver ses
filets vierges. « Nous devons oublier ce match et nous
concentrer sur le match du Caire, et je suis sûr de la
capacité de mes joueurs à percer les filets là-bas, surtout
qu’Ahli devra ouvrir ses lignes », ajoute le technicien
français. Marchand dit vrai, car Ahli devra prendre plus de
risques en attaque le 9 novembre prochain pour marquer des
buts et décrocher la victoire et la coupe. José sera
d’ailleurs privé d’un de ses meilleurs atouts qui est
Mohamad Barakat, homme du match, pour avoir essuyé un second
carton jaune et ainsi se voir privé de la partie finale. «
Si Ahli formule une plainte contre la décision, il y a de
grandes chances que la sanction soit levée s’il y a eu une
grave erreur d’appréciation de la part de l’arbitre », a
déclaré le soudanais Abdel-Moneim Moustapha, connu sous le
nom de Chatta, ancienne gloire du club et actuel membre du
comité technique de la Confédération africaine de football.
Une piste à ne pas lâcher car un joueur comme Barakat peut
faire la différence lors de ses matchs et peut-être
rééditera-t-il sa prestation de 2005 lorsqu’il a marqué un
but somptueux pour un score final de 3-0.
Karim
Farouk