Rapport.
Le rapport sur l’avenir de l’environnement mondial met en
garde les populations africaines, qui seront les plus
touchées par le réchauffement de la planète.
Vers une implication des populations africaines
A l’initiative du Programme des
Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), en
coopération avec la Fédération des Unions de travailleurs
dans l’agriculture, l’irrigation, la pêche et les travaux
alliés dans les pays du Bassin du Nil (NBF), cinquante
représentants de 20 pays africains se sont réunis au Caire
pendant trois jours (du 21 au 23 octobre 2007) pour tenter
de mobiliser les sources de financement afin de relever les
défis du changement climatique dans la région.
« Les secteurs qui seront vraiment touchés à cause du
réchauffement sont l’eau, l’agriculture et la pêche, il est
donc temps de coopérer ensemble pour pouvoir prendre les
précautions nécessaires afin de faire face à ce défi »,
avoue Mohamad Abdel-Halim Ahmad,
secrétaire général du NBF.
En effet, le but principal de cette réunion est de donner la
chance à la société civile de réfléchir pour arriver à des
recommandations qui seront les lignes d’une stratégie
africaine qui sera discutée durant le 9e Forum global de la
société civile qui se tiendra en février 2008 en France.
« Nous essayons au PNUE de donner la parole aux individus
eux-mêmes qui sont représentés ici par les ONG. Ils doivent
décider comment ils peuvent aider à diminuer les dégâts
attendus par les changements climatiques et décider aussi du
financement nécessaire », explique le Dr Mohamad
Abdel-Moneim, responsable des
ressources naturelles au PNUE, bureau régional de l’Afrique
(ROA, Regional Office for
Africa).
Pour Léontine Babeni, de l’IAWRT
(International Association of Women
in Radio and
Television), la branche du
Cameroun, le changement climatique a déjà commencé à faire
des dégâts. « 90 % de la surface du lac du Tchad au-dessus
du Cameroun a presque disparu. Par conséquent, l’élevage,
l’agriculture, la pêche, tout est en train de partir. La
population doit se rendre compte de la gravité du problème.
A mon avis, la communication est la clé de tout », signale
Babeni. Elle ajoute que pour le
Forum de France, ils doivent s’appuyer sur la
sensibilisation à travers la femme et l’enfant, car c’est la
clef de la protection de l’environnement et de la lutte
contre la pauvreté.
Pour Adel
Rahmani, qui représente TUNZA d’Algérie, leur
principale préoccupation est : Comment inclure les jeunes
dans la protection de l’environnement. « Les jeunes
d’aujourd’hui sont les décideurs de demain. Par contre, tous
les jeunes ne sont pas conscients et ne sont pas au courant.
Nous essayons de les sensibiliser à travers les concours,
les dessins et les projets. Nous avons un grand projet en
2007, c’est celui de la plantation d’un milliard d’arbres.
Selon les derniers chiffres dont j’ai eu connaissance, le
nombre d’arbres plantés jusqu’au mois d’août a dépassé les
500 millions », assure Rahmani.
Il ajoute que pour le Forum de France, l’implication des
jeunes dans tous les processus d’action est nécessaire car
les jeunes sont l’avenir de la planète.
Dalia
Abdel-Salam