Ciment.
Le gouvernement a vendu aux enchères 8 licences de
production de ciment à plus d’un milliard de L.E.
Marché en expansion
6 nouveaux producteurs de ciment feront prochainement leurs
entrées sur le marché égyptien, actuellement dominé par un
cartel de producteurs étrangers. C’est le résultat, annoncé
dimanche, d’une vente aux enchères de licences de
production, âprement disputée par 9 entreprises. Grâce à
cette opération, le gouvernement a encaissé 1,137 milliard
de L.E. Cette somme sera consacrée au soutien des zones
industrielles.
La première licence, la plus difficile à arracher,
concernait une usine à Béni-Souef,
la ville-phare de l’usine de Lafarge. Après 33 rounds,
Wadi Al-Nil
pour le ciment l’a finalement remportée, à 251 millions de
L.E. Wadi
Al-Nil est détenue à 75 % par Horus
Cement. Cette dernière est
dirigée par EFG-Hermes. La
société de construction Hassan Allam
en détient le reste.
Le groupe Al-Séweidi, gros
producteur de câbles électriques, a remporté la 2e licence,
à un coût de 201 millions de L.E. L’usine sera construite
sur le terrain qui lui est alloué à Suez, deuxième port du
pays, sur la mer Rouge. Al-Arabiya
Al-Wataniya, détenue par la
Holding financière britannique (95 %) et
Asec (4,5 %)
ont remporté la 3e licence à
Minya, pour la somme de 200 millions de L.E.
Trois autres licences ont été attribuées, lors
d’adjudications peu enthousiastes.
Al-Nahda pour les industries, qui regroupe 4 entités
gouvernementales — Al-Qawmiya
pour le ciment (30 %), Arab
Contractors (30 %) et les deux
Holding de l’Assurance et des Produits chimiques (20 %
chacune) — a décroché la 4e licence, à la ville de
Qéna, au sud de l’Egypte, pour
une valeur de 83 millions de L.E. Nabil
Al-Gabri, président d’Al-Qawmiya
pour le ciment et d’Al-Nahda, a
confié à Al-Ahram Hebdo que son
groupe préférerait les trois premières usines. « Mais nous
avions un plafond de 200 millions
de L.E pour Béni-Souef et 100
millions pour Qéna ». Il a
ajouté que l’investissement projeté pour cette dernière
usine s’élèverait à 1,6 milliard de L.E. (40 %
d’autofinancement et 60 % offert par les banques).
La 5e licence a été attribuée pour 44 millions de L.E. à la
Société Nord du Sinaï, détenue par Mohamad Farid
Khamis, homme d’affaires et
membre au Conseil consultatif. Alors que la dernière a été
remportée à 22 millions de L.E. dans la ville d’Assiout par
la société Holding égypto-koweïtienne.
Enfin, aucune entreprise ne s’est présentée à la mise aux
enchères pour les deux licences à Sohag et à la Nouvelle
Vallée, deux régions pauvres et privées d’infrastructures
appropriées. Amr Assal,
président de l’Oragnisme du
développement industriel, a annoncé que le gouvernement va
maintenir le terrain attribué à ces deux gouvernorats. Il a
révélé que le gouvernement va étudier les moyens
d’encourager les investisseurs à s’installer dans ces deux
régions. Il a notamment évoqué la possibilité d’accorder des
avantages financiers ou des terrains gratuits.
Une autre enchère a été également lancée le même jour
concernant des licences d’extension d’usines déjà opérantes.
A celle-ci, se sont présentés cinq géants du marché :
Al-Masriya pour le ciment,
Béni-Souef, Assiout,
Al-Amériya et Suez pour le
ciment. Assiout (Cemex, 14 % du
marché) a remporté la première licence à 202 millions de
L.E. et Béni-Souef (Lafarge,
10 % du marché) a remporté la deuxième à 134,5 millions de
L.E.
Névine
Kamel