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 Semaine du 31 octobre au 4 novembre 2007, numéro 686

 

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Egypte

Diplomatie . Une brève visite du ministre égyptien des Affaires étrangères à Beyrouth a permis de confirmer le soutien du Caire à la libre volonté libanaise.  

Non aux ingérences étrangères  

« Il revient aux Libanais de décider eux-mêmes de leur sort. Il ne faut plus qu’il y ait une mainmise sur leur pays ». Ahmad Aboul-Gheit, ministre égyptien des Affaires étrangères, a ainsi mis l’accent sur la vision égyptienne d’un règlement de la crise qui sévit dans le pays du Cèdre. Aboul-Gheit, au cours d’un bref séjour, a pu cependant s’entretenir avec des responsables tant de la majorité que de l’opposition, notamment le chef du Parlement, Nabih Berri, et le chef de la majorité parlementaire, Saad Hariri. Il s’est également entretenu avec le cardinal Nasrallah Sfeir, patriarche de la communauté maronite.

L’objectif de cette visite était certes limité, mais il s’agissait aussi d’aider le Liban à surmonter ses difficultés. « Nous ne pouvons pas dire que nous sommes porteurs de points de vue ou de directives mais nous tenterons aujourd’hui d’aider à transmettre la vision égyptienne aux dirigeants libanais », avait déclaré Aboul-Gheit. « Notre vision est que les prochaines élections présidentielles doivent se passer sans ingérences étrangères ». Plusieurs parties régionales et internationales souhaitent orienter selon leurs intérêts les prochaines élections. Le Caire, qui soutient le gouvernement, ne voit pas d’un œil favorable ces ingérences, y compris celles de Damas. Il est en contact avec les pays voisins pour éviter de telles interventions. D’où l’appel d’Aboul-Gheith à l’élection d’un nouveau président libanais sans ingérence étrangère. Il a démenti toutes les rumeurs accusant l’Egypte de soutenir Michel Soliman, chef de l’armée, en tant que président. Selon lui, sa rencontre avec le général Solimane s’inscrit dans le cadre du soutien de l’Egypte à l’armée libanaise, après les affrontements sanglants qui l’ont opposée pendant plus de trois mois au Fatah Al-Islam dans le camp de Nahr Al-Bared. « J’ai écouté plusieurs points de vue qui reflètent un certain progrès concernant la présidentielle », a déclaré le chef de la diplomatie. « J’ai l’impression que des efforts sont déployés en vue de parvenir à des éléments positifs », a-t-il ajouté, soulignant que l’Egypte tente d’aider le Liban grâce à des contacts avec des parties extérieures.

Le Liban est plongé dans une grave crise politique, qui bloque notamment la tenue de la présidentielle.

La majorité parlementaire anti-syrienne reproche à l’opposition menée par le Hezbollah chiite d’être soumise aux diktats syrien et iranien, tandis que celle-ci accuse le pouvoir en place d’être inféodé aux Etats-Unis.

Le mandat de l’actuel chef de l’Etat pro-syrien Emile Lahoud s’achève le 24 novembre. L’élection de son successeur par le Parlement a été reportée à deux reprises, faute de consensus entre la majorité et l’opposition. Une troisième séance est désormais fixée au 12 novembre.

Chérif Ahmed

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