Al-Ahram Hebdo,Arts | L’empreinte libanaise 
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 31 octobre au 4 novembre 2007, numéro 686

 

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Arts

Festival de la musique arabe. 15 troupes avec 15 chanteurs et 5 solistes reconnus participeront à la 16e édition, mêlant styles ancien et moderne. Du 1er au 10 novembre au Caire.  

L’empreinte libanaise  

Cette édition 2007 du Festival de la musique arabe est marquée par une forte présence libanaise. Carole Smaha chantera Faïrouz (le 3 novembre), Melhem Zein chantera Mohamad Abdel-Wahab et Wadie Al-Safi (également le 3 novembre), le musicien-compositeur Ihsane Al-Monzer (le 5 novembre) et le chanteur Marwane Khoury (8 novembre) interpréteront des œuvres de Mohamad Abdel-Wahab en plus de ses propres chansons. La direction du festival espère ainsi gagner un public relativement jeune. En parallèle à ces derniers, on retrouve quelques habitués tels la Marocaine Hayyat Al-Idrissi, excellant comme d’habitude à interpréter les chants d’Oum Kalsoum (6 et 8 novembre), le violoniste libanais Guehad Aql (7 et 10 novembre), le bien-aimé du festival, Fouad Zabadi du Maroc (3 et 7 novembre), dont la voix est très proche de  Abdel-Motteleb. Cela, sans compter Ahlam des Emirats arabes unis (8 novembre) et les Egyptiens Amal Maher (9 novembre), Riham Abdel-Hakim (3 novembre), Medhat Saleh (10 novembre) et Mohamad Sarwat (2 novembre). Ce dernier, qui chantera Mohamad Abdel-Wahab, est d’ailleurs parmi les honorés de cette 16e édition. « Où donc ces chanteurs peuvent  présenter leur art raffiné et leur chant pur si ce n’est dans le cadre de ce festival ? », s’interroge sa présidente Ratiba Al-Hefni, qui est parvenue, au fil du temps, à étouffer les critiques qui lui ont été adressées. Al-Hefni a toujours essayé de composer un beau mélange dans ses programmations, oscillant entre styles ancien et moderne, entre le « tarab » (extase de la musique arabe) et la musique plus contemporaine de qualité. Ainsi a-t-on choisi cette année le takht oriental (ensemble traditionnel) comme thème de la compétition se déroulant tous les ans dans le cadre du festival. On tente d’ailleurs à travers celui-ci de débattre de sujets comme Le rôle du compositeur et son influence sur l’audience, et Les caractéristiques de la chanson arabe contemporaine qui visent l’enfance, les médias et la musique ... Ces thèmes seront débattus dans la petite salle de l’Opéra du Caire, tous les jours de 10h à 14h.

L’ouverture du festival se fera avec un tableau lyrique et dramatique, intitulé Acheq al-roh (le passionné de l’âme), d’après un chef-d’œuvre de Mohamad Abdel-Wahab. « C’est ma manière de contrecarrer les vidéoclips osés, en vogue ces jours-ci. Une mode qui a envahi notre culture et nos traditions arabes », indique Ratiba Al-Hefni, ajoutant : « Dans le temps, j’étais très optimiste quant à l’avenir du chant arabe. Actuellement, je ne le suis plus. Les chaînes satellites privées sont innombrables et incontrôlables. Je souhaite qu’un jour, nous parvenions à surveiller nos chaînes égyptiennes, dans le domaine du chant et de la musique arabe, pour le bien de la jeunesse ».

Outre la présence libanaise, le festival invite les Iraqiens Magued Al-Mohandess (soirée de chants le 5 novembre) et Omar Bachir (récitals de luth, les 7 et 8 novembre). Commémorant les 10 ans de la mort de son père Mounir Bachir, le jeune luthiste sera accompagné de quatre autres musiciens jouant de la musique électronique. Par ailleurs, le festival invite, pour la première fois, l’orchestre symphonique international Mesto, nous venant de Los Angeles (4 et 6 novembre). Fondé en l’an 2000 par le maestro et compositeur nazaréen Nabil Azzam, l’orchestre se compose de 48 musiciens américains et rassemble des instruments très diversifiés (arabes, grecs, turcs, palestiniens …). Il sera accompagné de la chanteuse palestinienne Dalal Abou-Amneh. Mesto se base essentiellement sur la musique arabe classique et folklorique, imbibée de traditions musicales classiques européennes. Il jouera des compositions d’Abdel-Wahab, Farid Al-Attrach, Mohamad Abdou, Yaacoub Tattios et autres.

Névine Lameï

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Concerts
du 1er au 10 novembre,
à 20h.

Grande et petite salles de l’Opéra du Caire, au théâtre Gomhouriya, à l’Institut de la musique arabe et à l’Opéra d’Alexandrie. Voir page Calendrier pour les détails de la programmation.

 




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